Creator/Author:Βαρών, Οντέτ
 
Title:Greek Youth Press (1941-1945)
 
Subtitle:A Census
 
Title of Series:Historical Archive of Greek Youth
 
Nr. within series:10
 
Place of Publication:Athens
 
Publisher:General Secretariat for Youth
 
Date of Publication:1987
 
Pagination:828
 
Nr. of vol.:2 volumes
 
Language:Greek
 
Subject:Bibliography
 
Youth publications
 
Spatial coverage:Greece
 
Temporal coverage:1941-1945
 
Description:La PRESSE des JEUNES en GRECE (1941 - 1945) Un RECENSEMENT CADRE GENERAL de la RECHERCHE Dans le cadre du programme des "Archives historiques de la jeunesse grecque", inauguré par le Sous-secrétariat à la Jeunesse en 1983, il a été prévu de dresser un inventaire des publications pour les jeunes depuis la constitution de l'état grec jusqu'à nos jours. Ce recensement s'est proposé de constituer des corpus de journaux et revues publiés, dus à la jeunesse ou s'adressant à elle. Le critère retenu étaIt une référence claire aux jeunes, que ce soit dans le titre ou le sous-titre, ne prenant pas en compte des publications qui sont tout simplement publiées pour des jeunes, mais celles aspirant soit à s'adresser aux jeunes, soit mettant en avant le statut juvénile de leurs rédacteurs. En fin de compte, toute publication utilisant le statut de jeunesse comme moyen particulier de communication, celles-ci pouvant être littéraires, religieuses, estudiantines, scoutes ou appartenir à des jeunesses politiques. L'objectif de la constitution de cet inventaire est de venir à l'appui d'une approche du phénomène de l'âge jeune, au sens que ces publications recèlent des documents sur la double dimension de celui-ci : c'est à dire l'image que les jeunes ont d'eux-mêmes, et la façon dont les adultes les perçoivent, s'adressant à eux. Une fiche a été créée pour chacune de ces publications, définissant l'identité de celle-ci, c'est à dire : titre, sous-titre, exergue, lieu de publication et d'imprimerie, éditeur et directeur, tirage, prix, format, nombre de pages. Hormis les éléments purement bibliographiques ci-dessus, une description du périodique est établie, basée sur une caractéristique comportant des extraits des rédacteurs eux-mêmes sur les buts du périodique ; elle inclut également une mention analytique du sommaire et des rédacteurs. Les numéros de chaque périodique sont ensuite localisés dans les bibliothèques (publiques ou privées), la première page du premier numéro est photographiée et souvent reproduite dans le livre. En parallèle, une recherche concernant la bibliographie y afférant est effectuée et cette bibliographie est mentionnée au bas de la fiche. Il est à noter que sur ce point se fait ressentir le manque de telles recherches bibliographiques systématiques, ainsi que des études scientifiques autour du phénomène de la presse. L'édition de la recherche consiste à la publication des fiches (ordre alphabétique et chronologique), avec une introduction et différents tableaux et index, afin de mieux appréhender la masse des informations. La reproduction de la première page du premier numéro (ou d'une couverture) accompagne souvent la publication. Par son côté éphémère, qui conjointement à l'actualité et à large diffusion qui lui est propre, la publication périodique, revue ou journal, est un des moyens par excellence qui correspond au désir d'expression et de communication de la jeunesse. Elle reflète et façonne en même temps des courants politiques culturels ou autres des jeunesses de l'avant-garde qui trouvent de la sorte un moyen d'expression. Là où les autres voies sont barrées et les obstacles insurmontables, la presse offre toujours cette possibilité d'une expression différente, moins contrôlée.
La PRESSE des JEUNES (1941 - 1945) Les publications de la jeunesse constituent pendant l'occupation de la Grèce par les nazis (avril '41 - octobre '44) un phénomène à part, entièrement déterminé par les conditions spéciales qui y régnaient. Dès avril '41, date où s'ébauche le mouvement de résistance de la jeunesse dans sa première forme spontanée, la publication d'une presse clandestine en est l'une de ses premières manifestations. L'itinéraire du mouvement de la jeunesse est inextricablement associé à la presse clandestine anti-fasciste, elle sert de voie principale de communication avec la jeunesse à laquelle il s'adresse ; la presse reflète tour à tour l'attitude de la jeunesse, enregistre ses frémissements et sa sensibilité. Tout ceci s'effectue dans une période de grands changements pour la jeunesse, où une prise de conscience nouvelle imprègne des couches de plus en plus larges de celle-ci. C'est justement cette conscience nouvelle, la "conscience résistante", qui constitue le fil conducteur de la presse pour les jeunes ; elle traverse tous les aspects de la vie, le quotidien le plus trivial, les mentalités, les conceptions ; elle marque profondément de son sceau la jeunesse de cette époque. L'effort de survie quotidien empreinte désormais des voies différentes, la tentative de solution individuelle des problèmes de tous les jours est quasiment vouée à l'échec. Les circonstances incitent aux regroupements et occasionnent un esprit nouveau de solidarité. Des différents s'aplanissent, des ponts sont jetés entre des couches de la société qui, jusqu'alors, n'avaient pas eu la volonté de communiquer. Quelques interdits sont levés, ailleurs de nouvelles barrières s'élèvent et de toutes façons, les mentalités changent. Le terrain est propice aux aspirations et aux idéologies les plus diverses, lesquelles se proposent de construire une société nouvelle. Cette aspiration avait déjà clairement pris forme bien avant la libération. De nouvelles valeurs se substituent aux anciennes, des croyances ancestrales sont renversées et, sur des questions cruciales, des ruptures naissent d'avec les mentalités d'antan. Parmi ces questions, une est à citer, en particulier, offrant un exemple des plus nets d'un renversement dans les conceptions. Il s'agit de la place de la femme dans la société, de son rôle et de ses propres caractéristiques. La jeune fille qui prend contact avec le mouvement en adhérant à une organisation voit s'ouvrir devant elle des voies nouvelles. Ses horizons s'élargissent, des champs d'activité nouveaux lui sont offerts dans lesquels elle ne tardera pas à faire la preuve de ses capacités. Nombreux sont, dans ces publications, les textes qui, rédigés par des jeunes femmes, se réfèrent à leur lutte pour la "double" libération : elles tentent de formuler la façon dont elles la vivent et l'imagine. Ceci n'est qu'une des composantes du phénomène global définissant une prise de conscience nouvelle de la jeunesse. Une approche de la presse pour jeunes de cette époque permet d'observer plus avant certaines dimensions de ce phénomène complexe. La presse est un outil de travail adéquat qui, de par sa nature immédiate et éphémère, peut beaucoup mieux que d'autres formes d'expression, révéler l'apparition de changements dans leur cours et cristalliser leurs étapes successives. L'idéologie apte à recevoir le phénomène nouveau était, assurément, celle de la gauche. Par son intervention pertinente, la gauche gagne à sa cause des jeunes de plus en plus nombreux lesquels trouvent, en son sein, un débouché à leur désir d'action et d'interventions efficaces. Ce phénomène n'échappe pas à la gauche, elle se rend compte que l'EAM (Front National de Libération) des jeunes, né de l'OKNE au début de l'occupation, ne représente pas le cadre le plus adéquat. C'est ainsi que le 23 février 1943 est créée l'EPON (Organisation Unifiée Panhellénique des Jeunes) par auto-dissolution de l'EAM des jeunes et l'intégration de quelques autres organisations résistantes de jeunesse. Ce cadre nouveau est apte à canaliser le raz-de-marée des jeunes et à mobiliser leur désir de résistance ; l'EPON a bien saisi le message de l'époque, ce qui expliquera son essor fulgurant. Ici, il convient de souligner le fait historique constitué par le fait que l'EPON s'adressait tant aux garçons qu'aux filles, et que les cadres qui arrivaient au village étaient souvent des filles. De ce fait, l'EPON est la première organisation qui réussit à briser le tabou qui empêchait, jusque-là, les filles des villes de province et plus encore des villages, d'appartenir à une organisation. L'événement a son importance spécifique du point de vue de l'histoire des femmes : les filles deviennent en quelque sorte, socialement, l'égale des garçons puisqu'elles accomplissent des missions équivalentes et partagent avec eux les mêmes tâches ; ceci dans une société qui jusque-là n'avait pas encore véritablement contesté la prédominance masculine. Cette génération de jeunes femmes va mûrir et passer à l'âge adulte en rompant avec la tradition d'infériorité envers le monde masculin ; de même, les jeunes hommes se trouvent obligés de reconnaître et d'estimer le courage et l'intelligence de leurs camarades féminines. Un nouveau type de complicité s'installe entre les deux sexes. Il est évident que les mentalités ne se modifient pas aussi rapidement, mais cette période a été le point de rupture avec la mentalité de totale prédominance masculine. Après la guerre, la société grecque entrera petit à petit dans ce concept d'égalité entre hommes et femmes des sociétés modernes ; un point encore, déclenché dans le contexte de la Résistance, militant pour sa modernité. Bien que la presse pour jeunes soit apparue dès les premiers mois de l'occupation, elle va culminer à partir de la création de l'EPON. Parmi 400 titres de publications relevés jusqu'ici, 264, soit 66 % d'entre-eux, constituent des publications de l'EPON. Les titres restants correspondent, soit à d'autres organisations de gauche, la plupart absorbées plus tard par l'EPON, soit à des organisations de droite, soit enfin à des éditions autonomes ayant un caractère tout autre. Il faut distinguer ainsi trois grandes catégories dans les publications de cette période : des publications des organisations résistantes de gauche (la plus grande partie revenant à l'EPON), des publications d'organisations résistantes provenant de la droite et du centre (en plus petit nombre) et des publications indépendantes. Cette troisième catégorie consiste en feuilles éditées, surtout par de jeunes étudiants ou intellectuels témoignant de tendances et de préoccupations intellectuelles de l'avant-garde politique et idéologique de la jeunesse ; elle reflète également de manière très vivante, l'ensemble de la vie étudiante et de la situation dans les universités. Leur position idéologique est généralement de gauche, sans pourtant se réclamer d'organisations précises. Cette dernière catégorie de publications représente 48 éditions (12 %). Un calcul effectué de 1941 à 1945 sur les publications de jeunes parues, permet de dresser le tableau ci-dessous : Pour les années Nb. de publications Pourcentages 1941 10 2,50 % 1942 23 5,75 % 1943 135 33,75 % 1944 163 40,75 % 1943 ou 1944 36 9,00 % 1945 33 8,25 % Total : 400 titres 100 % La presse résistante, et de ce fait clandestine, occupe la place majeure dans la période examinée. 352 publications sur un total de 400, c'est à dire que 88 % d'entre-elles, appartiennent à des organisations de résistance de la jeunesse. 40 organisations ont été dénombrées jusqu'ici, ayant pour premier objectif la libération du pays ; l'ensemble des journaux et périodiques publiés par ces organisations peut être divisé en deux groupes : . 79 %, pour la presse des organisations de gauche . 21 % pour la presse des autres organisations. 74 publications appartenant aux organisations de jeunesse, provenant du centre et de la droite ont été comptabilisées, parmi lesquelles l'on peut nommer : Jeunesse Royaliste de Grèce (BNE), Union des Jeunes Royalistes-nationalistes (EBEN), Union Nationaliste de Jeunes (EDN), Organisation des Jeunesses Nationales Unifiées (OEEN), Union Panhellénique des Jeunes Combattants (PEAN) et Brigade Sacrée (IT)... Certaines de ces organisations, comme les deux premières mentionnées, étaient de petits groupes, peu populaires, formées de jeunes gens royalistes et de tendance vers l'extrême droite. Ces organisations ont souvent, par la suite, collaboré avec le pouvoir nazi. D'autres par contre, comme la PEAN et la IT, sont de véritables organisations résistantes de jeunes aux opinions politiques démocrates. La publication principale de PEAN était le journal "Doxa" (La Gloire), qui publia sans interruption 100 numéros et, fut l'un des journaux clandestins les plus importants. Ellhnika Neiata (Jeunesses grecques) de l'IT, connurent environ 25 numéros et Megalh EllaV (Grande Grèce), organe du Comité Central de l'EDEE, environ 100 numéros. Les autres journaux de ce groupe ne connaîtront qu'un nombre infime de numéros. Selon la remarque de N. Anagnostopoulos, dans sa préface à ParanomoV TupoV 1941 - 1944 (p. 13) : "La presse de droite fut minime. Par contre, la presse clandestine de gauche avait tout submergé". Il apparaît donc clairement que la droite a sous-estimé le rôle de l'imprimé, en particulier, celui pour les jeunes. Quant aux deux ou trois journaux mentionnés ci-dessus, ils paraîssent tous à Athènes, la presse de droite n'ayant jamais atteint la province. N. Anagnostopoulos remarque à ce propos que : "Il n'y a pas de doute que la presse de droite était aussi représentée, mais elle n'est pas sortie d'Athènes, à l'opposé de celle de gauche" (ibid., p. 13). Il convient donc de relever, sur la question de la presse, une approche radicalement différente, selon que les organisations de jeunesse soient de droite ou de gauche. Au niveau du mouvement résistant des jeunes, la création à l'initiative de la gauche en Février 1943 de l'organisation la plus importante, l'EPON (Organisation Unifiée Panhellénique des Jeunes), a marqué une étape significative, elle a permis d'une part l'évolution quantitative de l'organisation, faisant basculer le mouvement de minorité vers un mouvement de masse, et de l'autre une étape qualitative, qui a profondément changé l'état d'esprit et le sens de l'engagement. L'implication de la gauche et du parti communiste grec au mouvement de la Résistance a été très forte dès le début de l'Occupation (Avril '41). En cela le procédé a été semblable aux autres pays : en général les partis communistes ont pris en protagonistes la relève du mouvement résistant et notamment après l'envahissement de l'Union Soviétique en Juin '41. L'idéologie apte à recevoir le phénomène résistant était naturellement celle de la gauche. L'EAM des jeunes (Front National de Libération), né en Février 1942, comme jeunesse de l'EAM, avait préparé le terrain mais ne suffisait plus. En Février '43 survient un moment crucial pour le mouvement de jeunesse résistant : "l'émancipation", en quelque sorte, de la jeunesse par sa propre décision. Emancipation par rapport à l'EAM, puisque dans le nouveau schéma , l'EPON constituera une des organisations qui participeront à part entière dans l'EAM et non plus dans "sa" jeunesse, en quelque sorte subordonnée. Emancipation aussi par rapport à la tradition communiste, également prédominante dans l'EAM. L'EAM des jeunes se présentait comme un "front" constitué de diverses organisations, lesquelles gardaient parallèlement leur identité et leur fonctionnement intact. Contrairement à cela, l'EPON ne constituait pas un front, mais une organisation générée par la fusion de nombreuses autres organisations lesquelles, dès lors où elles s'intégraient dans l'EPON, étaient absorbées par elle et cessaient d'exister en tant que telles. L'EPON est parmi les organisations de gauche, celle qui édite le plus grand nombre de publications. La presse de l'EPON constitue en elle-même un phénomène à part ; on peut le constater à partir du volume qu'elle représente par rapport aux autres publications. Parmi les 400 titres que la bibliographie, 264 proviennent de l'EPON. Nous ne possédons que pour très peu d'entre elles des séries complètes, pour d'autres, nous ne possédons que des numéros isolés, nombreuses étant celles représentées par 2 ou 3 numéros seulement. La constitution d'un corpus des publications présente de nombreuses difficultés, cela provenant du fait que les bibliothèques publiques officielles, c'est à dire la Bibliothèque Nationale de Grèce (EBE), la Bibliothèque du Parlement (BB) et la Bibliothèque Bénaki, ne disposent que de rares exemplaires. Considèrant que la partie la plus importante de ces publications fut diffusée en province, par le fait même des conditions de clandestinité sous lesquelles elles étaient diffusées tant en province qu'à Athènes, il est aisément compréhensible que la totalité de cette presse n'ait pu rejoindre les bibliothèques publiques. De plus, une partie y étant parvenue fut détruite dans la période qui suivit la libération sous le climat de la guerre civile. Il en résulte en est que, si l'on excepte la période de diffusion légale de Nouvelle Génération (Organe central de l'Epon) dont existent des séries aussi bien dans l'EBE que dans la BB, rares sont les autres publications de l'époque dont ces bibliothèque disposent. De ce fait, l'investigation s'est poursuivie à la Bibliothèque de l'Union des Rédacteurs des Quotidiens d'Athènes (ESHEA), aux Archives de la résistance du musée Bénaki, aux Archives Littéraires et Historiques Grecques (ELIA), aux Archives du secrétariat d'état à la presse et à l'information, aux Archives de la "Résistance nationale unie", aux Archives de la société d'étude et d'illustration de l'oeuvre de l'EPON et, enfin, à la source principale, aux Archives du Conseil Central de l'EPON (aujourd'hui aux ASKI, Archives d'Histoire Sociale Contemporaine). Une comparaison avec les publications d'autres organisations fait immédiatement ressortir que, parmi toutes celles-ci, ce sont celles de l'EPON qui attribue à la presse le poids le plus important, en faisant d'elle un moyen des plus considérables pour approcher la jeunesse et lui offrir une tribune d'expression. Un phénomène sans précédent se produit quand, avec la création de l'EPON, le pays est submergé par une multitude de publications. Celles-ci se distinguent par un concept radicalement différent, chaque membre, de l'instruction la plus développée jusqu'à celle la plus rudimentaire, peut et doit participer aux publications de l'organisation dans son village, fut-il le plus reculé. C'est le départ des journaux ronéotypés, dactylographiés ou même manuscrits de 2 à 4 pages, avec images et dessins portant l'indication : organe de l'EPON de tel ou tel village. Dans les grandes villes de province, les journaux sont imprimés (souvent même, bien imprimés si l'on songe aux conditions de clandestinité), d'un format plus grand et paraissant de façon régulière. Leurs équipes sont composées de membres et de cadres plus expérimentés. Pourtant le fait le plus significatif est que, avec l'EPON, la presse devient réellement de masse, elle lève des interdits et des préjugés. Editeurs et rédacteurs ne sont plus uniquement que des cadres professionnels ; parmi les obligations de ses membres, on retrouve celle d'apporter leur concours à la presse. C'est là un élément nouveau que l'EPON offre à la publication pour les jeunes ; elle l'affranchit des cadres où était maintenue jusqu'alors, privilège des étudiants et des grands centres urbains, pour l'amener en province, au village, à la campagne. On ne cesse de rappeler dans ces publications : "Nous attendons des correspondances de tous les "Eponites", de tous nos membres" ; et la demande rencontrant un écho certain, confère à ces publications leur caractère propre, chargé de créativité et de spontanéité. Leur homogénéité, tant dans la forme que dans le contenu, est impressionnante concernant des publications provenant des quatre coins du pays ; le fait est-il dû à la discipline envers la ligne de l'organisation ou bien reflète-t-il une unanimité plus profonde ? Question ! La vie et l'authenticité que dégagent ces publications prouvent qu'elles répondent à de besoins profonds d'expression et de communication. L'uniformité manifeste débute par le titre même, les mêmes titres se répètant toujours d'une région à l'autre : des Jeunesses libres paraissent à Dimitsana, en Crête, en Etolie et Arcadie, en Macédoine, en Epire, dans le Maquis, à Athènes et ailleurs. Le choix des titres est d'ailleurs très réduit ; on y retrouve souvent les mots : "jeunes, éponite, nouveau, libre, combattant..." avec tous leurs dérivés. Leur physionomie se manifeste ne fut-ce que par leur titre seul, souvent chargé : cri, lance-flamme, Jeunesse ardente. Le sous-titre est identique et toujours neutre : organe de "tel" conseil ou bien de "telle" zone de l'EPON. Le contenu est également ordonné selon une ligne précise. Des rubriques permanentes reviennent telles qu'elles dans la plupart des publications: "Nouvelles de notre vie et de nos activités", "Notre point de vue", "la jeunesse éponite", "les aiglons", "sports"... Les éditoriaux se réfèrent soit à des événements importants de la guerre et de la résistance, soit à des documents officiels de l'organisation (décisions, etc...) souvent publiés intégralement. La langue employée est le démotique, souvent jusqu'à l'exagération, par souci d'opposition à la langue écrite consacrée jusqu'alors (Katharevoussa). Le discours possède une forte charge émotionnelle, reposant directement sur l'imagerie de la Révolution de 1821 et puisant en elle (les jeunes filles de l'Epon sont fréquemment comparées aux jeunes femmes souliotes, etc...). On essaye de montrer le rapport de la Résistance à la Révolution de 1821, d'identifier ces deux mouvements, l'un apparaissant comme l'héritier de l'autre. Ainsi l'EPON acquiert sa légitimité en tant que mouvement national et pas seulement et étroitement de gauche. Une prise de conscience de la spécificité de la jeunesse, en tant que catégorie sociale, est également perceptible (nombreux sont les articles intitulés : "Comment les adultes nous voient-ils ?"). Parallèlement, les publications reflètent l'effort de l'organisation pour créer "un type d'hommes nouveaux", aux caractéristiques précises correspondant à la société future à laquelle aspire l'EPON. Selon la remarque de Pétros Antéos, membre du Conseil Central de l'EPON, dans son ouvrage Contribution à l'histoire de l'EPON : "Avoir posé les bases des caractéristiques du nouveau Grec constitue, à notre avis, la résultante des conquêtes les plus considérables de l'EPON sur le front de la lutte et de la culture". L'impression globale qui ressort au contact de ces publications est un souffle de liberté. Les objectifs sont élargis : pas un aspect de la vie sur lequel les jeunes n'interviennent pas et n'hésitent pas à donner leurs opinions. Ces objectifs sont enfin portés par un optimisme qui tente d'embrasser des préoccupations juvéniles de plus en plus vastes, et de frayer la voie pour la réalisation des aspirations les plus audacieuses de la jeune génération. La dernière catégorie de publications regroupe celles édités par des groupes de jeunes ne dépendant pas d'organisations résistantes. Celles-ci paraissent légalement et son diffusées en toute liberté. Les principales d'entre elles concernent : - Mathtika Gammata (Lettres des élèves), revue bimensuelle, Athènes 1943 - 1944, - Neanikh Fwnh (La voix des jeunes), mensuel pour jeunes, Athènes 1943 -1944, - Xekinima (En marche !), périodique littéraire et scientifique bimensuel de l'Association Culturelle de l'Université (EOP), Salonique 1944, - Xekinima (En marche !), mensuel pour jeunes, Le Pirée 1944, - Xekinima ton neiaton (La jeunesse en marche), périodique pour enfants, jeunes gens et jeunes filles, Athènes 1942 - 1943, - Orizontes (Horizons), parution mensuelle d'arts et de lettres [supplément de la revue pour jeunes Skeyh (La pensée), Athènes 1944], - O Foititis (L'étudiant), bimensuel étudiant, Salonique, 1945, - H Foititiki (Le journal étudiant), hebdomadaire de tous les étudiants, Athènes 1943 - 1944, - Foittiki Techni (Art étudiant), mensuel d'art pour tous les étudiants, Athènes 1944. Parmi ces revues, En Marche ! de Salonique est la plus étroitement liée à une organisation de jeunessec constituant, en quelque sorte, la publication légale de l'EPON, l'EOP étant un organisme culturel créé et encadré par celle-ci. La ligne directrice de la revue coïncide avec les thèses et les vues de l'EPON ; elle reste pourtant ouverte à d'autres opinions. Après la libération, la revue proclame ouvertement son identité, en tant que fruit des années de l'Occupation, puis très vite, arrête sa publication. Les autres revues de ce groupe n'ont aucun rapport avec une quelconque organisation ; elles ne sont que le point de rencontre des préoccupations intellectuelles des jeunes. Ce n'est pas un hasard si, dans leur totalité, elles apparaissent dans les grandes villes : Athènes, Le Pirée, Salonique, où les stimulants sont bien plus nombreux et où existe une concentration d'étudiants. Les rapports entre ces revues sont très étroits : on y retrouve souvent à un poste de responsabilité la même personne dans les deux revues. Chacune salue la parution de l'autre avec enthousiasme, d'où naît un climat de coopération. Dans ces revues, nous assistons aux débuts de la formation de toute une génération de gens de lettres qui seront reconnus dans les années '60 - '70. Les objectifs des revues en question sont plus ou moins communs, se référant au désir de donner aux jeunes une impulsion culturelle plus générale, et de frayer la voie à leur propre création et expression. Il est beaucup plus souvent observé une volonté de distanciation avec la génération précédente en place et, envers laquelle, la critique est souvent virulente. Le contenu de ces revues consiste en quelques rubriques permanentes, où sont examinés des problèmes et des questions qui préoccupent les jeunes, ainsi que des articles originaux ou traduits. La littérature (originale ou traduite) occupe une place prépondérante : des poèmes (premières publication), des récits, des romans (à épisodes) et, en même temps, des critiques de théâtre et de livres, des articles au contenu encyclopédique, le tout dans un effort de couvrir toutes sortes de manifestations culturelles. C'est souvent l'occasion, pour le public grec, de faire connaissance avec des auteurs traduits dans ces revues. La Voix des jeunes publie ainsi, en feuilleton, la première traduction du roman d'Alain Fournier, Le Grand Maulnes, avec une introduction de Roger Milliex (trad. de M. Plakoképhalou). Dans En marche ! (EOP de Salonique), Manolis Anagnostakis traduit Federico Garcia Lorca et d'autres poètes espagnols. Ces lectures ont profondemment marqué cette génération. L'illustration est, également, particulièrement soignée, autant que le permettent les finances réduites de ces revues. La couverture, mais également les pages intérieures, sont ornées de gravures sur bois. On s'efforce de mieux soigner la présentation des revues et de n'en pas négliger la forme. Le phénomène de la presse résistante disparaît avec la libération (octobre '44). La période de guerre civile qui, très vite, va se déclencher (1946-1949), va complètement changer le climat et les priorités. Malgré la période relativement réduite de l'histoire, il reste, néanmoins, que l'engagement des jeunes à la Résistance a laissé des traces indélébiles dans la mémoire collective de cette génération. Odette Varon-Vassard Athènes, Septembre 2000
 
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και γεγονότων], (τχ 40 - 46) "Επί του πιεστηρίου" [τελευταίες ειδήσεις].

Η υπόλοιπη ύλη της εφημερίδας αποτελείται από ειδήσεις, γεγονότα και πολιτικά σχόλια. Πολύ χώρο καταλαμβάνουν οι δηλώσεις του Ν. Ζέρβα και οι σχετικές ανταποκρίσεις απ' τις επιχειρήσεις του. Το τχ 32 είναι πανηγυρικό και αφιερωμένο ολόκληρο στον Ζέρβα.

Συνεργάτες: Ο Μάγερ (σ. 325) αναφέρει ως εκδότες τον Ν. Μυλωνά και τον Ανδρ. Γυφτάκη, για την περίοδο πριν από την απελευθέρωση.

Εικονογράφηση: Πολλές φωτογραφίες του Ν. Ζέρβα, όπως στα τχ 25, 28, 32 (ολοσέλιδο πορτραίτο), 35, 36. Στο τχ 30 αντάρτισσα της ΕΔΕΕ. Στο τχ 36 φωτογραφία κομμουνιστών με λεζάντα: "Στον αγύριστο!".

Βιβλιογραφία: τχ 93 σ. 1 [στη στήλη "Χρονικά": παύει να είναι η "Μ.Ε." όργανο της ΕΔΕΕ]· Αναγνωστόπουλος σ. 63-65· Μάγερ σ. 325· Φλάισερ σ. 41.

Αρχείο EΡT τχ 13 (φωτογραφία)

ΒΒ/ΜΠΕΝ τχ 21-23, 25-29, 31-34, 63, 65-67, 69-71, 73-94

ΔΦΛ τχ 21, 27-37, 42, 48

ΕΒΕ τχ 22, 36, 43

ΕΛΙΑ τχ 8, 9, 10

ΕΣΗΕΑ τχ 4, 18, 25, 27, 28, 30, 32, 35-37, 40-47, 52, 53, 55, 84

ΙΑΠΜ τχ 1-8, 10-12, 14, 17, 19 (1943), 19 (1944)

p. 14
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6. Νάρκη

ΑΛΕΞΑΝΔΡΕΙΑ 1941

Υπότιτλος: [Φύλλο προσκοπικό]

Αλεξάνδρεια

Κυκλοφόρησε το 1941 και ήταν πολυγραφημένο.

Βιβλιογραφία: Μιχαηλίδης σ. 146.

Λανθάνει

p. 15
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ΕΙΚΟΝΑ

2. Από την πρώτη σελίδα του τχ 13 του αρ. *7

p. 16
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*7. Νεολαία

ΑΘΗΝΑ 1941-1943

Υπότιτλος: Όργανο της Ομοσπονδίας Κομμουνιστικών Νεολαιών Ελλάδας (Ο.Κ.Ν.Ε) Ελληνικού Τμήματος της Κομμουνιστικής Διεθνούς Νέων (Ε.Τ.Κ.Δ.Ν.)

Αθήνα. Για το παράνομο τυπογραφείο βλ. αφήγηση που αναδημοσιεύεται από επιστολή στην εφ. Αυγή, στο ιστόρημα "Το πράσινο δέντρο", Ανταίος AΙΙ σ. 492-497. [Η αφήγηση αφορά την εκτύπωση των 2 πρώτων τχ.]

Κυκλοφόρησαν 17 τχ από τον Αύγουστο του 1941 μέχρι τον Φεβρουάριο 1943. Απ' αυτά επισημάνθηκαν τα ακόλουθα:

Νέα   Περίοδος     Αριθ.  φύλ.   2     20 Οκτώβρη        1941

» » » » 5 25 Μάρτη 1942

» » » » 6 22 Απρίλη 1942

» » » » 7 Ιούνης 1942

» » » » 8 Οκτώβρης 1942

» » » » 9 Ιούλης 1942

» » » » 10 Σεπτέμβρης 1942

» » » » 11 Νοέμβρης 13 1942

» » » » 13 Νοέμβρης 1942

» » » » 14 Νοέμβρης 1942

» » » » 15 Γενάρης 1943

» » » » 16 Φλεβάρης 1943

» » » » 17 Φλεβάρης 27 1943

Το τχ 17 υπήρξε και το τελευταίο, αφού σ' αυτό ανακοινώνεται η αυτοδιάλυση της ΟΚΝΕ και η συγχώνευσή της στην ΕΠΟΝ.

Αριθμός αντιτύπων: τχ 1 500 (βλ. Ανταίος All σ. 495)

Τιμή: τχ 1-6 5 δρχ., τχ 7-12 20 δρχ., τχ 13 50 δρχ., τχ 14 60 δρχ., τχ 15-16 100 δρχ., τχ 17 (χωρίς τιμή)

Σχήμα: 25x17 εκ. 4 σ. τρίστηλο· τχ 8-13 πολυγραφημένο

Με την επανέκδοση της Νεολαίας συμβαδίζει η προσπάθεια ανασυγκρότησης της ΟΚΝΕ το καλοκαίρι του 1941. Η εφημερίδα

p. 17
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συνδέεται με το παρελθόν της: σε όλα τα τχ, πριν τον αρ. φ., υπάρχει η ένδειξη Βγαίνει απ' το 1922. (Για την πρώτη περίοδο έκδοσης της εφημερίδας, απ' το 1922 ως το 1936, βλ. Κώστας Τσικνάκης, Ελληνικός νεανικός τύπος (1915-1936). Καταγραφή, ΙΑΕΝ 5,Αθήνα 1986, αρ. *54.) Ακολουθεί αμέσως μετά η ένδειξη Νέα Περίοδος και η αρίθμηση των τχ αρχίζει από το 1. Η παράνομη αυτή περίοδος εκδόσεως της εφημερίδας λήγει τον Φεβρουάριο του 1943 με τη συγχώνευση της ΟΚΝΕ στη νεοϊδρυμένη ΕΠΟΝ. Έτσι, στο ίδιο έντυπο φαίνεται όλη η συνέχεια του νεανικού κινήματος.

Περιεχόμενα: Αναφέρονται ενδεικτικά τα κύρια άρθρα κάποιων τχ.

(τχ 2) "Εμπρός για ένα εθνικο-απελευθερωτικό μέτωπο της νέας γενιάς"·

(τχ 5) "Μέρα εθνικού συναγερμού" [για την επέτειο της 25ης Μαρτίου]·

(τχ 6) "Απόφαση της 2ης Συνδιάσκεψης της Ο.Κ.Ν.Ε." [στη Συνδιάσκεψη αυτή χαράχτηκε η γραμμή που οδήγησε στην Ενιαία οργάνωση]·

(τχ 7) "Όλοι στο πλευρό των σπουδαστών"·

(τχ 13) "Οι παλαϊκές διαδηλώσεις της Αθήνας-Πειραιά στις 28 Οκτώβρη"·

(τχ 14) "Είκοσι χρόνια αγώνων" [για τη συμπλήρωση 20 χρόνων από την ίδρυση της ΟΚΝΕ στις 28 Νοεμβρίου 1922]·

(τχ 16) "Καινούργιο κύμα πείνας"·

(τχ 17) "Απόφαση της 2ης Ολομέλειας της Κ.Ε. της Ο.Κ.Ν.Ε." [η ΟΚΝΕ τίθεται στη διάθεση του EAMN για την ίδρυση της ΕΠΟΝ].

Εκτός απ' τα κύρια άρθρα, δημοσιεύονται κάθε είδους ειδήσεις σχετικές με το κίνημα: διαδηλώσεις, εκδηλώσεις στα AEI, επεισόδια σε σχολεία, απεργίες, και γενικά κάθε κίνηση νέων στα πλαίσια της αντίστασης κατά του κατακτητή.

Βιβλιογραφία: Ανταίος AI σ. 75-76 (σύντομο ιστορικό της ΟΚΝΕ), 135-136, 143-144, 166, 175, 183-184, 192, 209· Ανταίος AΙΙ σ. π΄, 305, 320, 373, 376, 411, 485, 492-497,

p. 18
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499-501· Ανταίος Β σ. 21· Ελληνικά περιοδικά για παιδιά και εφήβους, αρ. 92, 92α, 92β [αναφέρονται τχ του εντύπου του 1939]· Ιστορία της Αντίστασης σ. 1474· Λιακόπουλος σ. 34, 37, 43, 45· Φλάισερ σ. 42.

Για την ίδρυση της ΟΚΝΕ, βλ. Άγγελος Ελεφάντης, Η επαγγελία της αδύνατης επανάστασης, β' έκδοση, Θεμέλιο, Αθήνα 1979, σ. 293-299, όπου αναφέρονται και στοιχεία για την πρώτη περίοδο εκδόσεως του εντύπου.

Για την ανασυγκρότηση της ΟΚΝΕ, βλ. μαρτυρία Μπάμπη Δρακόπουλου στον Ανταίο AI σ. 285-290.

Για την πρώτη περίοδο εκδόσεως του εντύπου βλ. Κ. Τσικνάκης. Ελληνικός νεανικός τύπος (1915-1936). Καταγραφή, IAEN 5, Αθήνα 1986, αρ. *54.

ΔΦΛ τχ 14

ΕΣΗΕΑ τχ 13

p. 19
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*8. Οχρίς (τχ 1-3)

Αχρίς (τχ 4-7)

[ΑΠΟ ΤΟ ΜΕΤΩΠΟ] 1941

Υπότιτλος: Περιοδική εφημερίς της 1380 Μονάδος

Μόττο : Χίλια και τρακόσα ογδόντα! / Λιγερή μου εσύ Μονάδα

κράτα ολόρθη τη λαμπάδα / της ψυχής σου.

Χίλια και τρακόσα ογδόντα! / Όρκο βάζω στην Ελλάδα:

θα φυλάξω αγνή τη δάδα / της τιμής σου.

[Από το μέτωπο της Αλβανίας]

Η διεύθυνσίς μας: Εφημερίδα "Οχρίδα" Μονάδα 1380, Τ.Τ. 724.

Υπεύθυνος εκδόσεως: Παναγιώτης Κ. Κανελλόπουλος, εθελοντής στρατιώτης

Κυκλοφόρησαν 7 τχ από τον Ιανουάριο ως τον Απρίλιο του 1941.

Αριθ. Φύλλου: 1 τη   15η   Ιανουαρίου     1941

» » 2 τη 1η Φεβρουαρίου 1941

» » 3 τη 15η Φεβρουαρίου 1941

» » 4 τη 1η Μαρτίου 1941

» » 5 τη 15η Μαρτίου 1941

» » 6 τη 1η Απριλίου 1941

» » 7 τη 6η Απριλίου 1941

Το τχ 7 εκδίδεται την ημέρα της γερμανικής επίθεσης και είναι το τελευταίο.

Αριθμός αντιτύπων: άγνωστος

Σχήμα: 33,5x27,5 εκ. 6 σ. ανά τχ τυπωμένο με αρίθ. δίστηλο η τρίστηλο

Στο πλήρες σώμα που βρίσκεται στο ΕΛΙΑ δεμένο υπάρχει η εξής σημείωση στο παράφυλλο*: «Η περιοδική Εφημερίς της 1380 Μονάδος του Ελληνικού Στρατού, κατά τον Ιταλο-Ελληνικόν

—————————————

* Η σημείωση είναι του Αναστασίου Κανελλοπούλου, αδελφού του Π. Κ Κανελλοπούλου, στη συλλογή του οποίου ανήκε το σώμα που παραχωρήθηκε στο ΕΛΙΑ.

p. 20
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Πόλεμον του 1940-41 στα Αλβανικά βουνά η "Αχρίς" εξεδόθη και εγράφη κατά το πλείστον υπό του Εθελοντού Στρατιώτου Παναγ. Κ. Κανελλοπούλου. Όλα τα άρθρα ως και τα ποιήματα, και γενικώς όλα τα δημοσιευθέντα όσα δεν φέρουν υπογραφήν, είναι γραμμένα από τον Παναγ. Κ. Κανελλόπουλον». Στο κύριο άρθρο του πρώτου τχ σημειώνεται: «Το περιοδικό τούτο γράφεται απ' τους στρατιώτας για τους στρατιώτας, απ' τους πολεμιστάς για τους πολεμιστάς. Οι στρατιώται της 1380 Μονάδος χαιρετίζουν ο ένας τον άλλον και στέλνουν τον αδελφικό χαιρετισμό τους και σ' όλους τους φαντάρους των άλλων μονάδων. Ποιος πρέπει να είναι, αδέρφια, ο χαιρετισμός μας; Ένας μονάχα μπορεί να είναι ο χαιρετισμός μας: ΖΗΤΩ Η ΕΛΛΑΣ». Στη σ. 3 του πρώτου τχ, στη στήλη αλληλογραφίας, σημειώνεται: «Το περιοδικό μας θέλει να δώση στον φαντάρο μας την εικόνα του εαυτού του. Θέλει να είναι ο καθρέφτης της ψυχής του. [...] Το περιοδικό μας σε κάθε φύλλο του θα δημοσιεύη περικοπές επιστολών ή και ολόκληρες επιστολές των πολεμιστών μας». Ως προς την αλλαγή του τίτλου από Οχρίδα σε Αχρίδα, στη στήλη αλληλογραφίας του τχ 3 σημειώνεται: «Ένα πρόσωπο εξαιρετικά αξιοσέβαστο, [...] Μας "συνιστά την μεταβολήν του αρχικού γράμματος του ονόματος Οχρίς εις A (Αχρίς), όπως είναι το ελληνικόν όνομα της ιστορικής πόλεως." [...] Αν η εφημεριδούλα μας απομακρύνθηκε από την ιστορικά πιο θεμιτή ελληνική χρήση του ονόματός της, αυτό το έκανε για ν' ανταποκριθή στη χρήση εκείνη, που κάνουν σήμερα τα ζωντανά χείλη των Ελλήνων πολεμιστών. "Οχρίδα" την λεν σήμερα την όμορφη λίμνη εκείνοι, που χύνουν ή είναι έτοιμοι να χύσουν το αίμα τους». Παρ' όλη την ερμηνεία ο τίτλος αλλάζει απ' το τχ 4 και γίνεται Αχρίς.

Περιεχόμενα:

Κύρια άρθρα: (τχ 1) "Θ' αντιλαλήσουν οι ουρανοί"·

(τχ 2) "Η Ελλάς θλίβεται, αλλά και αντλεί νέες δυνάμεις"·

(τχ 3) "Μέσα μας ζη η Ελλάς"·

p. 21
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(τχ 4) "Θα πούμε Νενικήκαμεν"·

(τχ 5) "Είμαστε έτοιμοι για όλα"·

(τχ 6) "Ετοιμασθήτε όμως και σεις..."·

(τχ 7) "Η Ελλάς θα νικήση! Η ανθρωπότης θα θριαμβεύση!".

Μόνιμες στήλες:

(τχ 1-6) "Επιθεώρησις της πολεμικής αλληλογραφίας" [δημοσιεύονται επιστολές στρατιωτών και αξιωματικών προς τους δικούς τους]·

(τχ 1-6) "Το πολεμικό μας διήγημα" ή "Μια νουβέλλα" [ανυπόγραφη στήλη].

Δημοσιεύονται ακόμη: πολλά ανυπόγραφα ποιήματα, μερικά από τα οποία είναι σατιρικά, όπως τχ 1 σ. 5 "Ένας διάλογος στο Παλάτσο Βενέτσια"· άρθρα τα οποία μιλούν για τη ζωή στο μέτωπο, όπως: τχ 2 σ. 1 "Το Αμπρί του Φαντάρου"· άρθρα που σκοπό έχουν τη διατήρηση του υψηλού ηθικού των στρατιωτών, όπως: τχ 3 σ. 1 "Η απαλότατη ύπαρξή της [της Παναγίας] είναι ο τρόμος των εχθρών μας"· νεκρολογίες όπως: τχ 3 σ. 2 "Ο ηρωικός θάνατος του Λοχαγού Κούρδαλου"· στο τχ 6 σ. 3 "Ο Πανηγυρισμός της Εθνικής εορτής στη Μονάδα μας"· τέλος το τχ 7 έχει μόνο 2 σ. στις οποίες δημοσιεύεται το κύριο άρθρο με αφορμή τη γερμανική επίθεση.

Συνεργάτες: εκτός από τον Π. Κ. Κανελλόπουλο, που είναι ο υπεύθυνος της εκδόσεως και ο βασικός συντάκτης, χωρίς όμως να υπάρχει πουθενά το όνομά του, στην εφημερίδα δημοσιεύουν επώνυμα οι παρακάτω στρατιωτικοί: Στρατής Αναστασέλλης, Αντώνιος Αρμαριώτης (υπαξιωματικός), Γιώργος Βάσις, Λ. Βασμανώλης, Νικόλαος Βεργής (αξιωματικός), Κωνστ. Βλάχος (αξιωματικός), Βρισαγώτης, E., Δ. Ζέπος (αξιωματικός), Patrick Leigh-Fermor (άγγλος αξιωματικός), Δ. Καρράς (αξιωματικός), Κώστας Κολλίντζας (αξιωματικός), Στρατής Κώτης (οπλίτης), Πάρις Κ. Λιαρούτσος (στρατιώτης), A.M., Τάσος Μελετόπουλος (υπαξιωματικός), Μανώλης Μενεγάκης (υπαξιωματικός· και με το ψευδώνυμο Μ.

p. 22
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Ταυράκος), Πέτρος Μπουρνελάκης (αξιωματικός), Δημήτριος (και Μήτσος) Παπάνης, Σ. A. Σαμαρίδης (υπαξιωματικός· και με τα αρχικά Σ.Α.Σ.), Βαγγέλης Σινέλος, Σκλέπμαρ, Κωνστ. Χαλλιόρης (υπαξιωματικός), Εμμ. Χατζημιχαήλ.

Εικονογράφηση: δεν υπάρχει

ΕΛΙΑ

ΕΙΚΟΝΑ

3. Από την πρώτη σελίδα του τχ 1 του αρ. *8

p. 23
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9. Φιλική Εταιρία

ΑΘΗΝΑ 1941

Υπότιτλος: [Όργανο της οργάνωσης "Φιλική Εταιρία Νέων"]

Βιβλιογραφία: Ιστορία της Αντίστασης σ. 1474.

Για τη ΦΕΝ βλ. Ανταίος AI σ. 105-109. Στη σ. 105 σημειώνει: "Η ΦΕΝ πρόβαλε μέσ' από το πρώτο ιδρυτικό ντοκουμέντο της, το Καταστατικό, σαν εθνική-απελευθερωτική οργάνωση πάλης της νεολαίας".

Ο Πέτρος Πατρέλλης, μέλος της ιδρυτικής τριάδας της "Φιλικής Εταιρίας Νέων" αναφέρει [Σενάριο Π. Ανταίου για EPT] ότι δημιουργός της ΦΕΝ στάθηκε η ομάδα νέων "Το Ξύπνημα". Αναφέρει επίσης ότι η ΦΕΝ, πρώτη καθαρά αντιστασιακή οργάνωση νέων, ιδρύθηκε στις 4 Μαΐου του 1941, στο σπίτι του Λευτέρη Παυλίδη στην Καλλιθέα (Ανακρέοντος 95). Αργότερα η ΦΕΝ περνάει στο EAMN,

Λανθάνει

p. 24
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10. Χριστιανική Σπίθα

ΚΟΖΑΝΗ 1941

Υπότιτλος: [Εκδίδεται υπό ομάδος Χριστιανών Νέων]

Κοζάνη

Τιμή: "διανέμεται δωρεάν"

Βιβλιογραφία: Νικόλαος Π. Δελιαλής, Εφημερίδες (Εκδοθείσαι εν Κοζάνη), Κοζάνη 1959, ανατύπωσις εκ της Δυτικής Μακεδονίας, σ. 23.

ΔΒΚ

p. 25
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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

p. 26
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1942

p. 27
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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

p. 28
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*11. Αργώ

ΠΕΙΡΑΙΑΣ 1942-1943

Υπότιτλος: Δεκαπενθήμερη φιλολογική έκδοση (τχ 2)

Μηνιαία φιλολογική έκδοση (τχ 3-4)

Μηνιαίο λογοτεχνικό περιοδικό (τχ 8/9)

Πειραιάς, Υψηλάντου 166. Τύποις: Βοντά, Γωνία Κολοκοτρώνη-Μπουμπουλίνας 21. Τηλ. 43-887.

Διευθύνεται από Συνταχτική Επιτροπή. Αρχισυντάχτης: Μηνάς Ματσάκης (τχ 2-4). Διευθυντής: Μηνάς Ματσάκης (τχ 8/9)

Κυκλοφόρησαν 12 τχ από το τέλος του 1942 μέχρι το τέλος του 1943. Επισημάνθηκαν μόνο τα εξής:

Χρόνος A'  φύλλο 2ο     1 Ιανουαρίου       1943

» » » 3ο 1 Φεβρουαρίου 1943

» » » 4ο 1 Μαρτίου 1943

» » Αρ. φ. 8/9 Ιούλιος-Αύγουστος 1943

Η έκδοση διακόπηκε τον Ιανουάριο του 1944, όπως και oι υπόλοιπες πειραιώτικες εκδόσεις, εξαιτίας της καταστροφής που προκλήθηκε απ' τον βομβαρδισμό του Πειραιά.

Αριθμός αντιτύπων: άγνωστος

Τιμή: "Συνδρομές: ετήσια δρχ. 9000, εξάμηνη δρχ. 4.500, το φύλλο δρχ. 800" (τχ 8/9)

Σχήμα: 24,5x17 εκ. 16-28 σ. ανά τχ με αρίθ. συνεχή δίστηλο (τχ 1-8/9)

Περιοδικότητα: Δεκαπενθήμερο (τχ 2)· Μηνιαίο (τχ 3-8/9)

Το περιοδικό αποτελεί ένα ακόμα δείγμα των λογοτεχνικών ενδιαφερόντων της πειραϊκής νεολαίας, που αναζωπυρώθηκαν την περίοδο της κατοχής. Ο Θεοφάνους το εντάσσει στα "λογοτεχνικά περιοδικά νέων" του Πειραιά. Από το τχ 8/9 σημειώνεται ότι την επιμέλεια έχει το "Πρακτορείο Πνευματικής Συνεργασίας". Στο δεύτερο τχ υπάρχει ένα «Γράμμα στην "Αργώ"» του Χρ. Λεβάντα, ο οποίος γράφει για το περιοδικό: «Αληθινά φυλλομετρώντας το λιτό περιοδικό σας, ο νους μου γυρίζει είκοσι χρόνια και πάνω, πίσω. Τότε

p. 29
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που ένας μικρός κύκλος νέων, σχεδόν παιδιών, σαν τον δικό σας, σκάρωνε στα καρνάγια των πιο ωραίων πνευματικών του ονείρων τη δική του "Αργώ"». Στο τρίτο τχ δημοσιεύεται απόσπασμα από γράμμα του Τέλλου Άγρα, στο ίδιο περίπου ύφος. Στο τχ 8/9 σ. 135 σε σχόλιο με τίτλο "Αντί για πρόγραμμα" σημειώνεται: "Η ριζική βελτίωση της ύλης που παρουσιάζει το φύλλο αυτό, οφείλεται στην επιθυμία μας να δώσουμε, όχι μόνο στον Πειραιά, [...] ένα περιοδικό σύγχρονο, παλλόμενο από ζωή και σημερινή πραγματικότητα, εκφραστικό της εποχής και των τάσεών της, αντιπροσωπευτικό της τεχνοτροπίας των νέων και νεωτέρων προς τους οποίους και αποτεινόμαστε, διαβεβαιώνοντάς τους ότι από σήμερα έχουν το δικό τους περιοδικό".

Περιεχόμενα και συνεργάτες:

(τχ 2) «Χρ. Λεβάντας [= Κυριάκος Χατζηδάκις], Γράμμα στην "Αργώ"· Άρης Ροδινός, πρώτα κρύα· Μηνάς Ματσάκης, Σονέττο· Στ. Κ., Το σπάσιμο της μορφής (διήγημα)· Δημήτρης Γουλανδρής, Σούρουπο στο χωριό [ποίημα]· Καίτη Σβορώνου, Λουλούδια του αγρού [πεζό]· Βίκτωρ Ουγκώ, Έκσταση [ποίημα σε μτφρ. Άγγελου Μόσχου]· Ντίνος Δημόπουλος, "Naumann ideal" (διήγημα)· Θανάσης Καρδαλίνος, Σα φτάση το δείλι [ποίημα]· Κωστής Αμπρακιώτης, Ο αφτοσχεδιασμός κι' ο ρόλος του στην κατάρτιση του ηθοποιού (σχεδίασμα μελέτης)· A. Λεσβιώτης, Η Μούσα [ποίημα]· Μ.Μ., Τα Βιβλία· Κωστής Αμπρακιώτης, Το Θέατρο: "Σουάνεβιτ" του Στρίντμπεργκ».

(τχ 3) «Σωτήρης Σκίπης, Στους νέους της "Αργώς" [ποίημα]· Τ. Άγρας, Ένα γράμμα· [Ακουαρέλλα του Δ. Γουλανδρή και ποίημα του Π. Νιρβάνα για την Κόρινθο]· Δημήτρης Γουλανδρής, Ο μπάρμπ-Αντρίκος ο Σκιαθίτης (διήγημα)· Γ. Παναγουλόπουλος, Χειμωνιάτικο [ποίημα]· Στ. Κ., Το σπάσιμο της μορφής [συνέχεια απ' το τχ 2]· Νίκος Παπασινός, Ο θάνατος του Σωκράτη [ποίημα]· Ντ. Δημόπουλος, Παιχνίδισμα [ποίημα]· Γκυ ντε Μωπασσάν, Χιονισμένη Νύχτα

p. 30
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ΕΙΚΟΝΑ

4. Σελίδα τίτλου του τχ 1 του αρ. *11

p. 31
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[ποίημα σε μτφρ. Άγγελου Μόσχου]· Σπύρος Καρπούζης, Χινοπωριάτικο πρωινό [ποίημα]· Θανάσης Καρδαλίνος, Νόστος (διήγημα)· Μηνάς Ματσάκης, Μελαγχολία [ποίημα]· Κωστής Αμπρακιώτης, Ο αφτοσχεδιασμός κι' ο ρόλος του στην κατάρτιση του ηθοποιού [συνέχεια απ' το τχ 2]· Κ. Αμπρακιώτης, Το θέατρο· Αλληλογραφία».

(τχ 4) «Μιλτιάδης Μαλακάσης, Οι τελευταίοι (φαντασμαγορικό ταξείδι)· Γιάννης A. Καραμήτσος, Οι μυγδαλιές (διήγημα)· Δημήτρης Γουλανδρής, Σε δυο αδελφούλες (Ελένη κι' Αθηνά) [ποίημα]· Φαίδρος Μπάρλας, Περαστική (στην Ελ. M.) [ποίημα]· Στ. Κ., Το σπάσιμο της μορφής (διήγημα) [συνέχεια και τέλος]· Νίκος Γ. Καθρέπτης, Φυγή [ποίημα]· Κώστας Αγαπητίδης, Το παλιό κρεββάτι (διήγημα)· Άλκης Μύρας. Θύμησες μέσα στην αχλύ [ποίημα]· Καίτη Σβορώνου, Φωνές της ψυχής [πεζό]· Β. Ουγκώ, Αύριο... [ποίημα σε μετάφραση Σπύρου Καρπούζη]· Μηνάς Ματσάκης, Νοσταλγία [ποίημα]· Ντίνος Ηλιόπουλος, το σύγχρονο κωμικό στοιχείο στο θέατρο· Τα Βιβλία· Νίκος Κ. Χάκκας, Ο κινηματογράφος· Κωστής Αμπρακιώτης, Το Θέατρο· Αλληλογραφία».

(τχ 8/9) «Στρατής Μυριβήλης, Οι βασιλοπούλες (Απ' "Το βιβλίο με τα κεντήματα")· Ν. Πετιμεζάς-Λαύρας, Στον ίσκιο του Χάρου (διήγημα)· Νίκος Προεστόπουλος, Κ. Π. Καβάφης [ποίημα]· Άγγελος Δόξας [= Νικόλαος Δρακουλίδης], Πέτρα και σίδερο [ποίημα]· Φώτος Γιοφύλλης [= Σπύρος Μουσούρης], Στον Αισχύλο [ποίημα]· Κ. Ν. Κωνσταντινίδης, Κωστής Παλαμάς· Παύλος Κριναίος [=Π. Μιχαηλίδης], Η Εποποιία του Γρέγου [ποίημα]· Κλαύδιος Μαρκίνας, Σε τάφο σ' είδα [ποίημα]· Henri de Régnier, Ίσκιος στο νερό [ποίημα σε μτφρ. Μ. Στασινόπουλου]· Γ. Κ. Σταμπολής, Στοχασμοί για το Θεό και τη Φύση· Αθηνά Ταρσούλη, Βράδυ στ' ακρογιάλι· Μίμης Κυριακίδης, Ωδή· Αναστάσιος Δρίβας, Συνομιλίες με τον εαυτό μας· Λίλα Καρακάλου - Καρανικόλα, Αγάπη [ποίημα]· Άλκης Τροπαιάτης, Ξαναδιαβάζοντας τη "Γαλήνη"· Στάθης Αναζηρόπουλος, Έλλεν Ντράυ απ' το

p. 32
http://www.iaen.gr/includes/resources/auto-thumbnails.php?img=/home/www.iaen.gr/uploads/book_files/20/gif/33.gif&w=600&h=91510. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

Μανχάτταν· Γιάννης Καράγιωργας, Λατρεία [ποίημα]· Δημ. Θ. Σπηλιωτόπουλος, Το παλαιόν πειραϊκόν εμπόριον· Ν. Ντάλιας, Γυρισμός [ποίημα]· Μηνάς Ματσάκης, Τριολέττο· Γ. Δασκαλάκης, Η ιστορική σημασία του Πειραιώς· Παν. Φ. Δεληγιάννης, Γιούγκερμαν! [ποίημα]· Άρης Βενέτης, Παρηγοριά [ποίημα]· Νίκος Χλόης, Στη σκιά του Κ. Μπωντλαίρ [ποίημα]· Λάμπρος Θαλάσσης, Θλίψη [ποίημα]· Επισκόπηση· Τα νέα βιβλία [παρουσίαση από τον Ν. Χάγερ Μπουφίδη]· Και μερικά παληά [από τον Πέτρο Σπανδωνίδη]· Αλληλογραφία».

Βιβλιογραφία: Θεοφάνους σ. 44.

ΙΑΔΠ (από το αρχείο του Αργύρη Κωστέα) τχ 8/9

ΣΓΕΡ τχ 2, 3, 4, 8/9

p. 33
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    10. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

    και γεγονότων], (τχ 40 - 46) "Επί του πιεστηρίου" [τελευταίες ειδήσεις].

    Η υπόλοιπη ύλη της εφημερίδας αποτελείται από ειδήσεις, γεγονότα και πολιτικά σχόλια. Πολύ χώρο καταλαμβάνουν οι δηλώσεις του Ν. Ζέρβα και οι σχετικές ανταποκρίσεις απ' τις επιχειρήσεις του. Το τχ 32 είναι πανηγυρικό και αφιερωμένο ολόκληρο στον Ζέρβα.

    Συνεργάτες: Ο Μάγερ (σ. 325) αναφέρει ως εκδότες τον Ν. Μυλωνά και τον Ανδρ. Γυφτάκη, για την περίοδο πριν από την απελευθέρωση.

    Εικονογράφηση: Πολλές φωτογραφίες του Ν. Ζέρβα, όπως στα τχ 25, 28, 32 (ολοσέλιδο πορτραίτο), 35, 36. Στο τχ 30 αντάρτισσα της ΕΔΕΕ. Στο τχ 36 φωτογραφία κομμουνιστών με λεζάντα: "Στον αγύριστο!".

    Βιβλιογραφία: τχ 93 σ. 1 [στη στήλη "Χρονικά": παύει να είναι η "Μ.Ε." όργανο της ΕΔΕΕ]· Αναγνωστόπουλος σ. 63-65· Μάγερ σ. 325· Φλάισερ σ. 41.

    Αρχείο EΡT τχ 13 (φωτογραφία)

    ΒΒ/ΜΠΕΝ τχ 21-23, 25-29, 31-34, 63, 65-67, 69-71, 73-94

    ΔΦΛ τχ 21, 27-37, 42, 48

    ΕΒΕ τχ 22, 36, 43

    ΕΛΙΑ τχ 8, 9, 10

    ΕΣΗΕΑ τχ 4, 18, 25, 27, 28, 30, 32, 35-37, 40-47, 52, 53, 55, 84

    ΙΑΠΜ τχ 1-8, 10-12, 14, 17, 19 (1943), 19 (1944)