Συγγραφέας:Σαλίμπα, Ζιζή
 
Τίτλος:Γυναίκες εργάτριες στην ελληνική βιομηχανία και στη βιοτεχνία (1870-1922)
 
Τίτλος σειράς:Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας
 
Αριθμός σειράς:37
 
Τόπος έκδοσης:Αθήνα
 
Εκδότης:Γενική Γραμματεία Νέας Γενιάς
 
Έτος έκδοσης:2002, 2004
 
Σελίδες:366
 
Αριθμός τόμων:1 τόμος
 
Γλώσσα:Ελληνικά
 
Θέμα:Μαθητεία και εργασία
 
Τοπική κάλυψη:Ελλάδα
 
Χρονική κάλυψη:1870-1922
 
Περίληψη:Η εργασία αυτή έχει ως αντικείμενο την ιχνογράφηση της φυσιογνωμίας της ελληνίδας εργάτριας από την εμφάνισή της στον κόσμο της μισθωτής εργασίας ως τη Μικρασιατική Καταστροφή και την άφιξη των προσφύγων στην Ελλάδα το 1922, χρονολογία κατά την οποία αλλάζει το κοινωνικό σκηνικό στις ελληνικές πόλεις. Όταν το 1870 αρχίζουν τα πρώτα φουγάρα των εργοστασίων να ξεφυτρώνουν ένα-ένα σαν τα μανιτάρια στον Πειραιά, και η Αθήνα να αποκτά σιγά-σιγά τα χαρακτηριστικά ευρωπαϊκής μεγαλούπολης, τότε εμφανίζονται επί της οθόνης του ιστορικού γίγνεσθαι οι πρώτες εργάτριες. Ποιες ήταν αυτές οι νεοφερμένες γυναίκες; Από πού προέρχονταν; Πώς εντάσσονταν στον κόσμο του καθημερινού μόχθου; Πώς αξιοποιούσαν τον καθημερινό χρόνο τους; Ποιες ήταν οι συλλογικές αναπαραστάσεις των άλλων γι’ αυτές;
 
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GIZI SALIBA

FEMMES OUVRIÈRES DANS L'INDUSTRIE ET L'ARTISANAT

GRECS (1870-1922)

(Résumé)

C'est à partir de 1870 que la présence de l'ouvrière devient sensible dans le paysage de la ville néo-hellénique, au moment où les premières usines à vapeur ouvraient leurs portes. Sa physionomie constitue l'un des symboles du développement social et économique. Pour, la Grèce, un pays jeune, situé dans la périphérie de l'Europe, avec un secteur artisanal et industriel négligeable, s'efforçant de briser les structures dominantes de son passé ottoman, le secteur secondaire constitue l'une des conditions préalables à son entrée dans un processus de développement le mettant en correspondance avec les modèles occidentaux.

A peine arrivée en ville, la paysanne se transforme en ouvrière, et cette conversion s'accompagne de changements radicaux de sa condition, dans son environnement, au travail et en société: du temps agricole au temps industriel, du plein air à l'espace exigu qui lui est imparti à l'usine et à l'atelier, l'ouvrière doit commencer par s'imposer une discipline quant à son propre corps, une règle quant à sa vie quotidienne, à assimiler les contraintes dictées par le monde du travail salarié.

De l'ouvrière des filatures-tissages, personnage majeur sur la scène de l'emploi, à celle des ateliers de couture, nous avons déployé la toile du travail des femmes, en pénétrant au sein du régime et des conditions de vie qui furent les leurs.

Nous avons été amenés à une découverte: la pluralité des visages de l'ouvrière. Nous efforçant de retendre la trame de chacun des métiers féminins, nous avons présenté ce visage multiple tel qu'il se dessine à travers la variété des emplois ouvriers. Les femmes se concentrent dans les entreprises de plus de vingt-cinq personnes carastérisées par la mécanisation de la production et la répartition des taches mais également dans les petits ateliers artisanaux. Dans les filatures-tissages, l'industrie du tabac ou celle du papier, elles occupent pour la plupart des places de travail non qualifié. Les petites entreprises du secteur de l'habillement

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—ateliers de couture, de sous vêtements, ateliers de chapellerie— s'offrent à celles qui sont désireuses d'apprendre un métier leur assurant de quoi vivre de "l'aiguille".

Le degré de savoir-faire dont elles disposent, leur âge, leur position et les devoirs qu'elles assument hors de la famille, leur situation financière habituellement liée à la famille-même et à leur propre niveau culturel, jouent un rôle déterminant en ce qui concerne le choix d'une profession.

Le travail à domicile entre également dans le cadre de cette étude. Outre ses formes habituelles telles que la broderie, la couture en général et la fabrication de chaussures, nous avons repéré un ample réseau de travail à domicile dans la branche de la confection d'uniformes militaires, où sont employées des femmes des familles des soldats et d'officiers: ce travail leur permet de couvrir le déficit financier entraîné par l'absence des hommes, mobilisés à plusieurs reprises.

De l'ouvrière non qualifiée des filatures-tissages qui a fait le choix du travail d'usine pour s'assurer immédiatement de quoi vivre, sans la moindre perte de temps, à la jeune fille en quête de chic qui apprend à coudre et à broder car elle dispose, précisément, d'une aisance financière lui permettant de suivre un apprentissage non rémunéré aux côtés d'une couturière expérimentée, et jusqu'à celle qui rapproche les quelques meubles de son intérieur pour ménager l'espace nécessaire à une machine à coudre et éxecuter du travail à façon chez elle, tout un monde se déroule, le monde du travail au féminin.

Le profil de l'ouvrière est né de l'étude de chaque branche considérée séparément. Retraçons-là. Du point de vue de l'âge, le travail des enfants ne constitue pas un phénomène largement répandu: l'ouvrière entre habituellement dans le monde du travail salarié après l'âge de douze ans et y demeure le plus souvent au-delà de l'âge de quinze ans, voire jusqu'à trente ans. Le fait que nous ne disposions pas de données chiffrées permettant de comparer l'âge auquel elle se marie et le temps durant lequel elle demeure dans le secteur secondaire, ne nous empêche pas de formuler certaines remarques. En effet, il existe, de toute évidence, des ouvrières qui continuent à travailler après leur mariage: des réseaux divers de solidarité se développant en ville, par exemple les liens entre locataires d'une même maison, donnent à la mère absente la possibilité de laisser ses enfants dans la cour sous l'oeil vigilant d'une voisine. Et même quand il n'y a pas de voisine, la cohésion de la famille grecque fait qu'il y a la mère de la famille qui travaille, ou sa belle-mère, ou encore une grande soeur pour s'occuper des petits. Se créer une pecule, économiser de

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l'argent pour l'achat d'un logement et de divers biens —par exemple cette machine à coudre tant désirée, qui permet à l'ouvrière de se libérer de l'emploi à l'usine— constitue une autre raison rendant indispensable le séjour de l'ouvrière en usine. Par ailleurs, c'est surtout dans les usines que l'on rencontre les ouvrières les plus âgées, là où il y a des places de travail spécialisé, dans les filatures-tissages et les entrepôts de tabac par exemple. Toutefois, si l'on excepte les ateliers de confection de képis militaires, tâche qui exige une habileté technique particulière, on ne trouve pas beaucoup d'ouvrières âgées de plus de vingt ans dans les autres ateliers: entrées comme apprenties, elles les quittent dès qu'elles apprennent les rudiments du métier.

La question de la rémunération présente aussi de l'intérêt. Le plus souvent, l'ouvrière grecque vit avec sa famille, obéissant aux stratégies de celle-ci et contribuant par son salaire à son revenu. Si l'on tient compte de la répartition des tâches par sexe dans le secteur secondaire, le critère général définissant le montant des rémunérations est le type de travail exécuté. Dans l'industrie, les salaires journaliers les plus bas correspondent aux usines où sont pratiquées la mécanisation de la production et la répartition des tâches. Plus celles-ci sont simples, moindre est le salaire. Ainsi est-ce dans les entreprises de fabrication de sacs et de boîtes que l'on rencontre les salaires les plus bas, tandis que les plus élevés vont aux ouvrières employées à la transformation commerciale du tabac, travail spécialisé. En ce qui concerne les petits ateliers, ce sont les ouvrières des ateliers de couture qui reçoivent les plus bas salaires, les plus hauts allant à celles des ateliers de fabrication de képis.

Cependant, le montant de la rémunération dépend aussi d'impondérables: il peut être influencé par les préférences particulières manifestées par l'employeur, homme ou femme, pour certaines ouvrières, la vigeur, ou la beauté physique de personnes. A cette époque en effet, aucune mesure de règlement du travail n'a encore été prise dans ce domaine.

Le niveau culturel des ouvrières est toujours en rapport avec les possibilités financières de leurs familles. Celles qui réussissent à franchir le seuil de la pauvreté et peuvent donc s'offrir le luxe de passer quelques années en apprentissage, se dirigent vers les mérits de l'aiguille. Les autres trouvent du travail dans les usines, où elles se voient rémunérées sitôt embauchées.

L'esthétique de l'apparence extérieure de l'ouvrière diffère également selon les branches. Celles des ateliers de couture et de chapellerie, souvent en contact avec des femmes de la classe bourgeoise et capables de se

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monter une garde-robe à peu de frais, s'efforcent d'être bien habillées et de répondre à une certaine idée du chic. En revanche, l'apparence de l'ouvrière en usine reflète un régime d'indigence.

Si l'on excepte quelques mobilisations de la part des ouvrières du Magasin d'Habillement de l'armée travaillant à façon et de celles du tabac qui participent avec les hommes aux grandes grèves de ce secteur, les femmes ne s'inscrivent pas plus dans les syndicats qu'elles ne s'engagent dans les partis politiques. Des organisations socialistes comme l'Association Centrale Socialiste et certaines fédérations ouvrières incorporent leurs revendications à l'ensemble des leurs.

C'est à travers l'activité de bienfaisance des associations féminines que se crée l'eidolôn de l'ouvrière telle qu'elle se reflète dans le regard des "autres". Car il s'agit bien d'une idole et non de son image réelle, puisque dans les discours des dames patronesses sur l'ouvrière, ces intermédiaires ne font autre chose que projeter leur culture sur cette image et la lui imposer. Dans le but avoué de "civiliser" l'ouvrière par l'éducation, par la formation professionnelle tendant à l'éloigner de l'usine et de l'initier à des nouvelles habitudes telles que les règles d'hygiène et de propreté, ces dames patronnesses s'emploient à opérer le redressement social de l'ouvrière, à intégrer celle-ci dans le système dominant des valeurs et comportements contemporains.

Pour donner une image complète du magma constitutif de la physionomie de l'ouvrière, il fallait aussi enquêter sur l'univers culturel au sein duquel elle agissait. La disposition de la "maison ouvrière", le repas préparé et consommé par la travailleuse et les siens, les lieux de récréation et modes de distraction se révèlent autant d'expressions d'une culture autonome et originale produite par l'ouvrière-même.

Voilà les traits caractéristiques de la physionomie de l'ouvrière grecque. En ce qui concerne les questions posées de cette démarche nous craignons de ne pas avoir suffisamment répondu. En effet, par delà le problème de savoir si chaque chercheur réussit ou non à se dépasser, il y a également toujours celui de la "pénurie des sources". Et lorsqu'on s'intéresse aux femmes, cette pénurie se transforme en silence. Car les ouvrières ne parlent pas elles-mêmes d'elles-mêmes, n'écrivent pas sur leur passé. Car il n'existe pas d'études détaillées sur le sujet. Car les données quantitatives, les chiffres dont nous disposons, jouent parfois le rôle de verres déformants nous empêchant d'atteindre l'image de l'ouvrière. Car l'histoire "du mouvement ouvrier-syndicaliste" comporte une charge idéologique conduisant à des simplifications outrées qui gomment les traits humains du profil de l'ouvrière même.

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Les sources utilisées ici pour décrire la physionomie de l'ouvrière dans l'industrie et l'artisanat sont diverses, hétérogènes et éparpillées. Le plus souvent, elles résultent des "autres", des vecteurs officiels et des sujets de la classe bourgeoise qui interviennent dans son environnement humain: l'image de l'ouvrière se forme toujours par l'intermédiaire de tiers. On la repère sans cesse mêlée à d'autres formations sociales, le plus souvent en dehors du monde du travail à proprement parler, lorsqu'on essaie de montrer son image à travers la diversité des comportements et mentalités d'autres classes sociales. Si l'on prend comme critère le caractère des sources par rapport aux formations idéologiques et aux systèmes de valeurs qu'elles reflètent, on peut diviser celles-ci en deux grandes catégories: les sources "indépendantes" et les autres qui produisent un discours idéologique sur le travail des femmes. Ainsi avons-nous d'un côté les statistiques, les lois, les décrets royaux, l'archive de l'entreprise, — de l'autre, les archives des associations de bienfaisance, les Rapports du personnel de l'Inspection du Travail, les articles dans la presse et les revues qui s'expriment sur le travail féminin mais également les bulletins communiqués aux journaux par la police, qui commentent l'ouvrière à travers des événements qui sortent des limites de la quotidienneté. Le passage incessant de l'objectivité des chiffres à la subjectivité des personnes gérant le discours sur l'ouvrière et vice-versa, nous a conduit à décrire les mécanismes économiques auxquels est intégré le travail des femmes et à interpréter conduites et mentalités.

On se demande quelle pourrait être la place de ce livre dans la bibliographie europeènne de la question du travail féminin, et plus particulièrement du travail et de la vie sociale de la jeune ouvrière. La réponse n'est pas facile mais on croit que cette recherche, dans la mesure du possible, s'inscrive dans le sillage de l'historiographie europeènne, française et italienne surtout, ou les aspects partiels de cette problématique ont fait depuis longtemps l'object de grandes synthèses historiques. Puisque, avec un écart de deux ou trois décennies sont apparues dans la société hellénique des phénomènes analogues avec ceux des sociétés europeènnes. On imagine que ce livre pourrait être utile à l'historien comparatiste qui cherche à étudier les effets de l'industrialisation de la périphérie europeènne et plus spécialement les retombées de l'expansion du travail féminin sur la cohésion sociale du pays concerné.

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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Σελ. 357

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4. Η εργάτρια των κλωστοϋφαντουργείων ...................... 63

Από το μεταξουργείο στο κλωστοϋφαντουργείο ....... 63

Η ηλικία ...................................... 65

Το μέγεθος και η γεωγραφική συγκέντρωση των επιχειρήσεων κλωστοϋφαντουργίας................... 67

Οι θέσεις εργασίας .............................. 70

Συνθήκες εργασίας .............................. 70

Το ωράριο εργασίας ............................. 76

Η αμοιβή ..................................... 80

5. Οι καπνεργάτριες........................................ 88

Η εμπορική και η βιομηχανική επεξεργασία του καπνού

και η διαμόρφωση των θέσεων εργασίας ......... 88

Οι καπνεργάτριες σε αριθμούς..................... 91

Συνθήκες εργασίας .............................. 94

Οι κοινωνικοί αγώνες............................ 97

6. Η εργάτρια της πιλοποιίας ................................ 98

Από το φέσι στο ευρωπαϊκό πίλο .................. 98

Προσδιορίζοντας το εργασιακό προφίλ της εργάτριας: ο

χώρος και οι συνθήκες εργασίας................ 101

Η ηλικία της εργάτριας πιλοποιίας................. 106

Η αμοιβή ..................................... 108

7. Οι εργάτριες στη χαρτοποιία .............................. 111

Το εργασιακό καθεστώς.......................... 114

Περί του βιομηχανικού καταστήματος «Νικόλαος Ασπιώ

της-ΕΛΠΙΣ»................................ 119

8. Οι εργάτριες της βελόνας: μοδίστρες, ασπρορουχούδες .......... 124

Η πολυμορφία και οι διαφοροποιήσεις .............. 124

Στο χώρο του εργαστηρίου ....................... 131

Η μοδίστρα στα μάτια των «άλλων» ............... 136

9. Η ραπτομηχανή......................................... 138

10. Η εργασία φασόν........................................ 141

Στα χρόνια του πολέμου ......................... 141

Στον καιρό της ειρήνης .......................... 149

ΚΕΦΑΛΑΙΟ ΤΡΙΤΟ

ΔΥΟ ΑΠΟΚΛΙΝΟΥΣΕΣ ΠΡΟΤΑΣΕΙΣ ΓΙΑ ΤΗ ΓΥΝΑΙΚΕΙΑ ΕΡΓΑΣΙΑ ΣΤΙΣ ΑΠΑΡΧΕΣ ΤΗΣ ΕΚΒΙΟΜΗΧΑΝΙΣΗΣ. Ο ΘΕΣΜΙΚΟΣ ΚΑΙ Ο ΦΙΛΑΝΘΡΩΠΙΚΟΣ ΛΟΓΟΣ

σ. 153-178

1. Ο θεσμικός λόγος ....................................... 155

Το «άβατον» των εργοστασίων .................... 157

Και η φωτογραφία στην υπηρεσία της εκβιομηχάνισης . 158 Οι γυναίκες προσελκύονται στη βιομηχανία .......... 159

Σελ. 358
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Η θητεία στο εργοστάσιο και η προίκα ..........................161

Η φίλεργος και η παρασιτική πόλη ................................163

2. Ο φιλανθρωπικός λόγος................................... 164

Οι χειραφετημένες ............................................................164

Η «ορθόδοξη» φιλανθρωπία και τα λαϊκά στρώματα . . . 167

Ο αστικοφιλελεύθερος φιλανθρωπικός λόγος....................168

Το Άσυλον της Αγίας Αικατερίνης..................................170

Σε αναζήτηση της οικογένειας..........................................172

Η εργασία στο σπίτι ........................................................174

Το «κουτί της Πανδώρας» και η μικρέμπορος του δρόμου . 175

Ο κίνδυνος της «αψύχου μηχανής» ..................................176

ΚΕΦΑΛΑΙΟ ΤΕΤΑΡΤΟ

Ο ΦΙΛΑΝΘΡΩΠΙΚΟΣ ΙΣΤΟΣ ΚΑΙ Η ΧΕΙΡΟΤΕΧΝΙΚΗ «ΒΙΟΜΗΧΑΝΙΑ»

σ. 179-202

1. Στον αστερισμό της φιλανθρωπίας ....................................................181

2. Σύλλογος Κυριών υπέρ της Γυναικείας Παιδεύσεως........................182

3. Το Εργαστήριον Απόρων Γυναικών ..................................................186

4. Εργαστήριον Απόρων Γυναικών εν Θεσσαλία ..................................194

ΚΕΦΑΛΑΙΟ ΠΕΜΠΤΟ ΤΟ ΕΚΠΑΙΔΕΥΤΙΚΟ ΠΛΑΙΣΙΟ

σ. 203-269

1. Η εκπαίδευση των κοριτσιών .............................. 205

2. Κυριακά Σχολεία: Ο μετασχηματισμός της μόρφωσης σε επάγγελμα 211

3. Το Κυριακόν Σχολείον των Τεχνών ......................... 214

4. Η Σχολή της Κυριακής των Απόρων Γυναικών και Κορασιών

του Λαού .............................................. 215

5. Το αδιέξοδο των γυναικείων επαγγελμάτων .................. 220

6. Η Οικοκυρική και Επαγγελματική Σχολή της Ενώσεως των Ελληνίδων ................................................ 223

7. Το Κυριακόν Σχολείον του εν Πειραιεί Συνδέσμου των Κυριών προς Προστασίαν της Εργάτιδος ........................... 240

8. Από τη φιλανθρωπία στην κοινωνική πρόνοια: Το Κυριακόν Σχολείον Εργατριών του Εργατικού Κέντρου Αθηνών.............. 257

ΚΕΦΑΛΑΙΟ ΕΚΤΟ ΣΥΝΘΗΚΕΣ ΖΩΗΣ

σ. 271-296

1. Η κατοικία της εργάτριας................................. 273

Σελ. 359
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2. Οι συνθήκες διαβίωσης και ο κίνδυνος των μολυσματικών ασθενειών 279

3. Η πολυτέλεια του φτωχού: Η καθαριότητα της νέας εργάτριας στον πατερναλιστικό λόγο του 19ου αιώνα................................................281

4. Η διατροφή ........................................................................................287

5. Οι αργίες και οι διασκεδάσεις............................................................292

ΣΥΜΠΕΡΑΣΜΑΤΑ σ. 297-300

ΠΑΡΑΡΤΗΜΑ (ΠΙΝΑΚΕΣ 1-12) σ. 303-328

ΚΑΤΑΛΟΓΟΣ ΔΙΑΓΡΑΜΜΑΤΩΝ ΚΑΙ ΠΙΝΑΚΩΝ σ. 329-330

ΒΙΒΛΙΟΓΡΑΦΙΑ σ. 331-340

ΓΕΝΙΚΟ ΕΥΡΕΤΗΡΙΟ σ. 341-350

ΠΕΡΙΛΗΨΗ (RÉSUMÉ) σ. 351-355

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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Σελ. 362
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ΤΟ ΒΙΒΛΙΟ ΤΗΣ ΖΙΖΗΣ ΣΑΛΙΜΠΑ ΓΥΝΑΙΚΕΣ ΕΡΓΑΤΡΙΕΣ ΣΤΗΝ ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΒΙΟΜΗΧΑΝΙΑ ΚΑΙ ΣΤΗ ΒΙΟΤΕΧΝΙΑ (1870-1922) ΤΡΙΑΚΟΣΤΟ ΕΒΔΟΜΟ ΔΗΜΟΣΙΕΥΜΑ ΤΟΥ ΙΣΤΟΡΙΚΟΥ ΑΡΧΕΙΟΥ ΕΛΛΗΝΙΚΗΣ ΝΕΟΛΑΙΑΣ ΣΤΟΙΧΕΙΟΘΕΤΗΘΗΚΕ ΚΑΙ ΤΥΠΩΘΗΚΕ ΣΤΟ ΤΥΠΟΓΡΑΦΕΙΟ ΜΑΝΟΥΤΙΟΣ (Χρίστος Γ. Μανουσαρίδης)

ΤΗΣ ΚΟΤΙΝΟΣ Α.Ε. ΤΟΝ ΙΟΥΝΙΟ ΤΟΥ 2003 ΜΕ ΕΠΙΜΕΛΕΙΑ ΚΑΙ ΔΙΟΡΘΩΣΕΙΣ ΜΑΡΙΑΣ ΜΑΥΡΟΕΙΔΗ ΓΙΑ ΛΟΓΑΡΙΑΣΜΟ ΤΗΣ ΓΕΝΙΚΗΣ ΓΡΑΜΜΑΤΕΙΑΣ ΝΕΑΣ ΓΕΝΙΑΣ

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

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ΙΣΤΟΡΙΚΟ ΑΡΧΕΙΟ ΕΛΛΗΝΙΚΗΣ ΝΕΟΛΑΙΑΣ

1. Πρακτικά του Διεθνούς Συμποσίου Ιστορικότητα της παιδικής ηλικίας και της νεότητας, τ. Α'-Β', 1986, σ. 725.

2. Σιδηρούλα Ζιώγου-Καραστεργίου, Η Μέση Εκπαίδευση των κοριτσιών στην Ελλάδα (1830-1893), 1986, σ. 467.

3. Γιώργος Παπαγεωργίου, Η μαθητεία στα επαγγέλματα (16ος-20ός αι.), 1986, σ. 192.

4. Ματούλα Τομαρα-Σιδέρη - Νίκος Σιδέρης, Συγκρότηση και διαδοχή των γενεών στην Ελλάδα του 19ου αιώνα: η δημογραφική τύχη της νεότητας, 1986, σ. 231.

5. Κώστας Τσικνάκης, Ελληνικός νεανικός τύπος (1915-1936). Καταγραφή, 1986, σ. 804.

6. Actes du Colloque International Historicité de l'enfance et de la jeunesse, 1986, σ. 709.

7. José Gentil da Silva, L'historicité de l'enfance et de la jeunesse dans la production historique récente, 1986, σ. 119.

8. Ελένη Καλαφάτη, Τα σχολικά κτίρια της πρωτοβάθμιας εκπαίδευσης (1821-1929). Από τις προδιαγραφές στον προγραμματισμό, 1988, σ. 278 + 88 πίνακες.

9. Αλεξάνδρα Μπακαλάκη -Ελένη Ελεγμίτου, Η εκπαίδευση «εις τα του οίκου» και τα γυναικεία καθήκοντα (1830-1929), 1987, σ. 302.

10. Οντέτ Βαρών, Ελληνικός νεανικός τύπος (1941-1945). Καταγραφή, τ. Α'-Β', 1987, σ. ρε'+828.

11. Ελένη Φουρναράκη, Εκπαίδευση και αγωγή των κοριτσιών. Ελληνικοί προβληματισμοί (1830-1910). Ένα Ανθολόγιο, 1987, σ. 630.

12. Μάρθα Καρπόζηλου, Ελληνικός νεανικός τύπος (1830-1914). Καταγραφή, 1987, σ. 205.

13. Ελένη Μαχαίρα, Η Νεολαία της 4ης Αυγούστου. Φωτο-γραφές, 1987, σ. 216.

14. Χρήστος Γ. Κωνσταντινόπουλος, Η μαθητεία στις κομπανίες των χτιστών της Πελοποννήσου, 1987, σ. 136.

15. Βίκυ Πάτσιου, «Η Διάπλασις των Παίδων» (1879-1922). Το πρότυπο και η συγκρότησή του, 1987, σ. 236.

16. Κώστας Σοφιανός, Το νομικό καθεστώς της παιδικής ηλικίας και της νεότητας (18331900), τ. Α'-Β', 1988, σ. ιη'+1055.

17. Δαυίδ Αντωνίου, Τα προγράμματα της Μέσης Εκπαίδευσης (1833-1929), τ. Α', 1987, σ. 759, τ. Β', 1988, σ. 960, τ. Γ', 1989, σ. 487.

18. Χριστίνα Κουλούρη, Ιστορία και Γεωγραφία στα ελληνικά σχολεία (1834-1914). Ανθολόγιο κειμένων - Βιβλιογραφία σχολικών εγχειριδίων, 1988, σ. 789.

19. Πρακτικά του Διεθνούς Συμποσίου Πανεπιστήμιο: Ιδεολογία και Παιδεία. Ιστορική διάσταση και προοπτικές, τ. Α'-Β', 1989, σ. 657.

20. Χαράλαμπος, Χαρίτος, Το Παρθεναγωγείο του Βόλου, 1989, τ. Α', σ. 400, τ. Β', σ. 467. 1989, σ. 404, τ. Β', 1989-1994, σ. 405-687.

21. Αλόη Σιδέρη, Έλληνες φοιτητές στο Πανεπιστήμιο της Πίζας (1806-1861), τ. Α',

1989, σ. 404, τ. Β', 1989-1994, σ. 405-687.

22. P. Moullas, Les concours poétiques de l'Université d'Athènes 1851-1877, 1989, σ. 488.

Σελ. 365
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23. Άννα Αγγελοπούλου - Αίγλη Μπρούσκου, Επεξεργασία παραμυθιακών τύπων και

παραλλαγών AT 700-749 <Γεωργίου Α. Μέγα, Κατάλογος Ελληνικών Παραμυθιών -2>, 1994, σ. 271.

24. Δημήτρης I. Κυρτάτας, Παιδαγωγός. Η ηθική διαπαιδαγώγηση στην ύστερη ελληνική αρχαιότητα, 1994, σ. 183.

25. Βασιλική Μπόμπου-Σταμάτη, Τα καταστατικά του Σωματείου (Nazione) των Ελλήνων φοιτητών του Πανεπιστημίου της Πάδοβας (17ος-18ος αι.), 1995, σ. 215.

26. Anna Angélopoulou - Aegli Brouskou, Catalogue raisonné des Contes Grecs: types et versions AT 700-749 <Archives Georges A. Mégas. Catalogue du Conte Grec - 2>, 1995, σ. 285.

27. Μιχάλης Ρηγίνος, Μορφές παιδικής εργασίας στη βιομηχανία και τη βιοτεχνία (18701940), 1995, σ. 173.

28. Λία Παπαδάκη, Το εφηβικό πρότυπο και η Δελφική Προσπάθεια του Άγγελου Σικελιανού, 1995, σ. 159.

29. Μαρία Κορασίδου, Οι άθλιοι των Αθηνών και οι θεραπευτές τους. Φτώχεια και φιλανθρωπία στην ελληνική πρωτεύουσα το 19ο αιώνα, 1995, σ. 263.

30. Αντωνία Κιουσοπούλου, Χρόνος και ηλικίες στη βυζαντινή κοινωνία. Η κλίμακα των ηλικιών από τα αγιολογικά κείμενα της μέσης εποχής (7ος-11ος αι.), 1997, σ. 167.

31. Γιάννης Κόκκωνας, Οι μαθητές του Κεντρικού Σχολείου (1830-1834), 1997, σ. 809.

32. Χριστίνα Κουλούρη, Αθλητισμός και όψεις της αστικής κοινωνικότητας. Γυμναστικά και αθλητικά σωματεία (1870-1922), 1997, σ. 447.

33. Πρακτικά του Διεθνούς Συμποσίου Οι χρόνοι της Ιστορίας για μια ιστορία της παιδικής ηλικίας και της νεότητας, 1998, σ. 399 + 16 εικόνες.

34. Άννα Αγγελοπούλου - Αίγλη Μπρούσκου, Επεξεργασία παραμυθιακών τύπων και

παραλλαγών AT 300-499 <Γεωργίου Α. Μέγα, Κατάλογος Ελληνικών Παραμυθιών -3>, τ. Α΄-Β', 1999, σ. 975.

35. Δημήτρης Δημητρόπουλος — Ευδοκία Ολυμπίτου, Αρχείο του Κεντρικού Συμβουλίου της ΕΠΟΝ. Συλλογή Αρχείων Σύγχρονης Κοινωνικής Ιστορίας. Κατάλογοι και Ευρετήρια, 2000, σ. 263.

36. Αντωνία Μερτύρη, Η καλλιτεχνική εκπαίδευση των νέων (1836-1945), 2000, σ. 703.

37. Ζιζή Σαλίμπα, Γυναίκες εργάτριες στην ελληνική βιομηχανία και στη βιοτεχνία (18701922), 2002, σ. 366.

38. Μαρία Παπαθανασίου, Μεγαλώνοντας στον ορεινό χώρο: Παιδιά και παιδική ηλικία σε μια κοινότητα της Δωρίδας τις πρώτες δεκαετίες του 20ού αιώνα, 2002.

39. Κώστας Λάππας, Πανεπιστήμιο και φοιτητές στην Ελλάδα κατά τον 19ο αιώνα, 2002.

— Γενική Γραμματεία Νέας Γενιάς, Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας. Μελέτες, Τεκμήρια, Συνέδρια για την Ιστορία της Παιδικής Ηλικίας και της Νεότητας. Ερευνητικό-Εκδοτικό Πρόγραμμα (1983-1989, 1994-2000). cd rom, 2003.

— Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας Γενικής Γραμματείας Νέας Γενιάς, Ερευνητικό Πρόγραμμα. Διεθνή συμπόσια. Διαρκές σεμινάριο. Δημοσιεύματα. 1983-1989, 1994-2003, 2003, σ. 47.

Σελ. 366
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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

Σελ. 367
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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

Σελ. 368
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ΟΠΙΣΘΟΦΥΛΛΟ

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ΟΠΙΣΘΟΦΥΛΛΟ

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    GIZI SALIBA

    FEMMES OUVRIÈRES DANS L'INDUSTRIE ET L'ARTISANAT

    GRECS (1870-1922)

    (Résumé)

    C'est à partir de 1870 que la présence de l'ouvrière devient sensible dans le paysage de la ville néo-hellénique, au moment où les premières usines à vapeur ouvraient leurs portes. Sa physionomie constitue l'un des symboles du développement social et économique. Pour, la Grèce, un pays jeune, situé dans la périphérie de l'Europe, avec un secteur artisanal et industriel négligeable, s'efforçant de briser les structures dominantes de son passé ottoman, le secteur secondaire constitue l'une des conditions préalables à son entrée dans un processus de développement le mettant en correspondance avec les modèles occidentaux.

    A peine arrivée en ville, la paysanne se transforme en ouvrière, et cette conversion s'accompagne de changements radicaux de sa condition, dans son environnement, au travail et en société: du temps agricole au temps industriel, du plein air à l'espace exigu qui lui est imparti à l'usine et à l'atelier, l'ouvrière doit commencer par s'imposer une discipline quant à son propre corps, une règle quant à sa vie quotidienne, à assimiler les contraintes dictées par le monde du travail salarié.

    De l'ouvrière des filatures-tissages, personnage majeur sur la scène de l'emploi, à celle des ateliers de couture, nous avons déployé la toile du travail des femmes, en pénétrant au sein du régime et des conditions de vie qui furent les leurs.

    Nous avons été amenés à une découverte: la pluralité des visages de l'ouvrière. Nous efforçant de retendre la trame de chacun des métiers féminins, nous avons présenté ce visage multiple tel qu'il se dessine à travers la variété des emplois ouvriers. Les femmes se concentrent dans les entreprises de plus de vingt-cinq personnes carastérisées par la mécanisation de la production et la répartition des taches mais également dans les petits ateliers artisanaux. Dans les filatures-tissages, l'industrie du tabac ou celle du papier, elles occupent pour la plupart des places de travail non qualifié. Les petites entreprises du secteur de l'habillement