Συγγραφέας:Παπαγεωργίου, Γιώργος
 
Τίτλος:Η μαθητεία στα επαγγέλματα (16ος-20ός αι.)
 
Τίτλος σειράς:Ιστορικό Αρχείο Ελληνικής Νεολαίας
 
Αριθμός σειράς:3
 
Τόπος έκδοσης:Αθήνα
 
Εκδότης:Γενική Γραμματεία Νέας Γενιάς
 
Έτος έκδοσης:1986
 
Σελίδες:192
 
Αριθμός τόμων:1 τόμος
 
Γλώσσα:Ελληνικά
 
Θέμα:Μαθητεία και εργασία
 
Τοπική κάλυψη:Ελλάδα
 
Χρονική κάλυψη:16ος-20ός αι.
 
Περίληψη:Η παρούσα μελέτη, βασισμένη σε γνωστές αλλά και άγνωστες αρχειακές πηγές, προσπαθεί να αποκρυπτογραφήσει τους μηχανισμούς που διέπουν τα παραδοσιακά συστήματα μαθητείας και να αναζητήσει τους τρόπους προσαρμογής της παιδικής και νεανικής ηλικίας σε αυτά.
 
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L'APPRENTISSAGE

(ΧVI-XXème siècle)

G. PAPAGEORGIOU

Résumé

Cette étude se propose d'examiner l'institution de l'apprentissage. Cette institution, obligatoire pour l'enfant ou le jeune qui voulait exercer un métier, avait en vue l'apprentissage du métier et la transmission des techniques traditionnelles. Grâce à elle, les maîtres préservaient leur position de monopole dans les corporations et les compagnonages puisque cette institution cherchait à détourner et même éloigner les promotions indésirables du personnel d'échelon inférieur.

En gros, on peut distinguer deux degrés dans l'apprentissage: celui de la supposée acquisition de l'art ou du métier (tsirak - apprenti) et celui de la détention des secrets du métier (kalfa - aide).

Comme nous rapprennent les documents relatifs de l'époque, mais aussi la tradition orale, le premier degré de l'apprentissage dans les corporations était long et fatiguant.

C'est à ce degré que se faisait l'entrée du jeune dans la profession. Les conditions de travail, de subsistance et d'existence des apprentis étaient très pénibles. La situation était encore plus désespérante si on considère que parmi les enfants qui étaient envoyés en apprentissage auprès des maîtres au premier degré, la plupart d'entre eux n'avaient pas encore

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dix ans, et par conséquent étaient inaptes au travail.

L'accord était réalisé entre le maître et le tuteur du petit enfant ou un représentant. Cet accord comprenait le temps d'apprentissage obligatoire du jeune, sa rémunération probable ainsi que, le cas échéant, son alimentation et son habillement.

Le temps habituel d'apprentissage était de trois ans (1001 jours), bien que cette durée ait pu différer non seulement d'une corporation à l'autre, mais aussi d'un lieu à l'autre. Généralement, les maîtres étaient absolument libres quant à la fixation de la durée de l'apprentissage et ainsi ils l'établissaient en vue de leurs propres intérêts.

Il importe de signaler ici que les fils des maîtres ainsi que ceux de la parenté jouissaient d'un traitement plus avantageux que les simples apprentis puisque leurs parents veillaient à les faire progresser aussi rapidement que possible, assurant ainsi une succession immédiate.

Le type de travail que l'apprenti offrait au maître à ce degré était tout-à-fait inadapté aux aptitudes corporelles et intellectuelles de leur âge.

Ces jeunes apprentis étaient par exemple obligés de rendre des services, non seulement dans le cadre professionnel de l'atelier, mais aussi dans les maisons où ils exerçaient des tâches purement domestiques. Mais à l'atelier aussi, le maître limitait ses exigences à des travaux domestiques, entendant ainsi garder l'apprenti à l'écart des secrets du métier.

Rien ne déterminait le temps de travail, l'horaire habituellement dépassait les 10-12 heures et approchait souvent, et même dépassait les 15-16 heures. Ce fait, joint aux pitoyables conditions d'existence et à l'alimentation, influait sur la conformation physique des apprentis qui étaient pour la plupart chétifs et maladifs, et les conduisait souvent à la mort.

Le système éducatif comprenait aussi différentes punitions imposées par les maîtres. Ceux-ci avaient plein pouvoir et

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toute liberté quant au type et à l'étendue de la punition, ce qui rendait très difficile la position de l'apprenti; c'est pourquoi nombre d'entre eux se trouvaient contraints de quitter leur maître afin de rester saufs.

Les obligations de l'apprenti en vue de son passage au degré de kalfa n'étaient habituellement pas déterminées avec clarté dans les règlements des corporations. Le maître agissait toujours en se basant presque exclusivement sur les qualités psychiques et les mérites de son candidat, et non sur ses aptitudes professionnelles.

L'attitude positive ou négative du maître jouait donc un rôle décisif dans l'évolution régulière ou non des apprentis qui provenaient de familles n'appartenant pas à des corporations.

Au cours du deuxième et dernier degré d'apprentissage, l'élève offrait des services plus substantiels à son maître, et en même temps il améliorait sa situation du point de vue professionnel et social, même s'il n'était pas encore considéré comme membre officiel de la corporation.

La durée du service en tant que kalfa, tout comme précédemment dans le cas du tsirak, n'était pas juridiquement fixée. Tout dépendait des usages des corporations locales et des accords passés entre les maîtres et les kalfas (aides).

La durée du travail journalier dépassait les limites de l'endurance humaine à cet âge-là. Les excès quant à ce sujet provoquèrent l'étonnement de voyageurs étrangers de l'époque. Parfois, et pour différentes raisons, leur horaire de travail se trouvait prolongé pendant la nuit.

Les conditions de travail et d'existence ne différaient guère de celles du degré d'apprentissage précédent. Mêmes ateliers bas, sombres, humides et sales constituaient un environnement étouffant et insalubre. Avec en plus la mauvaise alimentation et l'excès de travail, ces conditions entraînaient des conséquences fâcheuses sur la santé des kalfas qui

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présentaient un indice élevé de maladies à ce degré professionnel.

L'obligation, mais aussi l'habitude pour le kalfa de rester près de son maître après sa promotion de tsirak en aide, limitait encore plus son indépendance. II continuait ainsi à travailler dans les mêmes conditions inacceptables, presque gratuitement, ou bien pour une bien mince rémunération.

Il y avait deux sortes de rémunération pour les kalfas, l'une annuelle et l'autre à la pièce.

La dernière épreuve, mais la plus décisive durant toute la durée de l'apprentissage était la promotion du degré de kalfa à celui de maître. Le résultat des examens auxquels il était appelé à se soumettre devait permettre d'apprécier combien ses connaissances professionnelles pourraient l'amener jusqu'au degré supérieur dans la profession. Son importance était donc déterminante pour sa carrière future.

Pour que le kalfa puisse se présenter aux examens, il fallait tout d'abord que parvienne à la corporation la motion de l'instructeur, dans laquelle il certifiait que son aide pouvait exercer l'art ou le métier étant donné qu'il avait accompli avec succès son cycle d'instruction.

Quand les examens avaient été passés avec succès, le kalfa était proclamé maître et devenait membre officiel de la corporation après avoir payé une somme fixe appelée testir pour la concession du permis d'inscription.

Le décernement du titre de maître comportait deux phases: l'une était la remise de la ceinture de maître au candidat et l'autre le divertissement avec ses autres compagnons de métier.

On est en droit de s'attendre à ce qu'après l'obtention du permis d'inscription, il puisse partager tous les problèmes et à ce que le jeune maître puisse ouvrir un nouvel atelier sous sa propre responsabilité. Mais peu de kalfas connaissaient ce cours régulier des choses.

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C'était entre autres les maigres rémunérations qui faisaient marquer un point d'arrêt dans l'évolution normale des apprentis, parce que leur était ainsi ôtée toute possibilité d'épargne. Ils se présentaient donc économiquement sans ressources, ce qui remettait obligatoirement à plus tard le travail autonome ou bien affaiblissait leur force concurrentielle sur le marché.

En peu de mots, on pourrait dire que les deux degrés d'apprentissage constituaient une dure épreuve, aussi bien corporellement qu'intellectuellement pour l'apprenti qui n'avait pas la possibilité de choisir et était contraint de survivre en supportant patiemment la continuelle oppression arbitraire et l'exploitation de son maître instructeur.

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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

Σελ. 188
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ΠΕΡΙΕΧΟΜΕΝΑ

Προλεγόμενα 7

Βραχυγραφίες 10

Εισαγωγή 11

ΚΕΦΑΛΑΙΟ Α΄

ΤΣΙΡΑΚΙ - Α΄ ΣΤΑΔΙΟ ΜΑΘΗΤΕΙΑΣ 17

1. Είσοδος στο επάγγελμα - Ηλικία 21

2. Γεωγραφική και κοινωνική προέλευση των μαθητευομένων 30

3. Είδη και διάρκεια μαθητείας 34

4. Είδος εργασίας 44

5. Ώρες εργασίας 53

6. Αμοιβές 56

7. Διατροφή και διαβίωση 60

α) Διατροφή 60

β) Διαβίωση 62

8. Ποινές - Εγκατάλειψη των μαστόρων 65

9. Πέρασμα στη βαθμίδα του κάλφα 70

ΚΕΦΑΛΑΙΟ Β΄

ΚΑΛΦΑΣ - Β΄ ΣΤΑΔΙΟ ΜΑΘΗΤΕΙΑΣ 75

1. Διάρκεια καλφικής υπηρεσίας - Ηλικία 77

2. Είδος, χρόνος και συνθήκες εργασίας 80

3. Αμοιβές 86

Σελ. 189
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4. Σπάσιμο (διακοπή) συμφωνίας - Εγκατάλειψη των μαστόρων 95

5. Διαπαιδαγώγηση του κάλφα - Ποινές 97

6. Απόκτηση μαστοριάς 99

Διαπιστώσεις και συμπεράσματα 121

Παράρτημα 123

1. Έγγραφα 125

2. Πίνακες 151

Βιβλιογραφία 163

Γενικό ευρετήριο 171

Résumé 183

ΧΑΡΤΕΣ

Πόλεις όπου υπήρχαν συντεχνίες 24-25

Περιοχές που έδωσαν συντροφίες κτιστών 40-41

ΕΙΚΟΝΕΣ

Είσοδος Τούρκου μαθητευόμενου σε συντεχνία 27

Υπαίθριος κουρέας με το τσιράκι του 49

Αντίγραφο από τον Κώδικα του Ελμπασάν 73

Το φερμάνι του Μουσταφά του Γ΄ στα 1773 137

Σελ. 190
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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

Σελ. 191
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ΤΟ ΒΙΒΛΙΟ ΤΟΥ ΓΙΩΡΓΟΥ ΠΑΠΑΓΕΩΡΓΙΟΥ

Η ΜΑΘΗΤΕΙΑ ΣΤΑ ΕΠΑΓΓΕΛΜΑΤΑ

ΤΡΙΤΟ ΔΗΜΟΣΙΕΥΜΑ ΤΟΥ

ΙΣΤΟΡΙΚΟΥ ΑΡΧΕΙΟΥ ΕΛΛΗΝΙΚΗΣ ΝΕΟΛΑΙΑΣ

ΣΤΟΙΧΕΙΟΘΕΤΗΘΗΚΕ ΣΤΗ ΜΟΝΟΤΥΠΙΑ

ΑΔΕΛΦΩΝ ΠΑΛΗΒΟΓΙΑΝΝΗ

ΣΕΛΙΔΟΠΟΙΗΘΗΚΕ ΚΑΙ ΤΥΠΩΘΗΚΕ

ΣΤΟ ΤΥΠΟΓΡΑΦΕΙΟ ΜΑΝΟΥΤΙΟΣ

ΤΟΥ ΧΡΙΣΤΟΥ ΜΑΝΟΥΣΑΡΙΔΗ

ΤΟΝ ΙΟΥΝΙΟ ΤΟΥ 1986

ΓΙΑ ΛΟΓΑΡΙΑΣΜΟ ΤΗΣ

ΓΕΝΙΚΗΣ ΓΡΑΜΜΑΤΕΙΑΣ ΝΕΑΣ ΓΕΝΙΑΣ

Σελ. 192
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ΟΠΙΣΘΟΦΥΛΛΟ

Σελ. 193
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ΟΠΙΣΘΟΦΥΛΛΟ

Σελ. 194
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    L'APPRENTISSAGE

    (ΧVI-XXème siècle)

    G. PAPAGEORGIOU

    Résumé

    Cette étude se propose d'examiner l'institution de l'apprentissage. Cette institution, obligatoire pour l'enfant ou le jeune qui voulait exercer un métier, avait en vue l'apprentissage du métier et la transmission des techniques traditionnelles. Grâce à elle, les maîtres préservaient leur position de monopole dans les corporations et les compagnonages puisque cette institution cherchait à détourner et même éloigner les promotions indésirables du personnel d'échelon inférieur.

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