Συγγραφέας:Διεθνές Συμπόσιο
 
Τίτλος:Actes du Colloque International, Historicité de l’ enfance et de la jeunesse
 
Τίτλος σειράς:Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας
 
Αριθμός σειράς:6
 
Τόπος έκδοσης:Αθήνα
 
Εκδότης:Γενική Γραμματεία Νέας Γενιάς
 
Έτος έκδοσης:1986
 
Σελίδες:709
 
Αριθμός τόμων:1 τόμος
 
Γλώσσα:Γαλλικά
 
Θέμα:Βιβλιογραφία
 
Διεθνή Συμπόσια
 
Κοινωνική ενσωμάτωση
 
Μαθητεία και εργασία
 
Νεανικά έντυπα
 
Νεανικές οργανώσεις
 
Νοοτροπίες και συμπεριφορές
 
Παιδεία-Εκπαίδευση
 
Τοπική κάλυψη:Ευρώπη
 
Περίληψη:Πρόκειται για μετάφραση στα γαλλικά των Πρακτικών του πρώτου επιστημονικού συμποσίου, που διοργάνωσε η επιτροπή του ΙΑΕΝ σε συνεργασία με την Εταιρεία Μελέτης Νέου Ελληνισμού. Το συμπόσιο, με θέμα «Ιστορικότητα της παιδικής ηλικίας και της νεότητας», έγινε στο αμφιθέατρο του Εθνικού Ιδρύματος Ερευνών από τη 1 έως τις 5 Οκτωβρίου 1984.
 
Άδεια χρήσης:Αυτό το ψηφιοποιημένο βιβλίο του ΙΑΕΝ σε όλες του τις μορφές (PDF, GIF, HTML) χορηγείται με άδεια Creative Commons Attribution - NonCommercial (Αναφορά προέλευσης - Μη εμπορική χρήση) Greece 3.0
 
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Procopis Papastratis, historien, 23, rue Dafnidos, 113.64 Athènes.

Antonis Pardos, historien, Tychaio, Castoria.

Reyna Pastor, professeur à l'Université de Madrid, 10, San Pol de Mar, Madrid 8.

Evelyne Patlagean, professeur à l'Université de Paris X, 219, Bd. Raspail, 75014 Paris.

Viky Patsiou, historienne, 19, rue Ariadnis, 152.37 Athènes.

Pavlos Petridis, professeur à l'Université de Salonique, 14, rue Th. Sofouli, 546.46 Salonique.

Ioanna Petropoulou, Centre des Études pour l'Asie Mineure, 11, rue Kydathinaion, 105.58 Athènes.

Myrsini Plioni, historienne, 43a, rue Mitsakis, 111.41 Athènes.

Alexis Politis, historien, 8, rue Pontou, 115.22 Athènes.

Andromaque Prepi, étudiante, 5, rue Androu, 124.62 Athènes.

Michel Riginos, historien, 80, rue Niriidon, 175.61 Athènes.

Varvara Sakellariou, architecte, 72, rue Eptanissou, 112.56 Athènes.

Vassilis Sampanopoulos, bibliothécaire, 91, rue Solonos, 542.48 Salonique.

Antonio Santoni-Rugiu, professeur à l'Université de Florence, 10, rue Dogali, 50100 Florence.

Triantafyllos Sclavenitis, C.R.N./F.N.R.S., 48, av. V. Constantinou, 116.35 Athènes.

Nicos Sideris, médecin, 2, rue des Favorites, 75015 Paris.

Marie Skiadaressi-Netsi, enseignante, 8, rue Argyrokastrou, 113.62 Athènes.

Dimitris Sofianos, directeur du Centre des Recherches Médiévales et Néohelléniques de l'Académie d'Athènes, 14, rue Anagnostopoulou, 106.73 Athènes.

Kostas Sofianos, juriste, 7, rue Gennadiou, 115.24 Athènes.

Joseph Solomon, sociologue, la, rue Kallikratous, 106.80 Athènes.

Pinelopi Stathi, Centre des Recherches Médiévales et Néohelléniques de l'Académie d'Athènes, 14, rue Anagnostopoulou, 106.73 Athènes.

Minas Stavrakakis, Directeur de la Fondation Nationale pour la Jeunesse, 126, rue Syngrou, 117.41 Athènes.

Rena Stavridi-Patrikiou, historienne, 90, rue Sp. Merkouri, 116.34 Athènes.

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Aristote K. Stavropoulos, médecin-historien, 10, rue Dimokritou, 106.73 Athènes,

Nicolas Svoronos, président du F.N.R.S., 12, rue Mouskou, 115.26 Athènes.

Anna Tabaki, C.R.N./F.N.R.S., 48, av. V. Constantinou, 116.35 Athènes.

Tzeni Tassopoulou, professeur de littérature, Sous-Secrétariat d'État à la Jeunesse, 25, rue Panepistimiou, 105.64 Athènes.

Vassiliki Theodorou, sociologue, 15, rue Odemission, 171.22 Athènes.

Matoula Tomara-Sideri, historienne, 2, rue des Favorites, 75015 Paris.

Alida Tseva, professeur de littérature, Sous-Secrétariat à la Jeunesse, 25, rue Panepistimiou, 105.64 Athènes.

Costas Tsiknakis, historien, 20b, rue Seirinon, 175.61 Athènes.

Nicolas Tsilichristos, sociologue, 10, rue Kydonion, 171.21 Athènes.

Emi Vaïkoussi, historienne, 8, rue Kallidromiou, 114.72 Athènes.

Odette Varon, historienne, 92, rue Kallidromiou, 114.72 Athènes.

Alice Vaxevanoglou, historienne, 6 rue Hersonos, 106.72 Athènes.

Maria Vellioti-Georgopoulou, ethnologue, Didyma Hermionidas Argolida.

Jean-Ann Weale-Badieritaki, Université d'Athènes, 7-9, rue Dimitressa, 115.28 Ilissia, Athènes.

Yannis Yannoulopoulos, Université de Crète, 17, rue Athanassias, 116.35 Athènes.

Ioanna Zambafti, enseignante, Astros Kynourias.

Alexandre Zannas, sociologue, 17b, rue Pinotsi, 117.41 Athènes.

Andromachi Zaroumandalou, Sous-Secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports, 25, rue Panepistimiou, 105.64 Athènes.

Roula Ziogou-Karastergiou, Université de Salonique, 15, rue Léon. Iassonidou, 551.32 Salonique.

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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Séance inaugurale

Lundi 1er octobre 1984

Séance du matin

Président: PHILIPPE ILIOU

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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PHILIPPE ILIOU : Le Comité d'Histoire créé par le Sous-Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports pour susciter et coordonner des recherches historiques ayant pour objet l'histoire de la jeunesse grecque, ainsi que le Comité Organisateur vous souhaitent la bienvenue au Colloque International: «Historicité de l'enfance et de la Jeunesse», et vous remercient de votre participation.

Pour notre Comité, ce Colloque International qui s'ouvre aujourd'hui représente une étape importante et une expérimentation. Nous avons voulu, maintenant qu'arrive à son terme le premier cycle des recherches —dont se sont chargés nombre de chercheurs principalement jeunes qui s'apprêtent a les publier— que ces chercheurs aient la possibilité de discuter avec leurs collègues de leurs résultats, des méthodes employées, et qu'existe un dialogue utile à tous.

Nous avons aussi voulu élargir le débat et la problématique à ceux qui ne participent pas directement aux programmes de recherche qui vous seront présentés par la suite, mais qui dans d'autres instances —Universités, Fondations scientifiques— ou seuls, travaillent sur des sujets parallèles à ceux qui nous occupent, afin qu'ils aient eux aussi la possibilité de présenter les résultats de leurs recherches et d'en débattre avec leurs collègues.

Nous avons enfin voulu que toute cette problématique qui commence ou s'élargit, soit confrontée à la problématique et aux recherches de collègues étrangers travaillant dans d'autres pays sur des questions analogues à celles qui nous occupent et qui seront traitées lors de notre Colloque; car nous croyons, et c'est pour cette raison que nous leur avons demandé de participer en grand nombre à nos travaux, que le débat sera profitable aussi bien pour eux que pour nous.

C'est cet esprit ouvert que nous voulons voir inspirer nos recherches et nos interrogations —esprit toujours ouvert au dialogue, à la recherche scientifique non dogmatique, toujours ouvert à une recherche qui soit capable et n'évite pas de mettre en question ses acquis successifs et ses certitudes; là est l'esprit dans lequel nous avons commencé nos recherches sur l'histoire de la jeunesse grecque et c'est l'esprit que nous espérons et souhaitons voir prévaloir aussi dans notre Colloque.

Sous peu, Monsieur Spyros Asdrachas développera plus largement, de

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manière plus détaillée, la problématique qui nous a menés aux recherches entreprises et à l'organisation de ce Colloque.

Auparavant, auront la parole Monsieur Costas Laliotis, Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, qui a eu l'initiative d'accueillir dans le cadre de son Ministère un ample programme de recherches; ainsi que notre collègue Costas Lappas, Président de l'Association des Études Néohelléniques, qui a bien voulu offrir l'hospitalité au Colloque International: «Historicité de l'Enfance et de la Jeunesse».

Avant toute chose, il nous faut remercier tous ceux qui de diverses façons ont contribué à l'organisation et, nous l'espérons, an succès de notre Colloque; remercier surtout, tous les jeunes chercheurs qui par leur travail ont rendu possible aussi bien ce Colloque, que les recherches qui s'effectuent parallèlement; et bien sur, vous remercier vous tous, qui par votre présence et votre active participation attendue aux débats et à la problématique du Colloque, avez accepté d'être présents parmi nous.

Maintenant, je prie Monsieur Laliotis, Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports, de bien vouloir prendre la parole.

COSTAS LALIOTIS : Cher amis, la rencontre d'aujourd'hui, par son originalité, marque le départ d'un effort nécessaire pour l'étude et la recherche sur la carte historique de la jeunesse comme catégorie sociale qui évolue.

Cette initiative aidera essentiellement la jeunesse grecque à acquérir une connaissance historique sur elle-même, sur ses déterminations, ses formes, ses reproductions à l'horizon des XIXe et XXe siècles.

Nous tous, chercheurs, intervenants, participants, représentants des pouvoirs publics, sommes unis par un souci et une ambition identiques, voir retracer les coordonnées historiques de la jeune génération, sa continuité, ses renouvellements, ses ruptures, dans un espace et un temps donnés.

La description en résumé mais exacte des limites, des conditions de succession, ainsi que la représentation des «visages successifs» et des avant-gardes de la jeunesse enrichissent sans aucun doute notre connaissance et notre conscience.

Mais cette description nous sert au même moment de référence stable aussi bien pour le repérage que pour un parallèle avec une réponse contemporaine aux problèmes, aux impasses, aux besoins des jeunes de notre époque. Et ceci, parce que la vie continue, les sociétés évoluent, les systèmes politiques changent, les rapports de force mondiaux se réorganisent, les structures économiques s'affrontent, les cultures se transforment, les sciences progressent et les mécanismes culturels et d'enseignement se modernisent.

Dans ce tourbillon d'événements et de nouvelles données, l'individu,

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l'homme, et en particulier le jeune ne cesse d'exister et de se façonner, de questionner et de lutter, d'exiger et de conquérir, de désirer et de transiger, de s'émanciper et de créer.

Aujourd'hui, devant le défi posé par l'an 2000, les jeunes qui vivent dramatiquement le crépuscule d'un siècle qui s'achève et l'aube d'un siècle qui point, se sentent plus optimistes et peut-être plus confiants lorsque le fil de l'histoire est clairement visible.

D'autant plus que ce constat et cet aveu communs sur ce passage d'un siècle à l'autre, porte en lui le terrifiant cauchemar de la destruction nucléaire, mais aussi peut-être l'espoir de la paix, de terribles conséquences négatives, mais aussi peut-être le salut par la révolution de l'informatique que nous pouvons entrevoir, la fin d'une civilisation et de ses codes, mais aussi peut-être le commencement d'une autre.

Le jeune est le destinataire privilégié, sensible mais relativement non préparé, des contradictions, des antinomies, de la dynamique et des bouleversements radicaux de notre époque dans l'espace international, la société, la politique, l'économie, l'éthique et l'éducation. Pour cela, il doit disposer d'une mémoire, d'une connaissance et d'une perspective. Assurément l'histoire recèle pour le jeune de précieuses ressources, non seulement pour sa connaissance du passé, mais surtout pour qu'il puisse définir le présent et planifier l'avenir.

Au premier jour de la création du Secrétariat à la jeunesse et aux sports, nous avons constaté l'absence totale d'études scientifiques, de données historiques et recherches sociales qui aideraient à l'élaboration d'une politique pour la jeunesse grecque, globale, étayée de manière responsable.

Pendant des décennies les études concernant la jeunesse ont en un caractère occasionnel et empirique. Tous les efforts entrepris en ce sens ont été le plus souvent fragmentaires, sans la moindre prévision ni perspective de la part des pouvoirs publics.

La jeunesse dans noire pays était absente de la recherche sociologique et historique en tant que catégorie sociale distincte et authentique. Pour cette simple raison, l'un des objectifs primordiaux de notre Secrétariat d'État, a été de promouvoir et d'encourager des recherches qui feraient progresser la connaissance historique sur la jeunesse. En 1982, nous avons annoncé notre intention d'entreprendre la création d'Archives historiques sur la jeunesse grecque, un an après, en 1983, nous présentions notre planification et un Comité scientifique responsable était créé ainsi qu'un programme de recherches et de manifestations.

Ces choix avaient pour but d'approfondir notre connaissance sur la succession des jeunes générations et la compréhension de l'enchaînement

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des faits qui détermine historiquement la jeunesse actuelle de notre pays.

Le concept de jeunes générations est le dénominateur commun des recherches ; ce à quoi nous aspirons est l'historicisation de ce concept de jeunesse, ce qui signifie décrire et localiser les mécanismes et institutions à travers lesquels se définit le rapport des jeunes générations aux systèmes démographiques, culturels, sociaux et psychologiques dans le temps. Parmi les activités de ces Archives, il y a l'organisation de séminaires, expositions, colloques et de manifestations particulières.

Il est évident que les Archives historiques peuvent contribuer non seulement au renforcement des études historiques dans notre pays, mais aussi à l'ouverture de nouveaux horizons pour l'approche des problèmes de la jeunesse. Nous sommes certains que nous préparons le terrain pour un dialogue d'un type nouveau, aussi bien avec le passé qu'avec les problèmes du présent.

Chers amis,

En concluant, je ressens le besoin d'exprimer

Ma reconnaissance au Comité d'Histoire auprès du Sous-Secrétariat à la Jeunesse et aux Sports, Messieurs S. Asdrachas, Ph. Iliou, T. Sclavenitis et Y. Yannoulopoulos, pour leur travail et leur dévouement à une cause commune,

Ma joie, pour la participation des intervenants et la présence à ce Colloque de participants grecs et étrangers,

ainsi que ma ferme assurance que les travaux de ce colloque seront fructueux et nous rapprocheront de notre but. Je vous remercie.

PHILIPPE ILIOU: Costas Laliotis ne s'est pas limité à l'inauguration formelle des travaux de notre colloque, mais a aussi tenu à nous introduire au fond des débats. En le remerciant, il me permettra de lui faire part, au nom des membres du Comité d'Histoire, que s'il éprouve de la joie, nous, nous en éprouvons encore plus que lui: en premier, parce que la possibilité d'organiser un nouveau programme de recherches nous a été donnée, programme qui a pour ambition de couvrir des domaines historiques qui n'ont pas encore été systématiquement traités par les chercheurs et surtout parce qu'un cadre a pris forme, nous permettant de travailler sans aucunes ingérences, sur le programme que l'on nous a confié, dans une ambiance de liberté ne reposant uniquement que sur des critères scientifiques,

C'est à Monsieur Costas Lappas, Président de l'Association des

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Études Néohelléniques, coorganisatrice de notre Colloque de bien vouloir prendre la parole.

COSTAS LAPPAS : Monsieur le Secrétaire d'État, Mesdames, Messieurs, l'Association des Études Néohelléniques, coorganisatrice avec le Comité des Archives de la jeunesse grecque du Colloque qui ouvre aujourd'hui ses travaux, vous souhaite la bienvenue, et vous remercie de votre participation. Nous souhaitons aussi remercier le Comité des Archives historiques qui nous a confié une part des responsabilités dans l'organisation de ce Colloque. De prime abord, nous voulons signaler que l'histoire de la jeunesse qui constitue l'objet de notre Colloque est un sujet qui n'a été qu'occasionnellement traité par l'historiographie néohellénique. De ce point de vue la création des Archives historiques de la jeunesse grecque constitue une initiative importante de même qu'un défi à notre historiographie. Pour la première fois les générations nouvelles sont abordées non pas de façon fragmentaire mais en tant que catégorie historique autonome, devenant objet d'études et de recherches spécifiques. Cette conception est formulée globalement dans le document-programme des Archives historiques qui ont pour but de rassembler les divers documents de l'histoire des jeunes générations et parallèlement encourager l'élaboration d'études qui aborderont de manière globale et diachronique le problème de la jeunesse. A travers ces études de caractère interdisciplinaire, il sera possible de repérer les facteurs sociaux, culturels, démographiques et autres qui surdéterminent et façonnent à chaque fois le visage de la jeunesse, dans le cadre du milieu social et familial, de l'école, de l'armée, du travail. C'est sur une telle thématique et problématique que le présent colloque est organisé. Centré sur la question "Historicité de l'enfance et de la jeunesse", il offrira l'occasion d'étudier pour la première fois et par des approches multiples le problème de la jeunesse, et rechercher des principes méthodologiques qui faciliteront son traitement scientifique. Nous pensons que les rapports des participants et les débats qui auront lieu tout au long de ce Colloque, non seulement contribueront à l'enrichissement de la problématique relative à la jeunesse, mais aussi susciteront l'intérêt de ceux qui étudient la société néohellénique. Je vous remercie.

SPYROS ASDRACHAS : Monsieur le Secrétaire d'État, Mesdames et Messieurs, je ne ferai aucunement une longue présentation du programme de recherches qui a déjà été mentionné, je me bornerai simplement à évoquer quelques traits principaux. Mais, permettez-moi auparavant de vous faire part d'une expérience qui est celle du Comité dans son entier. Un

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représentant des pouvoirs publics, je veux parler de Monsieur Costas Laliotis, a posé la question suivante à certains historiens: l'histoire peut-elle servir à décrire l'identité de l'enfance et de la jeunesse? Se dissimulait derrière cette question une autre expérience, collective. Lui-même, ainsi que ses collaborateurs avaient conscience du fait que certains moments de notre histoire nationale qu'ils avaient personnellement vécus, appartenaient à l'Histoire. Lorsque cette question est posée à des historiens, ils se réjouissent mais émettent quelques réserves. Ces réserves s'expriment lorsque l'histoire est trop proche, car à l'esprit de tous vient ce que l'on appelle histoire événementielle et singulièrement «l'histoire immédiate» si sujette à équivoques; ils se réjouissent car ils comprennent que l'historiographie peut devenir intervention culturelle, c'est à dire intervention politique. A partir du moment où la possibilité d'un dialogue existe, évidemment les choses deviennent plus faciles.

L'historien se meut en une multitude de temps qualitativement différents. Lorsque l'occasion lui est offerte même en dehors des cadres, oserai-je dire «institutionnels» de recherche, d'élaborer un programme, il prend en compte deux choses: en premier les disponibilités scientifiques du pays et ensuite les plus grandes sollicitations historiographiques. C'est pour cette raison justement que nous essayons de combiner nos disponibilités historiographiques aux grandes sollicitations. Pour cette même raison nous n'avons pas présenté un programme fourre-tout, un inventaire complet sur la base duquel nous aurions cherché ceux qui auraient pu le matérialiser. Nous nous sommes limités à en indiquer les objectifs majeurs qui jouent sur trois niveaux du temps, longue, moyenne et courte durée - avec toutes les ouvertures qu'ils imposent. Certains de ces objectifs se réfèrent entièrement à la longue durée d'où notre référence à l'anthropologie.

Le concept même d'historicité de l'enfance et de la jeunesse pose un problème d'ordre historiographique: Quelle est la portée ou en d'autres termes en quoi ce concept est-il «opératoire»? Ceci ressortira des débats qui auront lieu au cours de cette rencontre, et qui montreront ou voudront montrer, à quel degré et par rapport à quelle durée, biologique, sociale économique, culturelle, l'enfance et la jeunesse constituent des catégories variables, c'est à dire historiques. Quelle que soit la variabilité de ces catégories, il est évident que l'historicité constitue un vécu qui imprègne le façonnement de nos comportements comme ceux-ci se réalisent de «l'intérieur et de l'extérieur». Cet «extérieur» chacun de nous peut s'en rendre compte. Ce qui pose les problèmes majeurs c'est cet «intérieur». Pour cette raison, malgré le fait que les «moments» historiques du programme se réfèrent au XIXe et XXe siècles, nous nous efforcerons néanmoins de mettre l'accent

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sur la durée historique la plus longue; ceci étant justement commandé par les besoins d'amener à la conscience, à travers ces recherches, ce qui est immanent et détermine notre comportement de sorte que l'on ait, là aussi, la vision intellectuelle exigée. Un exemple indicatif parmi d'autres est constitué par le domaine de l'initiation.

Pour mener à bien ces recherches, il fallait trouver les hommes. Il existe trois méthodes: la première est de trouver des hommes déjà prêts, la seconde est de les former et la troisième de leur faire confiance. Comme le premier cas était plutôt exclu, pour le moins par l'ampleur de la thématique et des forces nécessaires, naturellement nous avons opté pour la troisième possibilité: faire confiance aux personnes. Ceci, parce que nous ne sommes aucunement un Centre de Recherches, une Université, nous n'avons pas la possibilité de former des hommes, seuls les contacts personnels peuvent contribuer à ce que l'on nomme formation d'un chercheur, formation d'un homme de science. Permettez-moi de vous signaler le fait de cette confiance vis à vis des jeunes, jeunes qui ne proviennent pas tous de la science de l'histoire, mais aussi d'autres domaines comme les sciences sociales et qui sont amenés à l'histoire par la logique même de leur science qui débouche sur l'historique. Si la tâche que nous a confiée le Sous-Secrétariat à la Jeunesse a quelques retombées culturelles, une grande part de celles-ci seront déterminées par cette confiance montrée aux nouvelles forces de recherche qui n'existent pas jusqu'à ce jour par une œuvre "reconnue".

Puisque la question de l'utilité de nos recherches en vue de la constitution d'une "identité" de la jeune génération a été posée, je dirais que la contribution majeure -si contribution il y a- consisterait en quelque chose de fondamental, c'est à dire sa contribution à un changement de mentalité. Car s'il y a une voie qui mène au changement de mentalité, c'est l'histoire: l'histoire comme conscience, donc comme écriture, en un mot l'historiographie. Je vous remercie.

PHILIPPE ILIOU : Nous aussi vous remercions. Monsieur Jacques Le Goff de l'École Pratique des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris ; saluera maintenant notre colloque de la part de nos invités étrangers.

JACQUES LE GOFF : Monsieur le Secrétaire d'État, Monsieur le Président, chers collègues, chers amis.

On m'a fait le grand honneur, mais un honneur d'autant plus redoutable que je dois improviser, de me demander de dire deux mots dans cette séance inaugurale au nom des participants étrangers à ce colloque. Le premier de ces mots est bien entendu pour vous remercier. Pour vous remercier

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d'un projet dont j'essaierai de dire très brièvement dans un instant, moins bien que ceux qui viennent de le dire, en particulier le professeur Asdrachas, tout ce que nous attendons de lui. Et permettez moi pour commencer de vous dire que nous sommes d'autant plus heureux que ce colloque a lieu en Grèce, que ce colloque a lieu à Athènes, dans ce pays qui a appris au monde jadis il y a très longtemps, le mot démocratie, le mot éphébie aussi et qui aujourd'hui est un modèle de démocratie retrouvée; nous voulons dire, que nous sommes heureux et que nous vous remercions.

Notre seconde reconnaissance, notre seconde joie, vient du colloque lui-même bien entendu: c'est d'un point de vue intellectuel et scientifique que nous sommes heureux d'être avec vous et de répondre à votre appel.

On parle bien souvent, vous le savez, dans le monde de la recherche aujourd'hui d'interdisciplinarité c'est comme nous disons en France une tarte à la crème. Eh bien je crois que ces jours-ci votre, notre colloque va être véritablement un exemple d'interdisciplinarité. Si je voulais nommer toutes les spécialités que j'ai lues dans les qualifications des participants, je crois que je devrais nommer toutes les sciences et pas seulement les sciences humaines et sociales et ceci pour nous fait l'objet d'un très grand espoir. Mais ce que je note aussi, le professeur Asdrachas vient de le dire très remarquablement, il ne s'agit pas de mettre face à face ou à côté, des sciences séparées dont chacune apporterait tant bien que mal, sa contribution spécifique. L'histoire réunit autour de deux grands desseins, de deux grandes intentions: La première, c'est l'homme, et c'est pour cela que le professeur Asdrachas a justement parlé d'anthropologie. Oui, toutes nos sciences sont, doivent être, faites par l'homme, pour l'homme et je veux dire bien entendu par l'homme et les hommes dans la société, dans les sociétés, dans les diversités des cultures et des histoires.

Et au plus, je reprends un instant le mot du professeur Asdrachas, dans la longue durée c'est à dire dans l'histoire; et ici bien sûr un historien (d'autant plus que, je suis un historien ancien-mais pas aussi ancien que ce qu'on appelle l'antiquité mais un historien du Moyen Âge) il est heureux de voir que l'histoire puisse être une sorte de fil conducteur d'abord et d'autre part qu'on ait pris conscience ici de l'importance, quand on traite un sujet d'actualité (et surtout, la jeunesse est un sujet d'actualité et d'avenir), que l'éclairer par le passé ne peut être qu'une aide. Et ici, je dois dire véritablement mon admiration pour les autorités politiques ou les autorités scientifiques gui ont cette conscience et que je m'émerveille de voir qu'un Secrétariat d'État à la jeunesse et aux sports ait créé un comité d'histoire.

Je dois dire qu'il y a là un exemple et que je m'empresserai d'en parler dans mon propre pays comme les collègues au nom desquels j'ai l'honneur

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de parler le feront certainement dans le leur, si ce n'est pas fait.

En France, ce n'est pas tellement facile. Donc, bien entendu, vous le savez mieux que nous, cette histoire est faite pour éclairer, elle est faite pour mieux comprendre, ce n'est pas une histoire paralysante, c'est une histoire destinée à faire comprendre en profondeur d'où nous venons avec tout ce que nous avons en nous collectivement, et individuellement et qui, doit peser sur l'esprit individuel, c'est clair, l'histoire du présent est l'histoire de l'avenir.

Enfin je terminerai là dessus. Ma troisième satisfaction intellectuelle et scientifique, c'est bien entendu qu'on ait choisi de parler sur l'enfance et la jeunesse. C'est vrai, trop longtemps, l'historiographie s'est détournée de ce qui est pourtant non seulement une partie importante de l'humanité mais une partie qui a presque toujours, sous une forme ou sous une autre joué au sein de la société un rôle spécifique et que nous devons connaître. J'ai mentionné l'éphébie pour les historiens, qui travaillent avec les anthropologues, phase importante de classe d'âge aujourd'hui, où la démographie, donne un poids d'abord quantitatif si grand à l'enfance et à la jeunesse, comment ne pas chercher avec elle, et pour elle, et je me réjouis de voir tant de jeunesse qui a déjà des responsabilités de travailler à éclairer son passé son présent, ses problèmes.

Permettez à un vieux de souhaiter à la jeunesse, à l'histoire de la jeunesse, à ce colloque, en remerciant encore tous les organisateurs, un très grand succès auquel nous essaierons de travailler modestement.

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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La multiplicité des approches, I

Lundi 1er octobre 1984

Séance du matin

Président: SPYROS ASDRACHAS

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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JOSÉ GENTIL DA SILVA

L'HISTORICITÉ DE L'ENFANCE ET DE LA JEUNESSE

DANS LA PRODUCTION HISTORIQUE RÉCENTE

INTRODUCTION

S'interroger sur l'historicité de l'enfance et de la jeunesse n'est pas une clause de style. Au contraire, cela invite à la clarté du propos sur l'historicité tout court, à nous demander pourquoi l'histoire est telle. En effet, l'impact de la notion d'historicité lui même est historique. Sans inventer l'épistémologie, nous la retrouvons à propos de la production historique qui d'habitude n'est considérée que comme histoire de l'Histoire. Quoique le label «Nouvelle Histoire» soit accolé aux livres d'étrennes, le renouveau de la recherche historique est plutôt dans l'intérêt désormais prêté à l'étude de la place des femmes, des enfants et des jeunes dans la société et dans l'Histoire même. Ces études ont certes été favorisées par l'intervention croissante de chercheurs féminins. Pour certains aux idées courtes, il s'agit de modes qui persistent en province, mais quoi, il suffit de regarder à la multiplication d'ouvrages au titre alléchant pour percevoir l'immense poids des femmes, des enfants et des jeunes dans le marché. Il est absurde de parler d'une histoire des femmes. Ce n'est pas que leur affaire de même que la société qui se meurt n'a pas été entièrement bâtie par l'homme. En ce qui concerne les enfants et les jeunes, plus que de leur place dans l'Histoire, il est question de leur rôle dans la société:

L'inégalité même de l'importance que ces recherches ont prise selon les aspects qu'elles envisagent est significative. Des problèmes se posent à la société occidentale avec une acuité nouvelle. Après ou malgré une lente réflexion, ils font surface. L'analyse de la production historique de ces vingt dernières années nous l'apprend1. Chaque jour ouverte à

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1. Il n'est naturellement pas question de présenter ici tous les développements et, moins encore, tous les titres d'une production qui depuis les années 60 et surtout

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des sujets nouveaux, celle-ci peut être rangée en trois chapitres principaux: 1) la reproduction humaine et la situation de l'enfant dans son milieu, 2) l'éducation comme formation et contrôle social et politique, 3) l'insertion des enfants et des jeunes dans la cité, y compris par le travail et l'action politique. A propos de chacun de ces trois chapitres il s'agit de situer les problèmes à l'aide de la bibliographie réunie que nous ne prétendons certes pas exhaustive.

D'entrée de jeu une constatation s'impose. Si la matière des chapitres 1 et 3 pose beaucoup de questions, dans le chapitre 2, un ensemble d'ouvrages et d'articles relativement dense s'explique par l'importance que toute société accorde à sa propre survie et donc, à la «formation des citoyens» et des producteurs. Là-dessus nous enregistrons surtout des affirmations quoique la matière, la langue, la grammaire, varient, c'est ça le temps et l'espace de l'Histoire.

Toutefois, engagé à expliquer sinon à justifier la vision du monde que la société lui propose, l'historien voit difficilement qu'au bout d'une trajectoire imposée, d'anciennes attitudes reprennent un sens perdu2. Les enfants et les jeunes (comme les femmes), mais l'homme aussi, l'individu en somme, regagnent la place qui leur a été graduellement mesurée. Elle était encore plus sérieuse naguère que nous n'avons cru. L'époque moderne a été aussi celle de la colonisation des êtres que les temps des «bourgeois conquérants» ont voulu soumettre définitivement. Désormais, notre connaissance des économies, des sociétés et des relations politiques, de leurs connexions et de leurs actions prenantes, nous permettent de revenir à l'étude de l'individu et de l'événement, véritable enjeu. Ce sont les cadres de vie eux-mêmes qui sont discutés sinon abandonnés, situés historiquement dans leur réalité «moderne», par exemple la famille mais pas seulement elle. Tout ceci ressort de notre dossier et à la fois

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après 1980 s'est enrichie de plusieurs histoires générales, de revues, ainsi que de multiples approches d'autres branches du savoir. Essentiellement, nous avons réuni les fiches de la Bibliographie internationale des sciences historiques concernant l'enfance et la jeunesse depuis ces années et ajouté des titres plus récents, sans prétendre à la compléter. Par ailleurs, on trouvera une bibliographie sur l'enfant en France, de 1850 à 1940, dans Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, tome 1, Paris 1978 (version en 5 volumes, 1978-79, de: France: 1848-1945, Oxford 1977). Cf. par exemple aussi, Bayne-Powel, R., The English Child in the XVIIIth-Century, 1939; Earle, Alice M., Child Life in Colonial Days, New York 1899, et, encore, Gross, Ivena, Gross, Jan, éd., War through Children's Eyes: The Soviet Occupation of Poland and the Deportations, Oxford 1981. Notons enfin que les chiffres entre parenthèses, dans le texte et dans ces notes, renvoient au fichier.

2. (19), I, p. VII.

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rend exigeant (124, 128). Cet apport se prétend un instrument de travail et si parfois il peut sembler passionné, c'est que l'Histoire et en particulier l'historicité de l'enfance et de la jeunesse n'a pas toujours été servie comme il faudrait. Le coefficient politique de l'historicité demeure trop pesant. Aussi notre propos qui peut sembler fastidieux parce que trop près d'une bibliographie vaste quoique incomplète, se trouve-t-il confirmé par les références les plus récentes. Heureusement.

1. LA REPRODUCTION HUMAINE

ET LA SITUATION DE L'ENFANT DANS SON MILIEU

L'historicité de l'enfant le marque dès la naissance. Né de la femme, l'enfant s'en dégage mal, il a une mère et en plus, un père que celle-ci lui attribue; le parrain, la marraine lui donnent un prénom, si ce n'est le curé, ou la sage-femme. Devenue la nature des choses, cette relation forcée à certains adultes met en place un ensemble de structures exprimé par un vocabulaire ordonné selon une grammaire et enfin, réglé par l'orthographe qu'elle même l'Histoire explique. Il semble donc peu légitime de se demander quelles anciennes condamnations, quels crimes ou quelles joies incitent à prolonger une complicité forcée par ailleurs et comment! Rien en effet de plus arbitraire c'est-à-dire de plus historique. L'Histoire des mères par la place qui leur est faite se trouve en bonne partie dans les chapitres concernant la soi-disant «illégitimité», mot terrible, et l'affreuse mortalité des enfants. La nature des choses s'explique par la situation faite aux femmes.

Cependant, le psychanalyste le premier attend de l'Histoire ce qui manque à la cohérence de ses hypothèses. «Si les traumatismes de l'enfance ne sont pas la terre ferme que Freud n'a cessé de chercher; si la scène primitive ne présente pas davantage les garanties voulues pour qu'à partir d'elle on puisse prévoir les événements à venir et l'avenir du sujet, il faudra alors trouver dans le passé le plus reculé de l'espèce les événements, toujours, qui, au commencement de l'histoire, rendront compte de ce que les hommes sont devenus, de ce que la civilisation qu'ils ont créée va devenir»3.

Arrêtons une citation riche, trop riche. Arrêtons-la parce qu'il y a maldonne. Autant que le «passé le plus reculé de l'espèce» et «l'hérédité archaïque de l'homme»4, il faut comprendre et connaître l'aventure de

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3. (26).

4. S. Freud, Moïse et la monothéisme, Paris 1967, p. 134,

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    Procopis Papastratis, historien, 23, rue Dafnidos, 113.64 Athènes.

    Antonis Pardos, historien, Tychaio, Castoria.

    Reyna Pastor, professeur à l'Université de Madrid, 10, San Pol de Mar, Madrid 8.

    Evelyne Patlagean, professeur à l'Université de Paris X, 219, Bd. Raspail, 75014 Paris.

    Viky Patsiou, historienne, 19, rue Ariadnis, 152.37 Athènes.

    Pavlos Petridis, professeur à l'Université de Salonique, 14, rue Th. Sofouli, 546.46 Salonique.

    Ioanna Petropoulou, Centre des Études pour l'Asie Mineure, 11, rue Kydathinaion, 105.58 Athènes.

    Myrsini Plioni, historienne, 43a, rue Mitsakis, 111.41 Athènes.

    Alexis Politis, historien, 8, rue Pontou, 115.22 Athènes.

    Andromaque Prepi, étudiante, 5, rue Androu, 124.62 Athènes.

    Michel Riginos, historien, 80, rue Niriidon, 175.61 Athènes.

    Varvara Sakellariou, architecte, 72, rue Eptanissou, 112.56 Athènes.

    Vassilis Sampanopoulos, bibliothécaire, 91, rue Solonos, 542.48 Salonique.

    Antonio Santoni-Rugiu, professeur à l'Université de Florence, 10, rue Dogali, 50100 Florence.

    Triantafyllos Sclavenitis, C.R.N./F.N.R.S., 48, av. V. Constantinou, 116.35 Athènes.

    Nicos Sideris, médecin, 2, rue des Favorites, 75015 Paris.

    Marie Skiadaressi-Netsi, enseignante, 8, rue Argyrokastrou, 113.62 Athènes.

    Dimitris Sofianos, directeur du Centre des Recherches Médiévales et Néohelléniques de l'Académie d'Athènes, 14, rue Anagnostopoulou, 106.73 Athènes.

    Kostas Sofianos, juriste, 7, rue Gennadiou, 115.24 Athènes.

    Joseph Solomon, sociologue, la, rue Kallikratous, 106.80 Athènes.

    Pinelopi Stathi, Centre des Recherches Médiévales et Néohelléniques de l'Académie d'Athènes, 14, rue Anagnostopoulou, 106.73 Athènes.

    Minas Stavrakakis, Directeur de la Fondation Nationale pour la Jeunesse, 126, rue Syngrou, 117.41 Athènes.

    Rena Stavridi-Patrikiou, historienne, 90, rue Sp. Merkouri, 116.34 Athènes.