Συγγραφέας:Αγγελοπούλου, Άννα
 
Μπρούσκου, Αίγλη
 
Τίτλος:Catalogue raisonné des Contes Grecs: types et versions AT 700-749
 
Τίτλος σειράς:Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας
 
Αριθμός σειράς:26
 
Τόπος έκδοσης:Αθήνα
 
Εκδότης:Γενική Γραμματεία Νέας Γενιάς
 
Έτος έκδοσης:1995
 
Σελίδες:285
 
Αριθμός τόμων:1 τόμος
 
Γλώσσα:Γαλλικά
 
Θέμα:Ελληνικά παραμύθια-Κατάλογος
 
Τοπική κάλυψη:Ελλάδα
 
Περίληψη:Μετάφραση στα γαλλικά του δημοσιεύματος αρ. 23. Το βιβλίο αυτό, που αποτελεί υποδειγματική δημοσίευση του καταλόγου των ελληνικών παραμυθιών που συνέτασσε ο Γεώργιος Μέγας ήδη από το 1910, μεταφράστηκε σε μία ευρωπαϊκή γλώσσα γιατί ένας εθνικός κατάλογος των παραμυθιών συμβάλλει όχι μόνο στη μελέτη της εθνικής αλλά και της παγκόσμιας προφορικής παράδοσης, μέσα από την οποία φιλτράρονται και μεταπλάθονται με ξεχωριστό τρόπο τα παραμύθια. Ο κατάλογος παραμυθιών του Μέγα αποτελεί ένα σπουδαίο έργο υποδομής για κάθε σχετική έρευνα. Η προσπάθεια για μια υποδειγματική δημοσίευση του καταλόγου αυτού, που άρχισε με τον τόμο αυτόν, καταβλήθηκε με την απόλυτη πεποίθηση ότι η αξία του είναι επίκαιρη όσο ποτέ. Ένας κατάλογος παραμυθιών έρχεται ακριβώς να προσφέρει ταξινομημένο το σημαντικότατο υλικό των παραμυθιών και των παραλλαγών τους, και να υπενθυμίσει παράλληλα τη σημασία, τη συνέπεια, αλλά και τη δύναμη της ευελιξίας που ενέχεται στην προφορική παράδοση των παραμυθιών.
 
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nouvelle élaboration à la classification internationale (ibid.) Une œuvre considérable d'infrastructure, inédite, indispensable à la recherche; son absence est d'ailleurs ressentie dans les traces d'empirisme, ou même d'ignorance, que l'on repère dans une grande partie de la bibliographie (grecque et internationale).

Nous avons essayé de publier une partie de ce catalogue de façon exemplaire, en étant sûres que son mérite serait - aujourd'hui plus que par le passé - d'actualité, et ceci pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les critiques, virulentes parfois, à l'égard du catalogue international du conte d'Aarne et Thompson, ont cessé; d'autant plus que, malgré les réserves émises, on n'a pas réussi pour autant à remplacer ce lieu commun de référence, cette classification si souvent qualifiée d'empirique. D'autre part, les matériaux du conte intéressent depuis quelques années d'autres disciplines que la littérature orale, telles l'anthropologie, la sociologie, la psychologie et la psychanalyse, les sciences de l'éducation, la linguistique, etc.

Ainsi, considérer le conte en tant que phénomène anthropologique confère au genre une nouvelle reconnaissance.

Au-delà de l'analyse morphologique, qui révéla Fimmuabilité admirable de leur forme, l'intérêt de la recherche se porte actuellement à l'intérêt que présente l'accès à leur contenu. Il existe une clé pour accéder aux contes: c'est l'examen détaillé de l'ensemble des versions de chacun. Comme Lévi-Strauss le note dans ses remarques à propos du formalisme de Propp3: "Mais en vérité, comprendre le sens d'un terme, c'est toujours le permuter dans tous ses contextes. Dans le cas de la littérature orale, ces contextes sont d'abord fournis par l'ensemble des variantes, c'est-à-dire par le système des compatibilités et des incompatibilités qui caractérise l'ensemble permutable".

Un catalogue de contes vient proposer, classer, ce matériel de grande valeur précisément. Il vient rappeler l'importance, la constance, mais la souplesse également comprise dans cette tradition orale des contes. Un catalogue national, comme celui des contes grecs de G. Mégas, contribue tant à l'étude de la littérature orale internationale, qu'à l'étude nationale et régionale de celle-ci. Et c'est à travers la littérature orale que les contes se transforment sur le plan mythique.

3. Claude Lévi-Strauss, "La structure et la forme. Réflexions sur un ouvrage de Vladimir Propp", Anthropologie Structurale deux, Pion, Paris, 1973, p. 162.

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BREF HISTORIQUE ET METHODE DE TRAVAIL

Le catalogue du conte grec a déjà derrière lui quatre-vingt-cinq ans d'aventures et de reports de publication. Ces aventures sont évoquées par G. Mégas dans la préface du premier et unique volume du catalogue qu'il a pu publier (Contes d'animaux1, 1978). Elles commencèrent en 1910, quand N. Politis lui confia la rédaction de cet énorme travail, c'est-àdire juste après la publication du catalogue d'Anti Aarne2. Pendant toutes ces années, il continua à constituer ses archives de contes, en collectionnant des versions, en les classant et en révisant tout son travail dans un effort constant pour suivre les éditions revues et augmentées du catalogue international (édition finale 1961). C'est grâce à G. Mégas que le conte grec est représenté dans cette édition finale. En effet, en 1957, Stith Thompson - le deuxième auteur du catalogue - pendant sa tournée en Europe qui lui fournit le matériel pour l'édition de 1961, conseilla ce catalogue inédit à Athènes. G. Mégas n'a pas eu la joie de voir publiées ses archives étendues, constituées de 23.000 fichiers qui correspondent à un nombre égal de descriptions de textes. L'avenir de ses archives était peu sûr en Grèce. Heureusement, elles furent léguées au professeur M. Méraklis, grand amateur et chercheur sur le conte, qui tenta, malgré les obstacles rencontrés en Grèce, de faire publier ce catalogue. Ce fut avec beaucoup de plaisir et une grande confiance, qu'il nous communiqua le matériel que nous présentons dans cette édition, et qui doit beaucoup à ses encouragements.

Les contes, selon Aarne-Thompson, sont classés suivant les catégories suivantes:

I. Contes d'animaux (Animal taies), n° 1-299.

II. Contes proprement dits (Ordinary taies), n° 300-1199, dont les contes merveilleux font également partie. (Taies of Magie), n° 300-749.

III. Contes facétieux (Jokes and Anecdotes) n° 1200-1999.

IV. Contes énumératifs (Formula taies) n° 2000-2399.

La publication d'un catalogue national complet constitue sans doute une tâche immense. Avec cet ouvrage, nous proposons une édition exemplaire d'une partie du matériel grec, sachant qu'une proposition solide et moderne sera indispensable à une prochaine édition complète. Nous avons choisi de présenter la dernière partie des contes merveilleux qui, par ailleurs, retiennent essentiellement notre attention. Il s'agit des types AT 700-749 (Other Taies of thé Supernatural).

1 G Mégas, Le Conte Grec. Catalogue analytique des types et des versions, selon le système Aarne-Thompson (FFC 184). Tome 1, Contes d'animaux, Académie d'Athènes. Publications du Centre de Recherche du Folklore Grec, no 14, Athènes 1978.

2. Anti Aarne, Verzeichnis der Marcher, (FFC n°3) Helsinki, 1910

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Notre choix obéit aux critères suivants:

a) Les types qui constituent cette dernière partie des contes merveilleux n'ont pas un sujet commun, au contraire de ceux des autres parties (par exemple les types 300-399: adversaires surnaturels, 400-459: époux surnaturels, etc.) Il s'agit de contes aux sujets divers, qui, sans doute, n'ont pas trouvé leur place dans la classification générale et furent rassemblés tous ensemble à la fin. Ceci confère à notre exemple une diversité thématique.

b) Certains de ces types sont très répandus en Grèce (il existe plus de 250 versions du 707, 160 versions du 709), tandis que d'autres sont rarissimes (2 versions du 710). Nous obtenons ainsi la possibilité d'appliquer la même méthode d'analyse à des mesures différentes et d'examiner les difficultés propres à chacun des cas. A notre avis, ce commencement par la fin n'entraverait pas l'édition à venir, dès lors que les contes types sont déjà divisés en unités.

Le corpus des contes grecs présente une série de difficultés inhérentes à sa présentation scientifique. Les collectes ont été faites empiriquement, tandis que les textes fournissent rarement des renseignements sur les conditions de la transcription, de la région, de la date, de l'identité du conteur et des résonances ethnologiques. Nous ne pouvons donc pas savoir à quel degré le collectionneur intervint dans la narration, la censura ou "l'enrichit". Un autre problème qui se pose est celui de la provenance géographique des versions et d'une représentation proportionnelle de toutes les régions: par exemple, les versions recueillies par l'Ecole Laographique, et qui occupent une place majoritaire dans les archives de G. Mégas, sont puisées dans les régions d'origine des étudiants de l'Université d'Athènes et essentiellement dans la Grèce Continentale, le Péloponnèse, les îles et Chypre, et beaucoup moins dans la Macédoine ou la Thrace. Ce qui donne l'impression que ces régions sont en défaut de contes. A l'origine de cette édition, comme nous l'avons déjà dit, se trouvent les fichiers des archives de Mégas. Dans la mesure du possible, nous avons essayé de les comparer aux originaux. Nous avons réussi, en effet, à en recueillir une bonne partie; tout d'abord la totalité des versions publiées, puis celles de l'École Laographique. En ce qui concerne les textes de l'Académie d'Athènes, nous nous sommes contentées des résumés des fichiers, étant donné que nos demandes, dûment tamponnées, aux Archives Folkloriques, doivent avoir été oubliées dans un tiroir administratif. (D s'agit là d'une autre sorte des difficultés inhérentes dont nous parlions plus haut).

Bien que notre matériel soit puisé dans les archives de Mégas, nous avons choisi comme exemple d'analyse et de présentation de ce matériel, le catalogue du conte populaire français de Delarue-Tenèze3. Il s'agit d'un catalogue "modèle" selon le fameux chercheur J.O. Swahn4, qui présente non

3. Paul Delarue — Marie-Louise Tenèze, Le Conte Populaire Français, 4 volumes, Maisonneuve et Larose, Paris, 1957-1985.

4. Jean-Ojvid Swahn, "Le conte populaire et les problèmes de documentation", in: Saga Och Sed., Uppsala, 1960-1961-68

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seulement une organisation détaillée et minutieuse, mais également le grand avantage d'être agréable à la lecture (contrairement aux catalogues en général!) C'est-à-dire que même un non-spécialiste en trouve l'accès facile. N'importe quel lecteur de ce catalogue peut se faire une idée précise de la forme française du conte qui l'intéresse, il peut isoler un motif précis et suivre ses apparitions et sa fonction dans un type de récit. En somme, il a entre les mains toute la richesse de la tradition orale du conte, sous la forme d'un document scientifique. Nous sommes persuadées qu'un catalogue du conte grec, rédigé sérieusement et patiemment, suivant les standards du catalogue français, ouvrira de nouvelles perspectives aux travaux de plusieurs chercheurs en Grèce, qui, aujourd'hui encore, ignorent l'existence du conte comme genre.

La présentation de notre matériel selon la méthode de Delarue-Tenèze est la suivante: chaque conte-type porte le numéro qui lui est attribué dans le catalogue international. Nous citons le titre grec, qui peut ne pas être le même que le titre international, le titre international AaTh, le titre français selon Delarue-Tenèze, et le titre allemand selon Grimm, pour les cas où ceux-ci existent, bien sûr. Ensuite, nous exposons une version intégrale du conte, afin que le lecteur puisse reconnaître ou connaître le conte dont il s'agit, et suivre la codification des épisodes et des motifs. Nous avons essayé de choisir des versions représentatives pour chaque type, qui mettraient en relief la particularité structurale et les caractéristiques du type grec, dans les cas où nous souhaitons démontrer sa différenciation avec un type européen. Les critères esthétiques deviennent ainsi assez souvent secondaires. Nous ajoutons une deuxième version dans les cas où le conte développe deux tendances différentes. Quand le type est représenté dans peu de versions très semblables entre elles, et sans grand intérêt narratif, nous en proposons le résumé.

Nous passons ensuite à l'analyse du conte. Nous appelons éléments du conte la partie de l'analyse qui comporte la juxtaposition des épisodes, des motifs et des éléments particuliers qui constituent, entre autres, l'ensemble des versions d'un type. C'est-à-dire que nous découpons le conte en trois ou quatre épisodes (suivant la classification internationale, exceptés les cas où nous présentons la spécificité du conte grec), qui sont numérotés en chiffres romains. Exemple: I. L'éloignement de l'héroine. II. Les aventures de l'héroïne. III. La rencontre et le mariage avec le prince.

Les motifs ou les éléments qui constituent chaque épisode, dans toutes les versions du type, sont cités de façon que le cours du récit et la succession des événements soient évidents; en outre, toutes les intrigues possibles sont mises en valeur. Les motifs ou les éléments sont précédés d'une lettre minuscule qui, le cas échéant, est suivie d'un chiffre. La lettre

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change quand une séquence ou une scène sont terminées. Exemple: IL Les aventures de l'héroïne, a: l'héroïne est perdue dans la forêt; al: elle rencontre; a2: un ermite; a3: un berger; a4: qui lui donne un bâton magique; a5: avec lequel elle fait construire un palais, b: un jour arrive au palais; bl: un ogre; b2: un nègre... b5: autre.

C'est là l'étape de l'analyse la plus importante, puisque l'analyse de chaque version en'dérive. Il est clair qu'une accumulation des détails dans la version totale facilite l'analyse de toute version. En revanche, nous avons ici affaire à l'étape la plus fastidieuse, qui exige un va-et-vient constant entre chaque version et la version totale en cours de construction. C'est un processus qui peut paraître affolant, surtout quand on possède, par exemple, 280 versions d'un seul et même conte!

Nous présentons ensuite la liste des versions qui sont codifiées suivant la version totale. Ainsi, une version aura cet aspect: II: a, a1, a3, a4, a5; b, b1, b5 (un nain)... Il est courant de trouver dans les versions, des mots ou des phrases entières qui expriment une particularité omise dans les "éléments du conte". De plus, dans les "éléments du conte", nous pouvons également trouver des indications (juste après une lettre) telles que "autre" ou "divers", au cas où il existe plusieurs variantes de ce même motif. Ceci indique que dans la version où nous rencontrerons à nouveau cette lettre, la précision de cet "autre" sera mentionnée entre parenthèses.

Les versions sont classées suivant leur répartition géographique et par ordre alphabétique (en grec uniquement): Épire, Thessalie, Thrace, Macédoine, Iles de la Mer Egée (Egée Est, Dodécanèse, Eubée-Sporades, Crète, Cyclades) Iles de la Mer lonnienne, Péloponnèse, Grèce Continentale. Viennent ensuite les versions de l'Asie Mineure, de Chypre et d'Italie. Les renseignements concernant chaque région sont donnés dans l'ordre suivant: archives (par ordre alphabétique et par numéro d'ordre du manuscrit), périodique (par ordre alphabétique), ouvrages (auteurs par ordre alphabétique). La provenance géographique est indiquée en toutes lettres, pour éviter les complications des abréviations.

A la fin de chaque présentation, se trouve, quand cela paraît nécessaire, une brève notice sur la répartition internationale du type, sa présence dans la littérature et les particularités éventuelles que ce conte présente en Grèce.

Nous considérons qu'un tel ouvrage pourrait intéresser directement les chercheurs étrangers. C'est pourquoi nous l'avons traduit en français.

Cette étude a été financée par le Secrétariat Général à la Jeunesse, dans le cadre du programme Archives Historiques de la Jeunesse Grecque et fut réalisée entre janvier 1987 et janvier 1989.

Notre but a été de présenter une partie des archives de Mégas et notre souhait fut de contribuer ainsi à la publication intégrale à venir. Nous tenons à remercier très sincèrement Monsieur le Professeur Méraklis pour

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la confiance qu'il nous a accordée, et qui nous a permis de travailler sur les archives de Mégas. Ce travail n'aurait pu être terminé sans son attention et son soutien. Nous remercions également Madame Téa Zervanou, petite-fille de G. Mégas, qui eut la gentillesse de nous recevoir et de nous autoriser à photocopier les fichiers de ses archives.

En ce qui concerne la Société Laographique de la Grèce, nous tenons à remercier son président, Monsieur le Professeur D. Loukatos, qui nous a encouragées et nous a permis de travailler sur les archives de la Société, ainsi que Madame E. Papadopoulou, qui nous a chaleureusement accueillies et a énormément facilité notre travail dans les locaux de la Société Laographique.

Nous remercions également le Comité des Archives Historiques de la Jeunesse Grecque, Messieurs S. Asdrachas, T. Sclavenitis, Y. Yannoulopoulos et F. Iliou, de l'intérêt qu'ils ont porté à notre travail.

Nous remercions, enfin, Madame M. Papachristophorou, du scrupule littéraire avec lequel elle nous a aidées dans la traduction et la transcription de nombreux textes.

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C'est avec une grande joie et beaucoup d'émotion que je salue la présente édition, laquelle recouvre une petite partie de l'ensemble du catalogue inédit de mon maître, Georges Mégas; cette édition peut inaugurer - et c'est ce que je souhaite - l'entreprise d'un effort nouveau afin que la totalité de l'œuvre soit publiée. L'importance de cet ouvrage est d'ailleurs démontrée par Mesdames A. Angélopoulou et A. Brouskou, deux chercheurs parmi les meilleurs du conte grec, qui ont entrepris l'élaboration définitive de la partie publiée aujourd'hui. 

Georges Mégas a réussi à publier (1978) la première partie - la moins importante en volume - concernant les Mythes d'Animaux, dans le cadre de l'Académie d'Athènes dont il était membre. Son décès empêcha la suite de ses efforts. Dans son testament, il émettait le souhait que cette œuvre soit reprise, dans la mesure du possible, par le signataire du présent texte. Mais, malheureusement, certains de mes efforts ne furent pas concluants, jusqu'au jour où je rencontrai Mesdames A. Angélopoulou et A. Brouskou, spécialistes de littérature orale, poursuivant des recherches sur le conte populaire grec à Paris. Elles étaient en effet bien placées pour contribuer à l'élaboration définitive du catalogue, et je constatai de surcroît leur grand et sincère amour pour le conte, condition sine qua non pour le succès d'une entreprise aussi ardue.

Je voudrais les remercier chaleureusement, en mon nom et au nom - si je peux m'exprimer ainsi - de mon maître disparu; je voudrais également remercier les Archives Historiques de la Jeunesse Grecque car c'est grâce à leur soutien que la présente publication a pu se matérialiser. Je réitère mon souhait pour que l'ensemble de cet ouvrage voie le jour et pour que le présent volume soit le début d'un effort, réalisé cette fois-ci dans sa totalité.

M. G. MERAKLIS

Professeur de Laographie

Université d'Athènes

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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CONTES-TYPES ET VERSIONS AT 700-749

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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CONTE-TYPE AT 700

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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CONTE-TYPE 700

Κοντορεβυθούλης (Petit Pois-chiche) 

AT: Tom Thumb

Delarue: Pouçot

Grimm n° 37: Daumerlings Wanderschaft

La petite fève

Il était une fois une vieille et un vieux qui vivaient ensemble; ils s'aimaient, mais souffraient de ne pas avoir d'enfant. Un jour, la vieille n'ayant pas de pain à donner au vieux qui partait travailler aux champs, lui promit de le retrouver plus tard, de lui apporter sa collation. Le vieux s'en alla. La vieille pétrit bien la pâte, mit la galette au four (c'est ainsi que l'on fait, on teste la température du four en cuisant d'abord une galette), puis elle enfourna le pain. Quand la cuisson fut finie, elle recommença à se plaindre: "Voilà, si j'avais un enfant, il apporterait maintenant le pain à son père, et ce ne serait pas moi qui irais, la pauvre". Elle regarda la jarre, près du four, remplie de fèves: "Si seulement toutes ces fèves pouvaient être des enfants!" dit-elle, pensive. Et, comme elle était croyante, Dieu l'entendit, et, tout d'un coup, il sortit de la jarre autant d'enfants qu'il y avait de fèves.

"Maman, j'ai faim...", "Maman, j'ai faim...", tous les petits criaient ensemble; elle coupait des morceaux de pain qu'elle leur donnait; ils les mangeaient sans cesse, jusqu'à ce qu'il n'y resta plus de pain, ils avaient mangé même la pâte. La vieille alors se fâcha et se mit à pleurer, qu'allaitelle apporter au vieux au travail? Puis elle prit tous les enfants ensemble, comme ils étaient dans la jarre, et les jeta dans le torrent pour qu'ils périssent, pour qu'elle soit tranquille; ils se sont noyés. Ensuite, elle alluma le four pour la deuxième fois, et lorsqu'elle eut fini, elle se plaignit: "Si j'en avais gardé un seul, il aurait apporté le pain à son père". Une petite fève qui lui avait échappé apparut alors, et cria: "Maman, j'ai faim". Elle l'embrassa, toute contente et lui donna à manger à sa faim. Puis elle lui dit: "Va maintenant apporter le déjeuner à ton père aux champs". Il partit en courant: "Mon père", lui dit-il, "je t'apporte du pain". Le vieux fut surpris

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Il lui demanda qui il était. La petite fève, tel était son prénom, lui raconta son histoire. Le vieux s'en réjouit. "Viens t'asseoir avec moi, on va manger", lui dit-il en laissant l'araire et les boeufs. Mais la petite fève qui n'avait plus faim dit: "Mon père, tu m'aides à ouvrir un trou dans l'araire, pour que je puisse labourer la terre?" Ainsi fut fait. Le petit entra dans l'araire: il labourait pendant que le vieux mangeait un peu plus loin.

Un peu plus tard, deux marchands qui passaient par là, s'étonnèrent de voir l'araire avancer tout seul avec les boeufs. Ils voulurent savoir ce qu'il en était. Le vieux leur expliqua qu'il y avait un petit enfant dans l'araire, qui le faisait avancer, mais eux ne l'ont pas cru. Alors ils firent un pari; s'il y avait quelqu'un dans l'araire, ils donneraient au vieux leurs chevaux et leurs marchandises, sinon, ils lui prendraient les boeufs et l'araire.

Le vieux appela son enfant: "Petite fève!" et le petit sortit de l'araire aussitôt; les marchands alors donnèrent tout au vieux, leurs chevaux, leurs marchandises. Ainsi le vieux devint riche et heureux d'avoir un enfant.

LF 143: Version recueillie par Despina Dimitriadou en 1959, à Thessalonique, en Macédoine. Elle avait comme informatrice une vieille femme d'origine laconienne, du Péloponnèse.

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ELEMENTS DU CONTE

I. Naissance du héros

a: Le héros est très petit; al: et s'appelle Pois-Chiche; a2: a un autre nom en rapport avec sa petite taille; a3: a un nom sans rapport avec sa petite taille.

b: Le héros est l'enfant de parents ayant longtemps désiré un enfant; bl: fût-il tout petit, tel: b2: un pois-chiche; b3,: une noix; b4: un haricot; b5: un grain de lentilles; b6: une fève; b7: une noisette; b8: une gousse d'ail; b9: une poule; b10: une souris; b11: une marmite de terre; b12: un doigt; b13: un renard; b14: un coq; b15: il est fils unique; b16: il est le seul survivant de plusieurs petits garçons nés de pois-chiches ou autres graines; b17: il est handicapé; b18: il tombe du ciel; b19: il est né d'un pet; b20: d'un souffle; b21: il est trouvé dans une malle; b22: il est adopté; b23: autre naissance merveilleuse.

II. Entre vie et mort.

a: Les enfants sont abandonnés dans la montagne (contamination par le AT 327) par les parents parce que; al: ils mangent trop; a2: ils sont bruyants.

b: La mère (les parents) les tue(nt); bl: en les noyant; b2: en les jetant dans la marmite; b3: en les aspergeant d'eau bouillante; b4: en les obligeant à rentrer dans le trou d'où ils sont sortis; b5: en les battant; b6: avec une pelle; b7: la brosse; b8: la bassine de la lessive; b9: la pantoufle; b10: autre.

c: L'(es) enfant(s) se donne(nt) la mort lui(eux)-même(s); c1: en faisant tomber sur lui(eux) la marmite qui le(s) tue; c2: en sautant dans l'eau bouillante; c3: les parents mangent une partie de leur enfant; c4: les animaux, arbres, etc., se lamentent.

d: Le héros s'échappe; dl: en se cachant; d2: derrière le balai; d3: dans la chaussure de la vieille; d4: dans la pantoufle dont elle se sert pour tuer ses frères; d5: dans sa poche; d6: autre; d7: dans la pâte qu'elle est en train de pétrir et qu'elle jette lorqu'elle entend ses cris; d8: en passant par le trou de la serrure; d9: en emmenant avec lui ses frères menacés (contamination par le AT 327C).

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III.

Les aventures du héros

a: Le héros est chargé de porter une galette (autre), à son père (sa mère) aux champs; al: mais, au lieu de la lui donner, il la mange, en prenant les indications pour la route que son père lui donne, pour des instructions sur la manière de la manger: "par le côté gauche, par le milieu, par le côté droit"; a2: est chargé de labourer; a3: et commande les bêtes du fond de l'araire, dans lequel il s'est hissé; a4: en restant invisible, il gagne un pari auprès d'un (ou plusieurs passants).

b: Le héros est avalé par un animal; bl: un boeuf; b2: une vache; b3: un renard; b4: autre.

c: De son ventre (autre), il appelle à l'aide ses parents, qui tuent l'animal; c1: mais sans retrouver le héros; c2: il se fait ensuite avaler par un (ou plusieurs) autres animaux; c3: qu'il empêche d'attraper les poules, car, caché dans son ventre, il avertit les femmes du village (autre) du danger; c4: celles-ci (autre) tuent le renard (le loup) en lui ouvrant le ventre; c5: ainsi le héros revoit le jour; c6: et monte sur le haut de la corne ou de l'oreille d'une vache; c7: d'où il fait fuir le lion qui veut la manger.

d: Les intestins dans lesquels se trouve le héros; dl: et qu'une femme achète et va laver au ruisseau; d2: sont jetés lorsque celle-ci entend le héros parler; d3: et le héros est sauvé; d4: emportés et mangés par un loup (et/ou autre animal); d5: qui meurt (ainsi que le deuxième animal); d6: et le héros se retrouve avec un groupe de voleurs (qui emmènent la peau de l'animal); d7: mais il se débarrasse d'eux (de lui); d8: car il alerte les passants du vol qu'ils ont commis (qu'ils allaient commettre); d9: en tombant par terre, il se fait piétiner par un homme, qui a peur de ses cris, et s'en va en courant; d10: ensuite il vole une chèvre qu'il ramène aux voleurs, lesquels l'expédient sans vouloir la partager avec lui; il avertit alors les propriétaires de la chèvre du vol, ceux-ci chassent les voleurs, en laissant au héros le butin, qu'il ramène à ses parents.

e: Le héros, étant monté sur un épi de blé, se fait enlever par un corbeau; el: qui le laisse sur le toit d'une maison, d'où il est attrapé et avalé par un homme; e2: en sautant dans son ventre, il l'oblige à vomir dans la mer; e3: il est alors avalé par un poisson, que l'on pêche et que l'on apporte au roi; e4: lequel veut connaître son histoire, l'envoie à la guerre où il se fait tuer par une araignée. Le roi le fait enterrer avec les honneurs.

f: Le héros nourrit ses frères; II: et devient riche en jouant au théâtre d'ombres.

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g: Le héros est vendu cher à une personne; g1: le héros est emmené par une autre personne qui l'enferme dans un sac (sa poche) pour l'emmener chez lui et le faire cuire; g2: il est emmené par le renard; g3: mais il s'échappe; g4: en remplissant le sac; g5: de crottes; g6: de pierres; g7: (pris une troisième fois), le héros est jeté au four, qu'il éteint en pissant; g8: et tue l'(es) enfant(s) de son ravisseur; g9: qu'il lui sert, cuit(s), à manger; gl0: celui-ci se rend compte de la tromperie, et, en essayant de monter sur le toit pour attraper le héros, se fait tuer.

h: Le héros vole leur butin aux voleurs; h1: il vole ses biens à une autre personne; h2: qu'il ramène à ses parents; h3: mais il se fait prendre de nouveau; h4: et parvient à se dégager définitivement; h5: car son (ses) ravisseur(s) recule(nt) devant ses menaces; h6: car, lorsqu'ils comparaissent devant le tribunal, le juge donne raison au héros.

i: Le pot de chambre se rend au mariage; on le remplit de nourriture, la mariée y met ses bijoux qu'il ramène à sa mère, pendant la nuit, la mariée défèque dans le pot de chambre; sa mère est mécontente et le détruit.

IV. Dénouement

a: Le héros meurt; al: dans le ventre du loup qui meurt à son tour de faim; a2: noyé; a3: brûlé (tué); a4: par son père (sa mère); a5: par les voleurs.

b: Le héros (noisette) devient un arbre (noisetier).

c: Le héros et ses frères sont ressuscites lorsque le père (voulant frapper la mère) frappe la courge par erreur.

d: Le héros est adopté par le laboureur, qu'il enrichit.

e: Le héros retourne définitivement auprès de ses parents; el: couvert de richesses; e2: battu.

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EPIRE

1. LF 715, 13, "Pois Chiche". I: a1, b2. III: hl (il vole un épicier et le menace de déchirer ses livres de comptabilité; il lui donne tout ce qu'il demande).

2. KEEL 1300, (SM 130), 19-20, Zagori, "Les haricots devenus enfants". I: b4, b16. II: a2, b9, d. III: a, a3, c. IV: e.

3. KEEL 2233, (IL 652), 95-96, Zagori, "Petit Pois Chiche". I: a1, b, b2. ΙΙΓ: b5 (agneau), c, c2, c4, c5.

4. Hahn, 2, 115, n° 99. I: b23 (enfant-noix dans l'outre, gonflé par le vieux et la vieille, il laboure le champ, accompagné de brigands et noyé dans la rivière).

THESSALIE

5. KEEL 1176, (SM 6), 81-90, Pilion (Pélion), "Petit Yannakis et le renard". I: a, b14. III: c2, c3, c4, c7, c9.

6. LF 1327, 15-17, Koutsovalaques, "Un vieux et une vieille". I: b10, b23 (trois souris sortent d'une courge brisée; ils gardent la première pour leur enfant). III: a1, a2.

THRACE

7. Stamouli, Thrakika 17, 105-106, Kallicratia, "Nicolakis et l'ogresse". J: cl (le héros est un orphelin qui se nourrit de pommes; une ogresse rusée le fait descendre de l'arbre), c3, c7, c8, c9.

8. Stamouli, idem, n°55, 129-130, Tyroloï, "Petit Pois Chiche". I: b1, b3, b16. II: a1, b, d6 (dans la jarre). III: a1, d5, h. IV: e, el.

9. Stamouli, idem, n° 56, 130-131, Selymvria, "Petit Pois Chiche". I: b1, b2, b15. III: a, b3.

10. KEEL 700, 1, (BP I 389), Adrinople, "Petit Grain". Il crie à une bande de brigands que l'armée arrive, et garde leur trésor.

11. KEEL 700, 2, (BP 391, 2), Adrinople, "Sans enfant". I: b19. II: blO (rouleau à pâtisserie), d6 (derrière la bassine). III: a, a1, b, c4.

MACEDOINE

12. IL 730, 358, Thessalonique, sans titre. I: b, blO. II: a1, a2. III: b4 (la vieille le tue pour le punir).

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13. KEEL 1179, (SM 9), 13, Chalkidiki (Chalcidique), "La femme et ses enfants". I: b4 (la femme sans enfant verse les haricots dans la cheminée et ils deviennent des enfants). IL blO (la mère les brûle car elle ne sait que faire). III: Yannis et Maria survivent; suite confuse.

14. KEEL 1181, (SM 11), 47, Kozani, sans titre. I: a, b15. III: a3, b5 (avalé par le loup après avoir sauvé les boeufs des voleurs).

15. KEEL 1269, (SM 99), 67, Edessa, "La souris". I: b10, b18. II: d4. III: a, b3 (le vieux tue toutes les vaches pour le retrouver).

16. KEEL 2213, (IL 615), 10-12, Kozani, "Koukoubessis". I: b, blO. III: b1, c, d, d4, d8 (il raconte son histoire aux brigands qui le ramènent chez lui).

17. KEEL 2959, 484-489, Krokos-Kozani, "Koukoubéis". I: a, a2, b3, b15. III: b1, c, c5.

18. LF 2, 1-3, Chalkidiki (Chalcidique), "Une petite noisette qui parlerait à voix humaine". I: b, b7. II: blO (la noisette, dans la poche de sa mère, demande à manger au mariage; sa mère la jette par la fenêtre. Un arbre pousse).

20. LF 143, 1-2, Polygyros, sans titre. I: b2, b16. II: b6, d. III: a1, a2, b2, c, c1, d3, d7, d8. IV: a, al.

21. LF 579, 2-3, Thessalonique, "Les petites souris". I: b10, b16. II: a2, b, d. III: a1, a2, b2, c, c5.

22. LF 947, 17, Katérini, "Le vieux et la vieille". I: blO. III: a2, b1, c, c1, c5.

23. LF 1643, 8-9, Verria, "La courge". I: b16, b23 (il sort d'une courge qui éclate). II: a1, b, b10, d, d6 (dans l'armoire). III: a1, a2. IV: c.

24. Miliopoulos, "Contes de Macédoine", 59-62, "Les deux vieux et leur enfant, la souris". I: b1, blO. III: a1, a3, a4, a5, c.

ILES DE LA MER EGEE

a. Mer Egée Est

25. KEEL, 700, 3, (BP I 329, AH), Chios, "Le demi-cul" (publié par Argenti et Rosé, I, n° 28, 536-539). I: b6. II: b, d2. III: c2 (il convainc le renard de rentrer dans le four chaud pour que des ailes lui poussent dans le dos et qu'il s'envole; le renard brûle).

b. Dodécanèse

26. KEEL 2279, 48-49, Léros, sans titre. I: a 10. III: a (il fait des travaux divers). Version tronquée.

27. Kritikos, Laografïa 15, II, 310-312, Patmos, "Le bout de pain". I: b1, b9 (il sort d'une malle). III: a3, a4 (il entre dans la bouche du boeuf),

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b, b5 (chat), c. IV: e.

c. Eubée-Sporades

28. KEEL 3172, 313-315, Istiea. "Le pope et les renards". I: b13, b16. II: b, dl. III: a1, a2. IV: a2, a4.

29. Hahn, I, 300, no 55, Istiea, (BP I 389 AGH).

30. Perdika, II, no 5, 165-166, Skyros, "Le demi-cul". I: a2, b6, b16. II: a, a2. III: c1, c6, c7, c8 (l'ogresse mange les seins de sa fille), c9. IV: el.

31. Rigas, II, no 88, 135-138, Skiathos, "Le petit pois-chiche". I: a1, b2, b16. II: a1, b, d, d3. III: a1, a2, b3, c, c1, d, d2, d6. IV: e, e2.

d. Crète

32. KEEL 1383, (SM 169), 3, Réthimnon, sans titre. I: b6 (le cadet est boiteux). II: a1, blO (avec le sécateur), d. III: a3, b2, c, c1, c2, c3. Version tronquée.

33. Frangaki, "Le conte crétois", 48, "Le petit pot de chambre". I: b1, bll (pot de chambre). III: i.

e. Cyclades

34. KEEL 1329, (SM 142) 43-45, Andros, "La petite gousse d'ail". I: a2, b, b8. III: h, h3, h6.

35. IL 859, 162-166, Ikaria, sans titre. I: b6, b16. II: al (ils mangent le pain de leur père et salissent la pâte), d, d6 (dans une bouteille d'huile). Réuni avec le conte AT 327C.

36. Hahn, I, no 55, 300-302, Tinos, "Le demi petit-pois". I: b16. II: b, d3. III: a, a1, b2, c, d, d1, d2, d4, d5. IV: e (le loup tombe sur le toit de la maison du héros et meurt; le héros se cache, mais sort lorsqu'il entend pleurer sa mère).

37. Hahn, 1, no 56, 303-304, Tinos, "Le grain de poivre". I: a, a2, b, b4, b16 (la vieille prie Dieu de lui retransformer ses enfants en haricots). II: c, c2, c3, c4.

ILES IONIENNES

38. KEEL, 2344, 189-193 et 396-397, Kerkyra (Corfou), "Le demi-cul", se poursuit par le AT 327C: il monte sur un arbre et la vieille essaie de le faire descendre; c1, c3, c7, c9.

39. LE 66, 5-8, Kefallinia (Céphalonie), "Le méchant ogre". I: b, b6, b15. III: hl, h2 (il tue l'ogre, en l'obligeant à avaler une pierre).

40. LF 268, 5-7, Zakynthos (Zante), "La demi-fève", se poursuit par le AT 327C. I: a1, b6, b16. II: a1, b.

41. LF 655, 51, Kerkyra (Corfou), "Le petit poucet". III: a, a1, b3, c, d, d2, d3.

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    nouvelle élaboration à la classification internationale (ibid.) Une œuvre considérable d'infrastructure, inédite, indispensable à la recherche; son absence est d'ailleurs ressentie dans les traces d'empirisme, ou même d'ignorance, que l'on repère dans une grande partie de la bibliographie (grecque et internationale).

    Nous avons essayé de publier une partie de ce catalogue de façon exemplaire, en étant sûres que son mérite serait - aujourd'hui plus que par le passé - d'actualité, et ceci pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les critiques, virulentes parfois, à l'égard du catalogue international du conte d'Aarne et Thompson, ont cessé; d'autant plus que, malgré les réserves émises, on n'a pas réussi pour autant à remplacer ce lieu commun de référence, cette classification si souvent qualifiée d'empirique. D'autre part, les matériaux du conte intéressent depuis quelques années d'autres disciplines que la littérature orale, telles l'anthropologie, la sociologie, la psychologie et la psychanalyse, les sciences de l'éducation, la linguistique, etc.

    Ainsi, considérer le conte en tant que phénomène anthropologique confère au genre une nouvelle reconnaissance.

    Au-delà de l'analyse morphologique, qui révéla Fimmuabilité admirable de leur forme, l'intérêt de la recherche se porte actuellement à l'intérêt que présente l'accès à leur contenu. Il existe une clé pour accéder aux contes: c'est l'examen détaillé de l'ensemble des versions de chacun. Comme Lévi-Strauss le note dans ses remarques à propos du formalisme de Propp3: "Mais en vérité, comprendre le sens d'un terme, c'est toujours le permuter dans tous ses contextes. Dans le cas de la littérature orale, ces contextes sont d'abord fournis par l'ensemble des variantes, c'est-à-dire par le système des compatibilités et des incompatibilités qui caractérise l'ensemble permutable".

    Un catalogue de contes vient proposer, classer, ce matériel de grande valeur précisément. Il vient rappeler l'importance, la constance, mais la souplesse également comprise dans cette tradition orale des contes. Un catalogue national, comme celui des contes grecs de G. Mégas, contribue tant à l'étude de la littérature orale internationale, qu'à l'étude nationale et régionale de celle-ci. Et c'est à travers la littérature orale que les contes se transforment sur le plan mythique.

    3. Claude Lévi-Strauss, "La structure et la forme. Réflexions sur un ouvrage de Vladimir Propp", Anthropologie Structurale deux, Pion, Paris, 1973, p. 162.