Creator/Author:Βαρών, Οντέτ
 
Title:Greek Youth Press (1941-1945)
 
Subtitle:A Census
 
Title of Series:Historical Archive of Greek Youth
 
Nr. within series:10
 
Place of Publication:Athens
 
Publisher:General Secretariat for Youth
 
Date of Publication:1987
 
Pagination:828
 
Nr. of vol.:2 volumes
 
Language:Greek
 
Subject:Bibliography
 
Youth publications
 
Spatial coverage:Greece
 
Temporal coverage:1941-1945
 
Description:La PRESSE des JEUNES en GRECE (1941 - 1945) Un RECENSEMENT CADRE GENERAL de la RECHERCHE Dans le cadre du programme des "Archives historiques de la jeunesse grecque", inauguré par le Sous-secrétariat à la Jeunesse en 1983, il a été prévu de dresser un inventaire des publications pour les jeunes depuis la constitution de l'état grec jusqu'à nos jours. Ce recensement s'est proposé de constituer des corpus de journaux et revues publiés, dus à la jeunesse ou s'adressant à elle. Le critère retenu étaIt une référence claire aux jeunes, que ce soit dans le titre ou le sous-titre, ne prenant pas en compte des publications qui sont tout simplement publiées pour des jeunes, mais celles aspirant soit à s'adresser aux jeunes, soit mettant en avant le statut juvénile de leurs rédacteurs. En fin de compte, toute publication utilisant le statut de jeunesse comme moyen particulier de communication, celles-ci pouvant être littéraires, religieuses, estudiantines, scoutes ou appartenir à des jeunesses politiques. L'objectif de la constitution de cet inventaire est de venir à l'appui d'une approche du phénomène de l'âge jeune, au sens que ces publications recèlent des documents sur la double dimension de celui-ci : c'est à dire l'image que les jeunes ont d'eux-mêmes, et la façon dont les adultes les perçoivent, s'adressant à eux. Une fiche a été créée pour chacune de ces publications, définissant l'identité de celle-ci, c'est à dire : titre, sous-titre, exergue, lieu de publication et d'imprimerie, éditeur et directeur, tirage, prix, format, nombre de pages. Hormis les éléments purement bibliographiques ci-dessus, une description du périodique est établie, basée sur une caractéristique comportant des extraits des rédacteurs eux-mêmes sur les buts du périodique ; elle inclut également une mention analytique du sommaire et des rédacteurs. Les numéros de chaque périodique sont ensuite localisés dans les bibliothèques (publiques ou privées), la première page du premier numéro est photographiée et souvent reproduite dans le livre. En parallèle, une recherche concernant la bibliographie y afférant est effectuée et cette bibliographie est mentionnée au bas de la fiche. Il est à noter que sur ce point se fait ressentir le manque de telles recherches bibliographiques systématiques, ainsi que des études scientifiques autour du phénomène de la presse. L'édition de la recherche consiste à la publication des fiches (ordre alphabétique et chronologique), avec une introduction et différents tableaux et index, afin de mieux appréhender la masse des informations. La reproduction de la première page du premier numéro (ou d'une couverture) accompagne souvent la publication. Par son côté éphémère, qui conjointement à l'actualité et à large diffusion qui lui est propre, la publication périodique, revue ou journal, est un des moyens par excellence qui correspond au désir d'expression et de communication de la jeunesse. Elle reflète et façonne en même temps des courants politiques culturels ou autres des jeunesses de l'avant-garde qui trouvent de la sorte un moyen d'expression. Là où les autres voies sont barrées et les obstacles insurmontables, la presse offre toujours cette possibilité d'une expression différente, moins contrôlée.
La PRESSE des JEUNES (1941 - 1945) Les publications de la jeunesse constituent pendant l'occupation de la Grèce par les nazis (avril '41 - octobre '44) un phénomène à part, entièrement déterminé par les conditions spéciales qui y régnaient. Dès avril '41, date où s'ébauche le mouvement de résistance de la jeunesse dans sa première forme spontanée, la publication d'une presse clandestine en est l'une de ses premières manifestations. L'itinéraire du mouvement de la jeunesse est inextricablement associé à la presse clandestine anti-fasciste, elle sert de voie principale de communication avec la jeunesse à laquelle il s'adresse ; la presse reflète tour à tour l'attitude de la jeunesse, enregistre ses frémissements et sa sensibilité. Tout ceci s'effectue dans une période de grands changements pour la jeunesse, où une prise de conscience nouvelle imprègne des couches de plus en plus larges de celle-ci. C'est justement cette conscience nouvelle, la "conscience résistante", qui constitue le fil conducteur de la presse pour les jeunes ; elle traverse tous les aspects de la vie, le quotidien le plus trivial, les mentalités, les conceptions ; elle marque profondément de son sceau la jeunesse de cette époque. L'effort de survie quotidien empreinte désormais des voies différentes, la tentative de solution individuelle des problèmes de tous les jours est quasiment vouée à l'échec. Les circonstances incitent aux regroupements et occasionnent un esprit nouveau de solidarité. Des différents s'aplanissent, des ponts sont jetés entre des couches de la société qui, jusqu'alors, n'avaient pas eu la volonté de communiquer. Quelques interdits sont levés, ailleurs de nouvelles barrières s'élèvent et de toutes façons, les mentalités changent. Le terrain est propice aux aspirations et aux idéologies les plus diverses, lesquelles se proposent de construire une société nouvelle. Cette aspiration avait déjà clairement pris forme bien avant la libération. De nouvelles valeurs se substituent aux anciennes, des croyances ancestrales sont renversées et, sur des questions cruciales, des ruptures naissent d'avec les mentalités d'antan. Parmi ces questions, une est à citer, en particulier, offrant un exemple des plus nets d'un renversement dans les conceptions. Il s'agit de la place de la femme dans la société, de son rôle et de ses propres caractéristiques. La jeune fille qui prend contact avec le mouvement en adhérant à une organisation voit s'ouvrir devant elle des voies nouvelles. Ses horizons s'élargissent, des champs d'activité nouveaux lui sont offerts dans lesquels elle ne tardera pas à faire la preuve de ses capacités. Nombreux sont, dans ces publications, les textes qui, rédigés par des jeunes femmes, se réfèrent à leur lutte pour la "double" libération : elles tentent de formuler la façon dont elles la vivent et l'imagine. Ceci n'est qu'une des composantes du phénomène global définissant une prise de conscience nouvelle de la jeunesse. Une approche de la presse pour jeunes de cette époque permet d'observer plus avant certaines dimensions de ce phénomène complexe. La presse est un outil de travail adéquat qui, de par sa nature immédiate et éphémère, peut beaucoup mieux que d'autres formes d'expression, révéler l'apparition de changements dans leur cours et cristalliser leurs étapes successives. L'idéologie apte à recevoir le phénomène nouveau était, assurément, celle de la gauche. Par son intervention pertinente, la gauche gagne à sa cause des jeunes de plus en plus nombreux lesquels trouvent, en son sein, un débouché à leur désir d'action et d'interventions efficaces. Ce phénomène n'échappe pas à la gauche, elle se rend compte que l'EAM (Front National de Libération) des jeunes, né de l'OKNE au début de l'occupation, ne représente pas le cadre le plus adéquat. C'est ainsi que le 23 février 1943 est créée l'EPON (Organisation Unifiée Panhellénique des Jeunes) par auto-dissolution de l'EAM des jeunes et l'intégration de quelques autres organisations résistantes de jeunesse. Ce cadre nouveau est apte à canaliser le raz-de-marée des jeunes et à mobiliser leur désir de résistance ; l'EPON a bien saisi le message de l'époque, ce qui expliquera son essor fulgurant. Ici, il convient de souligner le fait historique constitué par le fait que l'EPON s'adressait tant aux garçons qu'aux filles, et que les cadres qui arrivaient au village étaient souvent des filles. De ce fait, l'EPON est la première organisation qui réussit à briser le tabou qui empêchait, jusque-là, les filles des villes de province et plus encore des villages, d'appartenir à une organisation. L'événement a son importance spécifique du point de vue de l'histoire des femmes : les filles deviennent en quelque sorte, socialement, l'égale des garçons puisqu'elles accomplissent des missions équivalentes et partagent avec eux les mêmes tâches ; ceci dans une société qui jusque-là n'avait pas encore véritablement contesté la prédominance masculine. Cette génération de jeunes femmes va mûrir et passer à l'âge adulte en rompant avec la tradition d'infériorité envers le monde masculin ; de même, les jeunes hommes se trouvent obligés de reconnaître et d'estimer le courage et l'intelligence de leurs camarades féminines. Un nouveau type de complicité s'installe entre les deux sexes. Il est évident que les mentalités ne se modifient pas aussi rapidement, mais cette période a été le point de rupture avec la mentalité de totale prédominance masculine. Après la guerre, la société grecque entrera petit à petit dans ce concept d'égalité entre hommes et femmes des sociétés modernes ; un point encore, déclenché dans le contexte de la Résistance, militant pour sa modernité. Bien que la presse pour jeunes soit apparue dès les premiers mois de l'occupation, elle va culminer à partir de la création de l'EPON. Parmi 400 titres de publications relevés jusqu'ici, 264, soit 66 % d'entre-eux, constituent des publications de l'EPON. Les titres restants correspondent, soit à d'autres organisations de gauche, la plupart absorbées plus tard par l'EPON, soit à des organisations de droite, soit enfin à des éditions autonomes ayant un caractère tout autre. Il faut distinguer ainsi trois grandes catégories dans les publications de cette période : des publications des organisations résistantes de gauche (la plus grande partie revenant à l'EPON), des publications d'organisations résistantes provenant de la droite et du centre (en plus petit nombre) et des publications indépendantes. Cette troisième catégorie consiste en feuilles éditées, surtout par de jeunes étudiants ou intellectuels témoignant de tendances et de préoccupations intellectuelles de l'avant-garde politique et idéologique de la jeunesse ; elle reflète également de manière très vivante, l'ensemble de la vie étudiante et de la situation dans les universités. Leur position idéologique est généralement de gauche, sans pourtant se réclamer d'organisations précises. Cette dernière catégorie de publications représente 48 éditions (12 %). Un calcul effectué de 1941 à 1945 sur les publications de jeunes parues, permet de dresser le tableau ci-dessous : Pour les années Nb. de publications Pourcentages 1941 10 2,50 % 1942 23 5,75 % 1943 135 33,75 % 1944 163 40,75 % 1943 ou 1944 36 9,00 % 1945 33 8,25 % Total : 400 titres 100 % La presse résistante, et de ce fait clandestine, occupe la place majeure dans la période examinée. 352 publications sur un total de 400, c'est à dire que 88 % d'entre-elles, appartiennent à des organisations de résistance de la jeunesse. 40 organisations ont été dénombrées jusqu'ici, ayant pour premier objectif la libération du pays ; l'ensemble des journaux et périodiques publiés par ces organisations peut être divisé en deux groupes : . 79 %, pour la presse des organisations de gauche . 21 % pour la presse des autres organisations. 74 publications appartenant aux organisations de jeunesse, provenant du centre et de la droite ont été comptabilisées, parmi lesquelles l'on peut nommer : Jeunesse Royaliste de Grèce (BNE), Union des Jeunes Royalistes-nationalistes (EBEN), Union Nationaliste de Jeunes (EDN), Organisation des Jeunesses Nationales Unifiées (OEEN), Union Panhellénique des Jeunes Combattants (PEAN) et Brigade Sacrée (IT)... Certaines de ces organisations, comme les deux premières mentionnées, étaient de petits groupes, peu populaires, formées de jeunes gens royalistes et de tendance vers l'extrême droite. Ces organisations ont souvent, par la suite, collaboré avec le pouvoir nazi. D'autres par contre, comme la PEAN et la IT, sont de véritables organisations résistantes de jeunes aux opinions politiques démocrates. La publication principale de PEAN était le journal "Doxa" (La Gloire), qui publia sans interruption 100 numéros et, fut l'un des journaux clandestins les plus importants. Ellhnika Neiata (Jeunesses grecques) de l'IT, connurent environ 25 numéros et Megalh EllaV (Grande Grèce), organe du Comité Central de l'EDEE, environ 100 numéros. Les autres journaux de ce groupe ne connaîtront qu'un nombre infime de numéros. Selon la remarque de N. Anagnostopoulos, dans sa préface à ParanomoV TupoV 1941 - 1944 (p. 13) : "La presse de droite fut minime. Par contre, la presse clandestine de gauche avait tout submergé". Il apparaît donc clairement que la droite a sous-estimé le rôle de l'imprimé, en particulier, celui pour les jeunes. Quant aux deux ou trois journaux mentionnés ci-dessus, ils paraîssent tous à Athènes, la presse de droite n'ayant jamais atteint la province. N. Anagnostopoulos remarque à ce propos que : "Il n'y a pas de doute que la presse de droite était aussi représentée, mais elle n'est pas sortie d'Athènes, à l'opposé de celle de gauche" (ibid., p. 13). Il convient donc de relever, sur la question de la presse, une approche radicalement différente, selon que les organisations de jeunesse soient de droite ou de gauche. Au niveau du mouvement résistant des jeunes, la création à l'initiative de la gauche en Février 1943 de l'organisation la plus importante, l'EPON (Organisation Unifiée Panhellénique des Jeunes), a marqué une étape significative, elle a permis d'une part l'évolution quantitative de l'organisation, faisant basculer le mouvement de minorité vers un mouvement de masse, et de l'autre une étape qualitative, qui a profondément changé l'état d'esprit et le sens de l'engagement. L'implication de la gauche et du parti communiste grec au mouvement de la Résistance a été très forte dès le début de l'Occupation (Avril '41). En cela le procédé a été semblable aux autres pays : en général les partis communistes ont pris en protagonistes la relève du mouvement résistant et notamment après l'envahissement de l'Union Soviétique en Juin '41. L'idéologie apte à recevoir le phénomène résistant était naturellement celle de la gauche. L'EAM des jeunes (Front National de Libération), né en Février 1942, comme jeunesse de l'EAM, avait préparé le terrain mais ne suffisait plus. En Février '43 survient un moment crucial pour le mouvement de jeunesse résistant : "l'émancipation", en quelque sorte, de la jeunesse par sa propre décision. Emancipation par rapport à l'EAM, puisque dans le nouveau schéma , l'EPON constituera une des organisations qui participeront à part entière dans l'EAM et non plus dans "sa" jeunesse, en quelque sorte subordonnée. Emancipation aussi par rapport à la tradition communiste, également prédominante dans l'EAM. L'EAM des jeunes se présentait comme un "front" constitué de diverses organisations, lesquelles gardaient parallèlement leur identité et leur fonctionnement intact. Contrairement à cela, l'EPON ne constituait pas un front, mais une organisation générée par la fusion de nombreuses autres organisations lesquelles, dès lors où elles s'intégraient dans l'EPON, étaient absorbées par elle et cessaient d'exister en tant que telles. L'EPON est parmi les organisations de gauche, celle qui édite le plus grand nombre de publications. La presse de l'EPON constitue en elle-même un phénomène à part ; on peut le constater à partir du volume qu'elle représente par rapport aux autres publications. Parmi les 400 titres que la bibliographie, 264 proviennent de l'EPON. Nous ne possédons que pour très peu d'entre elles des séries complètes, pour d'autres, nous ne possédons que des numéros isolés, nombreuses étant celles représentées par 2 ou 3 numéros seulement. La constitution d'un corpus des publications présente de nombreuses difficultés, cela provenant du fait que les bibliothèques publiques officielles, c'est à dire la Bibliothèque Nationale de Grèce (EBE), la Bibliothèque du Parlement (BB) et la Bibliothèque Bénaki, ne disposent que de rares exemplaires. Considèrant que la partie la plus importante de ces publications fut diffusée en province, par le fait même des conditions de clandestinité sous lesquelles elles étaient diffusées tant en province qu'à Athènes, il est aisément compréhensible que la totalité de cette presse n'ait pu rejoindre les bibliothèques publiques. De plus, une partie y étant parvenue fut détruite dans la période qui suivit la libération sous le climat de la guerre civile. Il en résulte en est que, si l'on excepte la période de diffusion légale de Nouvelle Génération (Organe central de l'Epon) dont existent des séries aussi bien dans l'EBE que dans la BB, rares sont les autres publications de l'époque dont ces bibliothèque disposent. De ce fait, l'investigation s'est poursuivie à la Bibliothèque de l'Union des Rédacteurs des Quotidiens d'Athènes (ESHEA), aux Archives de la résistance du musée Bénaki, aux Archives Littéraires et Historiques Grecques (ELIA), aux Archives du secrétariat d'état à la presse et à l'information, aux Archives de la "Résistance nationale unie", aux Archives de la société d'étude et d'illustration de l'oeuvre de l'EPON et, enfin, à la source principale, aux Archives du Conseil Central de l'EPON (aujourd'hui aux ASKI, Archives d'Histoire Sociale Contemporaine). Une comparaison avec les publications d'autres organisations fait immédiatement ressortir que, parmi toutes celles-ci, ce sont celles de l'EPON qui attribue à la presse le poids le plus important, en faisant d'elle un moyen des plus considérables pour approcher la jeunesse et lui offrir une tribune d'expression. Un phénomène sans précédent se produit quand, avec la création de l'EPON, le pays est submergé par une multitude de publications. Celles-ci se distinguent par un concept radicalement différent, chaque membre, de l'instruction la plus développée jusqu'à celle la plus rudimentaire, peut et doit participer aux publications de l'organisation dans son village, fut-il le plus reculé. C'est le départ des journaux ronéotypés, dactylographiés ou même manuscrits de 2 à 4 pages, avec images et dessins portant l'indication : organe de l'EPON de tel ou tel village. Dans les grandes villes de province, les journaux sont imprimés (souvent même, bien imprimés si l'on songe aux conditions de clandestinité), d'un format plus grand et paraissant de façon régulière. Leurs équipes sont composées de membres et de cadres plus expérimentés. Pourtant le fait le plus significatif est que, avec l'EPON, la presse devient réellement de masse, elle lève des interdits et des préjugés. Editeurs et rédacteurs ne sont plus uniquement que des cadres professionnels ; parmi les obligations de ses membres, on retrouve celle d'apporter leur concours à la presse. C'est là un élément nouveau que l'EPON offre à la publication pour les jeunes ; elle l'affranchit des cadres où était maintenue jusqu'alors, privilège des étudiants et des grands centres urbains, pour l'amener en province, au village, à la campagne. On ne cesse de rappeler dans ces publications : "Nous attendons des correspondances de tous les "Eponites", de tous nos membres" ; et la demande rencontrant un écho certain, confère à ces publications leur caractère propre, chargé de créativité et de spontanéité. Leur homogénéité, tant dans la forme que dans le contenu, est impressionnante concernant des publications provenant des quatre coins du pays ; le fait est-il dû à la discipline envers la ligne de l'organisation ou bien reflète-t-il une unanimité plus profonde ? Question ! La vie et l'authenticité que dégagent ces publications prouvent qu'elles répondent à de besoins profonds d'expression et de communication. L'uniformité manifeste débute par le titre même, les mêmes titres se répètant toujours d'une région à l'autre : des Jeunesses libres paraissent à Dimitsana, en Crête, en Etolie et Arcadie, en Macédoine, en Epire, dans le Maquis, à Athènes et ailleurs. Le choix des titres est d'ailleurs très réduit ; on y retrouve souvent les mots : "jeunes, éponite, nouveau, libre, combattant..." avec tous leurs dérivés. Leur physionomie se manifeste ne fut-ce que par leur titre seul, souvent chargé : cri, lance-flamme, Jeunesse ardente. Le sous-titre est identique et toujours neutre : organe de "tel" conseil ou bien de "telle" zone de l'EPON. Le contenu est également ordonné selon une ligne précise. Des rubriques permanentes reviennent telles qu'elles dans la plupart des publications: "Nouvelles de notre vie et de nos activités", "Notre point de vue", "la jeunesse éponite", "les aiglons", "sports"... Les éditoriaux se réfèrent soit à des événements importants de la guerre et de la résistance, soit à des documents officiels de l'organisation (décisions, etc...) souvent publiés intégralement. La langue employée est le démotique, souvent jusqu'à l'exagération, par souci d'opposition à la langue écrite consacrée jusqu'alors (Katharevoussa). Le discours possède une forte charge émotionnelle, reposant directement sur l'imagerie de la Révolution de 1821 et puisant en elle (les jeunes filles de l'Epon sont fréquemment comparées aux jeunes femmes souliotes, etc...). On essaye de montrer le rapport de la Résistance à la Révolution de 1821, d'identifier ces deux mouvements, l'un apparaissant comme l'héritier de l'autre. Ainsi l'EPON acquiert sa légitimité en tant que mouvement national et pas seulement et étroitement de gauche. Une prise de conscience de la spécificité de la jeunesse, en tant que catégorie sociale, est également perceptible (nombreux sont les articles intitulés : "Comment les adultes nous voient-ils ?"). Parallèlement, les publications reflètent l'effort de l'organisation pour créer "un type d'hommes nouveaux", aux caractéristiques précises correspondant à la société future à laquelle aspire l'EPON. Selon la remarque de Pétros Antéos, membre du Conseil Central de l'EPON, dans son ouvrage Contribution à l'histoire de l'EPON : "Avoir posé les bases des caractéristiques du nouveau Grec constitue, à notre avis, la résultante des conquêtes les plus considérables de l'EPON sur le front de la lutte et de la culture". L'impression globale qui ressort au contact de ces publications est un souffle de liberté. Les objectifs sont élargis : pas un aspect de la vie sur lequel les jeunes n'interviennent pas et n'hésitent pas à donner leurs opinions. Ces objectifs sont enfin portés par un optimisme qui tente d'embrasser des préoccupations juvéniles de plus en plus vastes, et de frayer la voie pour la réalisation des aspirations les plus audacieuses de la jeune génération. La dernière catégorie de publications regroupe celles édités par des groupes de jeunes ne dépendant pas d'organisations résistantes. Celles-ci paraissent légalement et son diffusées en toute liberté. Les principales d'entre elles concernent : - Mathtika Gammata (Lettres des élèves), revue bimensuelle, Athènes 1943 - 1944, - Neanikh Fwnh (La voix des jeunes), mensuel pour jeunes, Athènes 1943 -1944, - Xekinima (En marche !), périodique littéraire et scientifique bimensuel de l'Association Culturelle de l'Université (EOP), Salonique 1944, - Xekinima (En marche !), mensuel pour jeunes, Le Pirée 1944, - Xekinima ton neiaton (La jeunesse en marche), périodique pour enfants, jeunes gens et jeunes filles, Athènes 1942 - 1943, - Orizontes (Horizons), parution mensuelle d'arts et de lettres [supplément de la revue pour jeunes Skeyh (La pensée), Athènes 1944], - O Foititis (L'étudiant), bimensuel étudiant, Salonique, 1945, - H Foititiki (Le journal étudiant), hebdomadaire de tous les étudiants, Athènes 1943 - 1944, - Foittiki Techni (Art étudiant), mensuel d'art pour tous les étudiants, Athènes 1944. Parmi ces revues, En Marche ! de Salonique est la plus étroitement liée à une organisation de jeunessec constituant, en quelque sorte, la publication légale de l'EPON, l'EOP étant un organisme culturel créé et encadré par celle-ci. La ligne directrice de la revue coïncide avec les thèses et les vues de l'EPON ; elle reste pourtant ouverte à d'autres opinions. Après la libération, la revue proclame ouvertement son identité, en tant que fruit des années de l'Occupation, puis très vite, arrête sa publication. Les autres revues de ce groupe n'ont aucun rapport avec une quelconque organisation ; elles ne sont que le point de rencontre des préoccupations intellectuelles des jeunes. Ce n'est pas un hasard si, dans leur totalité, elles apparaissent dans les grandes villes : Athènes, Le Pirée, Salonique, où les stimulants sont bien plus nombreux et où existe une concentration d'étudiants. Les rapports entre ces revues sont très étroits : on y retrouve souvent à un poste de responsabilité la même personne dans les deux revues. Chacune salue la parution de l'autre avec enthousiasme, d'où naît un climat de coopération. Dans ces revues, nous assistons aux débuts de la formation de toute une génération de gens de lettres qui seront reconnus dans les années '60 - '70. Les objectifs des revues en question sont plus ou moins communs, se référant au désir de donner aux jeunes une impulsion culturelle plus générale, et de frayer la voie à leur propre création et expression. Il est beaucup plus souvent observé une volonté de distanciation avec la génération précédente en place et, envers laquelle, la critique est souvent virulente. Le contenu de ces revues consiste en quelques rubriques permanentes, où sont examinés des problèmes et des questions qui préoccupent les jeunes, ainsi que des articles originaux ou traduits. La littérature (originale ou traduite) occupe une place prépondérante : des poèmes (premières publication), des récits, des romans (à épisodes) et, en même temps, des critiques de théâtre et de livres, des articles au contenu encyclopédique, le tout dans un effort de couvrir toutes sortes de manifestations culturelles. C'est souvent l'occasion, pour le public grec, de faire connaissance avec des auteurs traduits dans ces revues. La Voix des jeunes publie ainsi, en feuilleton, la première traduction du roman d'Alain Fournier, Le Grand Maulnes, avec une introduction de Roger Milliex (trad. de M. Plakoképhalou). Dans En marche ! (EOP de Salonique), Manolis Anagnostakis traduit Federico Garcia Lorca et d'autres poètes espagnols. Ces lectures ont profondemment marqué cette génération. L'illustration est, également, particulièrement soignée, autant que le permettent les finances réduites de ces revues. La couverture, mais également les pages intérieures, sont ornées de gravures sur bois. On s'efforce de mieux soigner la présentation des revues et de n'en pas négliger la forme. Le phénomène de la presse résistante disparaît avec la libération (octobre '44). La période de guerre civile qui, très vite, va se déclencher (1946-1949), va complètement changer le climat et les priorités. Malgré la période relativement réduite de l'histoire, il reste, néanmoins, que l'engagement des jeunes à la Résistance a laissé des traces indélébiles dans la mémoire collective de cette génération. Odette Varon-Vassard Athènes, Septembre 2000
 
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ΠΙΝΑΚΕΣ

ΠΙΝΑΚΑΣ 1

Ετήσια, βιβλιογραφημένη, παραγωγή νεανικών εντύπων την περίοδο 1941-1945

Έτος

Έντυπα

Ποσοστό

1941

10

2,5%

1942

23

5,75%

1943

135

33,75%

1944

163

40,75%

1943-1944

10

2,5%

1943 ή 1944

26

6,5%

1945

33

8,25%

Σύνολο 400

πβ΄

p. 916
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ΔΙΑΓΡΑΜΜΑ

1941 1942 1943 1944* 1945

*και. 1943-1944, 1943 ή 1944

p. 917
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ΠΙΝΑΚΑΣ 2

Γεωγραφική κατανομή νεανικών εντύπων την περίοδο 1941-1945

Τόπος

Έντυπα

Ποσοστό

Αθήνα

84

21%

Θεσσαλονίκη

16

4%

Πειραιάς

16

4%

Μακεδονία

13

3,25%

Θεσσαλία

11

2,75%

Ρεντίνα

11

2,75%

Χανιά

8

2%

Αλεξάνδρεια

7

1,75%

Ν. Καρδίτσης

5

1,25%

Ήπειρος

4

1%

Κοζάνη

4

1%

Λαμία

4

1%

Λάρισα

4

1%

Πελοπόννησος

4

1%

Στερεά Ελλάδα

4

1%

Τρίκαλα

4

1%

Αγιά [Ν. Λαρίσης]

3

0,75%

Άγιος Νικόλαος [N. Λασηθίου]

3

0,75%

Αχαΐα

3

0,75%

Βόλος

3

0,75%

Ελασσώνα

3

0,75%

«Ελευθέρα Ορεινή Ελλάς»

3

0,75%

«Ελεύθερη Ελλάδα»

3

0,75%

Ευξεινούπολη [Ν. Μαγνησίας]

3

0,75%

Καρδίτσα

3

0,75%

Μακεδονία [Δυτική]

3

0,75%

Σέρρες

3

0,75%

Αλμυρός [Ν. Μαγνησίας]

2

0,5%

Άμφισσα

2

0,5%

Αργολιδοκορινθία

2

0,5%

Άρτα

2

0,5%

Αττική

2

0,5%

Βελεστίνο [N. Μαγνησίας]

2

0,5%

Βέροια

2

0,5%

Καβάλλα

2

0,5%

p. 918
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Τόπος

Έντυπα

Ποσοστό

Καλαμάτα

2

0,5%

Καλαμπάκα

2

0,5%

Κατερίνη

2

0,5%

Κέρκυρα

2

0,5%

Κιλκίς

2

0,5%

Κόρινθος

2

0,5%

Κρήτη

2

0,5%

Ν. Λαρίσης

2

0,5%

Παλαμάς [Ν. Καρδίτσης]

2

0,5%

Πάτρα

2

0,5%

Πέλλα

2

0,5%

Ν. Πέλλης

2

0,5%

Πήλιο

2

0,5%

Προμύρι [Ν. Μαγνησίας]

2

0,5%

Πύργος

2

0,5%

Σοφάδες [Ν. Καρδίτσης]

2

0,5%

Σπάρτη

2

0,5%

Τύρναβος [Ν. Λαρίσης]

2

0,5%

Φλώρινα

2

0,5%

Άγραφα [Ν. Ευρυτανίας]

1

0,25%

Αιγιαλεία

1

0,25%

Αίγυπτος

1

0,25%

Αιτωλοκαρνανία

1

0,25%

Αμαλιάδα-Κάμπος

1

0,25%

Άνω Κοπανός (Ν. Ημαθίας]

1

0,25%

Αποκόρωνας-Σφακιά

1

0,25%

Αργολιδοναυπλιερμιονίδα

1

0,25%

Αρδέα

1

0,25%

Αχίλλειο [Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

Βερολίνο [Γερμανία]

1

0,25%

Βιάννος [Ν. Ηρακλείου]

1

0,25%

Βοιωτία

1

0,25%

Βουλγαρινή [Θεσσαλίας]

1

0,25%

Βρυότοπος [Θεσσαλίας]

1

0,25%

Γαργαλιάνοι [Ν. Μεσσηνίας]

1

0,25%

Γιαννιτσά [N. Πέλλης]

1

0,25%

Γορτυνία

1

0,25%

Γουμένιτσα

1

0,25%

p. 919
http://www.iaen.gr/includes/resources/auto-thumbnails.php?img=/home/www.iaen.gr/uploads/book_files/20/gif/920.gif&w=600&h=915 10. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

Τόπος

Έντυπα

Ποσοστό

Δεσκάτη [Ν. Γρεβενών]

1

0,25%

Δημητσάνα [Ν. Αρκαδίας]

1

0,25%

Διδυμότειχο [Θράκης]

1

0,25%

Δράμα

1

0,25%

Ν. Έβρου

1

0,25%

Ερμιονίδα και Τροιζηνία

1

0,25%

Εύβοια

1

0,25%

Ευρυτανία

1

0,25%

Ζάκυνθος

1

0,25%

Ηραία [Ν. Αρκαδίας]

1

0,25%

Ηράκλειο

1

0,25%

Θήβα

1

0,25%

Θράκη

1

0,25%

Ιεράπετρα [Ν. Λασηθίου]

1

0,25%

Ιωάννινα

1

0,25%

Ν. Ιωαννίνων

1

0,25%

Καλάβρυτα

1

0,25%

Καλλιθέα [Ν. Αττικής]

1

0,25%

Κάμπος [Θεσσαλίας]

1

0,25%

Κανάλια [Ν. Καρδίτσης]

1

0,25%

Καρπενήσι

1

0,25%

Καστοριά

1

0,25%

Κατηχώρι

1

0,25%

Κεσερλί [σήμερα Συκούρι, Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

Κεφαλονιά-Ιθάκη

1

0,25%

Κίσαμος

1

0,25%

Κουτσιαρή [Θεσσαλίας]

1

0,25%

Κουφάλια [Μακεδονίας]

1

0,25%

Λακωνία

1

0,25%

Λαμπερό [Ν. Καρδίτσης]

1

0,25%

Λασήθι

1

0,25%

Λέσβος

1

0,25%

Λευκάδα

1

0,25%

Λοκρίδα

1

0,25%

Λουτρό

1

0,25%

Μάρμαρα [Ν. Φθιώτιδος]

1

0,25%

Μακεδονία [Ανατολική]

1

0,25%

Μαρμάριανη [Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

p. 920
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Τόπος

Έντυπα

Ποσοστό

Μεγαλόπολη [Ν. Αρκαδίας]

1

0,25%

Μελούνα [Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

Μεσολόγγι

1

0,25%

Μεσσήνη [N. Μεσσηνίας]

1

0,25%

«Από το Μέτωπο» [Αίγυπτος]

1

0,25%

Μηλιές [Πηλίου]

1

0,25%

Μυτιλήνη

1

0,25%

Νάουσσα

1

0,25%

Νέα Γιαννιτσού [Μακεδονίας]

1

0,25%

Νεάπολη [Ν. Λασηθίου]

1

0,25%

Νησί

1

0,25%

Νιγρίτα [Ν. Σερρών]

1

0,25%

Ξάνθη

1

0,25%

Ξηροβούνι

1

0,25%

Ξηρόμερο-Βάλτος [Στ. Ελλάδας]

1

0,25%

Όλυμπος [Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

Όλυμπος [Μακεδονίας]

1

0,25%

Παγγαίο

1

0,25%

Πάρνωνας [Ν. Λακωνίας]

1

0,25%

Πίνδος

1

0,25%

Πτελεόν [Ν. Μαγνησίας]

1

0,25%

Πυλία [Δυτική]

1

0,25%

Ρέθυμνο

1

0,25%

Σαλαμίνα

1

0,25%

Σάμος

1

0,25%

Σέλυνος [Ν. Χανίων]

1

0,25%

Σέρβια

1

0,25%

Σητεία [Ν. Λασηθίου]

1

0,25%

Σκήτη [Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

Σκλήθρο [Ν. Λαρίσης]

1

0,25%

Στεφανόβουνο [N. Λαρίσης]

1

0,25%

Τρίπολη

1

0,25%

Τριφυλία

1

0,25%

Φαρκαδώνα [Ν. Τρικάλων]

1

0,25%

Φάρσαλα

1

0,25%

Φθιώτιδα [Δυτική]

1

0,25%

Φθιωτιδοφωκίδα-Ευρυτανία

1

0,25%

Φλώρινα-Καστοριά

1

0,25%

p. 921
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Τόπος

Έντυπα

Ποσοστά

«Φυλακή Κάστωρος» [Πειραιάς]

1

0,25%

Φωκίδα

1

0,25%

Χίος

1

0,25%

ΠΙΝΑΚΑΣ 3

Κατανομή νεανικών εντύπων κατά οργάνωση ή οργανισμό*

Οργάνωση

Αριθμός εντύπων

Ποσοστό

ΕΠΟΝ

264

66%

[Διάφορα]

48

12%

ΕΔΕΕ

6

1,5%

IT

6

1,5%

ΕΔ ή ΕΔΝ

3

0,75%

ΕΚΝ ή ΕΕΚ

3

0,75%

ΠΕΑΝ

3

0,75%

ΕΑΜΝ

2

0,5%

ΕΔΣΝ ή ΕΔΦΝ

2

0,5%

EEN ή ΣΕΕΝ

2

0,5%

ΕΟΠ

2

0,5%

ΟΚΝΕ

9

0,5%

Πρόσκοποι

9

0,5%

ΣΣΝ

2

0,5%

ΒΝΕ

1

0,25%

ΕΑΜΜ

1

0,25%

ΕΒΕΝ

1

0,25%

ΕΕΑΜΝ

1

0,25%

ΕΕΝ (Χανίων)

1

0,25%

—————————————

* Τις συντομογραφίες των οργανώσεων ή οργανισμών βλ. αναλυτικά στις Συντομογραφίες Γ'.

p. 922
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Οργάνωση

Αριθμός εντύπων

Ποσοστό

ΕΘΝΕΠ

1

0,25%

ΕΝΑΡ

1

0,25%

ΕΣΑΣ

1

0,25%

ΕΣΟΝ

1

0,25%

ΘΙΛ

1

0,25%

ΙΛ (των EOEA)

1

0,25%

ΛN

1

0,25%

ΜΕΕΦ

1

0,25%

ΟΕΕΝ

1

0,25%

ΟΚ (νομού Αχαΐας)

1

0,25%

ΟΠΣ

1

0,25%

Οργάνωση νέων της EKKA

1

0,25%

ΟΣΝΕ

1

0,25%

ΟΨΥΠ

1

0,25%

ΠΑΟΝ

1

0,25%

ΠΔΝ

1

0,25%

ΙΙΟΕΝ (Κρήτης)

1

0,25%

ΠΟΕΝ (Λακωνίας)

1

0,25%

Πρόμαχοι

1

0,25%

ΣΔΝ

1

0,25%

ΦΕΝ

1

0,25%

ΧΡΙΣΝΕ (Χανίων)

1

0,25%

p. 923
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Α' ΒΙΒΛΙΟΘΗΚΩΝ - ΑΡΧΕΙΩΝ

Αρχείο ΕΠΟΝ Αρχείο Τύπου του Κεντρικού Συμβουλίου της ΕΠΟΝ

Αρχείο ΕΡΤ Αρχείο της ΕΡΤ-1 για την παραγωγή της εκπομπής "Χρονικό της Εθνικής Αντίστασης"

ΒΒ Βιβλιοθήκη της Βουλής

BB/ΜΠΕΝ Βιβλιοθήκη της Βουλής: Μπενάκειος

ΓΑΚ Γενικά Αρχεία του Κράτους

ΓΓΤΠ Βιβλιοθήκη Γενικής Γραμματείας Τύπου και Πληροφοριών

ΓΕΝ Γεννάδειος Βιβλιοθήκη

ΔΒΚ Δημοτική Βιβλιοθήκη Κοζάνης

ΔΙΣ Βιβλιοθήκη Διευθύνσεως Ιστορίας Στρατού Γενικού Επιτελείου Στρατού (Αθήνα)

ΔΚΒΜ Δημόσια Κεντρική Βιβλιοθήκη Μυτιλήνης

ΔΚΒΧ Δημόσια Κεντρική Βιβλιοθήκη Χίου "Κοραής"

ΔΦΛ Βιβλιοθήκη Διονύση Φλάμπουρα (Αθήνα)

ΕΒΕ Εθνική Βιβλιοθήκη της Ελλάδος

EEA Αρχείο της Κίνησης "Ενωμένη Εθνική Αντίσταση"

ΕΛΙΑ Βιβλιοθήκη Εταιρείας Ελληνικού Λογοτεχνικού και Ιστορικού Αρχείου (Αθήνα)

ΕΜΑΕΕ Αρχείο της Εταιρείας για Μελέτη και Αξιοποίηση του Έργου της ΕΠΟΝ (Αθήνα)

EΣHEA Βιβλιοθήκη Ενώσεως Συντακτών Ημερησίων Εφημερίδων Αθηνών

ΕΦΕΡ Βιβλιοθήκη Ειρήνης και Αλέκου Φεράλδη (Αθήνα)

ΙΑΔΠ Ιστορικό Αρχείο του Δήμου Πειραιά

ΙΑΠΜ Ιστορικό Αρχείο του Πολεμικού Μουσείου (Αθήνα)

ΚΘΕΟΦ Βιβλιοθήκη Κώστα Θεοφάνους (Πειραιάς)

p. 924
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ABPAN Βιβλιοθήκη Λέανδρου Βρανούση (Αθήνα)

ΜΑΝ Βιβλιοθήκη Μανόλη Αναγνωστάκη (Αθήνα)

ΜΜΠ/IA Μουσείο Μπενάκη, Ιστορικό Αρχείο (Αθήνα)

ΠΕΑΕΑ Πανελλήνια Ένωση Αγωνιστών Εθνικής Αντίστασης

ΣΓΕΡ Βιβλιοθήκη Στέλιου Γεράνη (Πειραιάς)

ΣΕΠ Βιβλιοθήκη Σώματος Ελλήνων Προσκόπων (Αθήνα)

ΤΚΟΡ Βιβλιοθήκη Τάσου Κόρφη ('Αθήνα)

ΤΧΑΡ Βιβλιοθήκη Τέλη Χαραμόγλη (Αθήνα)

ΦΜΗΤ Βιβλιοθήκη Φύλλη Μήτσου (Αθήνα)

Β' ΒΙΒΛΙΟΓΡΑΦΙΑΣ

Αναγνωστόπουλος Νικόλαος Αναγνωστόπουλος, "Παράνομος Τύπος" 1941-1944. "Συμβολή εις την Ιστορικήν έρευναν του όλου δράματος της Ελλάδος", Αθήναι 1960.

Ανταίος Πέτρος Ανταίος, Συμβολή στην Ιστορία της Ε.Π.Ο.Ν., Τόμος A, Μέρος Ι· Τόμος A, Μέρος ΙΙ· Τόμος Β, Εκδόσεις Θ. Καστανιώτη, τόμ. A, Αθήνα 1977, τόμ. Β, Αθήνα 1979.

Γατόπουλος Δ. Γατόπουλος, Ιστορία της Κατοχής Συμπληρωμένη με την Ιστορία του παρανόμου τύπου της Εθνικής Αντιστάσεως, 2η έκδοση, Αθήνα 1965.

Δασκαλάκης Δ. Ε. Δασκαλάκης, "Ο παράνομος τύπος στην Δυτική Κρήτη", εφ. Κήρυξ Χανίων, αρ. φύλ. 1415, 22 Μαΐου 1979, σ. 3, 6.

Ελληνικά περιοδικά για παιδιά και εφήβους Ελληνικά περιοδικά για παιδιά και εφήβους (1836-1944). (Πολυγραφημένος κατάλογος εκθέσεως της Εταιρείας Σπουδών της Σχολής Μωραΐτη) Αθηνά, Μάρτιος 1983.

p. 925
http://www.iaen.gr/includes/resources/auto-thumbnails.php?img=/home/www.iaen.gr/uploads/book_files/20/gif/926.gif&w=600&h=91510. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

Ελληνικός Αγών "Ο παράνομος τύπος", εφ. Ελληνικός Αγών, έτος 2ον, αρ. φύλ 15, 15 Σεπτεμβρίου 1943, σ. 2.

Θεοφάνους Κώστας Θεοφάνους, Η Εθνική Αντίσταση στον Πειραιά 1941-1944. Χρονικό με οκτώ ξυλογραφίες της Βάσως, Εκδότης Μυτιληναίος, Πειραιάς 1985.

Ιστορία της Αντίστασης 1940-1945. Ιστορία της Αντίστασης. Έγραψε επιτελείο συντακτών και συνεργατών [ ] με την [ ] διεύθυνση του Βάσου Γεωργίου, Αθήνα, Αυλός, 1979· τόμος Δ, σ. 1445-1486: "Ο Μυστικός τύπος της Εθνικής Αντίστασης".

Κουζινόπουλος Σπύρος Κουζινόπουλος, "Ελευθερία". Η άγνωστη ιστορία της πρώτης παράνομης οργάνωσης και εφημερίδας της κατοχής, Πρόλογος Κωστή Μοσκώφ, Δεύτερη Έκδοση, Θεσσαλονίκη 1986, σ. 102-106: "Κατάλογος εφημερίδων Αντίστασης στη Βόρεια Ελλάδα".

Λιακόπουλος Θ. Λιακόπουλος (Πορφύρης), Τα επονίτικα νιάτα της Εθνικής Αντίστασης, Εκδόσεις Οδηγητής, Αθήνα (19;).

Μάγερ Κώστας Μάγερ, Ιστορία του ελληνικού τύπου, Αθήναι 1959, τόμος Β, σ. 318-339: "Εφημερίδες Αντιστάσεως".

Μιχαηλίδης Ευγένιος Μιχαηλίδης, Μητρώον του Δημοσιογραφικού Περιοδικού Τύπου της Αιγύπτου υπό Αιγυπτιωτών Ελλήνων (1862-1963), Αλεξάνδρεια 1964.

Παγκαλιάς, "Εφημερίδες Χανίων" Ξενοφώντας ΙΙαγκαλιάς, "Οι εφημερίδες των Χανίων 1900-1950", περ. Προμηθεύς ο Πυρφόρος, έτος 5ο, τεύχος 27, Οκτώβριος-Δεκέμβριος 1981, σ. 413-425.

Παγκαλιάς, "Συμπλήρωμα"  Ξενοφώντας Παγκαλιάς, "Οι εφημερίδες των Χανίων 1900-Ι950 (Συμπλήρωμα)", περ. Προμηθεύς ο Πυρφόρος, έτος 6ο, τεύχος 31, Σεπτέμβριος-Οκτώβριος 1982, σ. 275-294.

p. 926
http://www.iaen.gr/includes/resources/auto-thumbnails.php?img=/home/www.iaen.gr/uploads/book_files/20/gif/927.gif&w=600&h=91510. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

Παπαστεριόπουλος, Ο Μωρηάς Ηλίας Παπαστεριόπουλος, Ο Μωρηάς στα όπλα.  Έρευνα - Ιστορία - Κριτική, τόμος Ε, σ. 6-79, Εκδόσεις: "Έρευνα και Κριτική της Νεοελληνικής Ιστορίας", Αθήνα (19;).

Παπαστεριόπουλος, Ο παράνομος τύπος Ηλίας Παπαστεριόπουλος, Ο παράνομος τύπος στο Μωρηά στα χρόνια της Κατοχής, Αθήνα 1976.

Σακελλαρίου Χάρης Σακελλαρίου, Η Παιδεία στην Αντίσταση, Β' έκδοση συμπληρωμένη. Εκδόσεις Φιλιππότη, Αθήνα 1984.

Σημανδηράκη Ζαχαρένια Σημανδηράκη, "Κρητικός Τύπος (Συμπληρωματικά στοιχεία)", περ. Προμηθεύς ο Πυρφόρος, Έτος 7ο, Απρίλιος-Ιούνιος 1983, τεύχος 34, σ. 143-153.

Σχινάς Γιάννης Σχινάς, Η Εθνική Αντίσταση στη Μεσσηνία, Αθήνα 1984.

Τότε που είμουνα στην ΕΠΟΝ... Τότε που είμουνα στην ΕΠΟΝ... Μαρτυρίες και  Αφηγήσεις, (συναγωγή μαρτυριών). Εκδόσεις Οδηγητής, Αθήνα, Ιούλης 1985.

Φατσέα Maria-Helen Fatsea, Die psychologische Kriegsführung und Pressepolitik der Kommunistischen Partei Griechenlands (K.K.E), im Zweiten Weltkrieg, Δακτυλογραφημένη διδακτορική διατριβή (κατατεθειμένη στην ΕΣΗΕΑ), Βιέννη 1983.

Φλάισερ Χ. Φλάισερ-Σ Μπόουμαν, Βιβλιογραφικός Οδηγός του τόμου Η Ελλάδα στη δεκαετία 1940-1950. Ένα Έθνος σε κρίση, Ιστορική Βιβλιοθήκη, Εκδόσεις Θεμέλιο, Αθήνα 1984, σ. 33-45.

Φωτιάδης Θανάσης Φωτιάδης, "Η Πνευματική αντίσταση στη Θεσσαλονίκη", περ. Επιθεώρηση Τέχνης, Έτος H', Τόμος ΙΕ', τεύχος 87/88, Μάρτιος-Απρίλιος 1962, σ. 434-442.

Χατζημανωλάκης Γιάννης Κ. Χατζημανωλάκης, Χρονικό της Πειραϊκής Πνευματικής Ζωής (1835-1973), ΙΙειραιάς 1973.

p. 927
http://www.iaen.gr/includes/resources/auto-thumbnails.php?img=/home/www.iaen.gr/uploads/book_files/20/gif/928.gif&w=600&h=91510. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

Χριστιανόπουλος Ντίνος Χριστιανόπουλος, "Οι πεζογράφοι και τα λογοτεχνικά περιοδικά της Θεσσαλονίκης μέχρι το 1950", περ. Ο Πολίτης, τεύχος 67/68, Οκτώβριος-Δεκέμβριος 1984, σ. 92-102.

Γ' ΟΡΓΑΝΩΣΕΩΝ - ΟΡΓΑΝΙΣΜΩΝ

ΒΝΕ Βασιλική Νεολαία Ελλάδος

EAMM Εθνικό Απελευθερωτικό Μέτωπο Μαθητών

EAMN Εθνικό Απελευθερωτικό Μέτωπο Νέων

EBEN Ένωσις Βασιλοφρόνων Εθνικιστών Νέων

ΕΔ ή ΕΔΝ Εθνική Δράση [Νέων]

ΕΔΕΕ Εθνική Δημοκρατική Ένωσις Ελληνοπαίδων

ΕΔΣΝ ή ΕΔΦΝ Επαναστατική Δημοκρατική Σπουδάζουσα Νεολαία η Επαναστατική Δημοκρατική Φοιτητική Νεολαία

ΕΕΑΜΝ Εργατικό Εθνικό Απελευθερωτικό Μέτωπο Νέων

ΕΕΝ ή ΣΕΕΝ [Σοσιαλιστικη] Εθνική Ένωσις Νέων

ΕΕΝ Χανίων Εθνική Ένωσις Νέων του νομού Χανίων

ΕΘΝΕΠ Εθνική Επανάσταση

ΕΚΝ ή [Ε]ΕΚ Εθνικό Κομιτάτο Νέων ή [Ελληνικό] Εθνικό Κομιτάτο

ΕΝΑΡ Ένωση Νέων Αγωνιστών Ρούμελης

ΕΟΠ Εκπολιτιστικός Όμιλος Πανεπιστημίου [Θεσσαλονίκης]

ΕΠΟΝ Ενιαία Πανελλαδική Οργάνωση Νέων

ΕΣΑΣ Εθνικός Σύνδεσμος Ανωτάτων Σχολών

ΕΣΟΝ Επαναστατική Σοσιαλιστική Οργάνωση Νέων

ΘΙΛ Θεσσαλικός Ιερός Λόχος

IA (των ΕΟΕΑ) Ιερός Λόχος (των Εθνικών Ομάδων Ελλήνων Ανταρτών)

ΙΤ Ιερή Ταξιαρχία

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ΛΝ Λεύτερη Νέα

ΜΕΕΦ Μορφωτική Ένωσις Εθνικοφρόνων Φοιτητών

OEEN Οργάνωση Εθνικής Ενωτικής Νεολαίας

ΟΚ νομού Αχαΐας Οργάνωσις κοριτσιών νομού Αχαΐας

ΟΚΝΕ (ΕΤΚΔΝ) Ομοσπονδία Κομμουνιστικών Νεολαιών Ελλάδος (Ελληνικό Τμήμα της Κομμουνιστικής Διεθνούς Νέων)

ΟΠΣ Οργάνωσις Πνευματικής Συνεργασίας [της Χιτλερικής προπαγάνδας]

Οργάν. Νέων EKKA Οργάνωση Νέων της Εθνικής και Κοινωνικής Απελευθέρωσης

ΟΣΝΕ Ομοσπονδία Σοσιαλιστικών Νεολαιών Ελλάδος

ΟΨΥΠ Οργανισμός Ψυχαγωγίας και Υγείας Παιδιού

ΠΑΟΝ Πανελλήνιος Απελευθερωτική Οργάνωσις Νέων

ΠΔΝ Πολιτική Διαπαιδαγώγησις των Νέων

ΠΕΑΝ Πανελλήνιος Ένωσις Αγωνιζομένων Νέων

ΠΟΕΝ [Κρήτη] Παγκρήτιος Οργάνωσις Ελευθέρων Νέων

ΠΟΕΝ [Λακωνία] Πανελλήνια Οργάνωση Ελευθέρων Νέων

Πρόμαχοι Οργάνωση των Προμάχων

Πρόσκοποι Σώμα Ελλήνων Προσκόπων

ΣΔΝ Σπουδάζουσα Δημοκρατική Νεολαία [του ΕΔΕΣ]

ΣΣΝ Στρατιά Σκλαβωμένων Νικητών

ΦΕΝ Φιλική Εταιρία Νέων

ΧΡΙΣΝΕ Χριστιανική Σοσιαλιστική Νεολαία [Χανίων]

p. 929
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ΛΕΥΚΗ ΣΕΛΙΔΑ

p. 930
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ΟΠΙΣΘΟΦΥΛΛΟ

p. 931
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    Page: 916
    10. Βαρών, Τύπος (1941-1945)

    ΠΙΝΑΚΕΣ

    ΠΙΝΑΚΑΣ 1

    Ετήσια, βιβλιογραφημένη, παραγωγή νεανικών εντύπων την περίοδο 1941-1945

    Έτος

    Έντυπα

    Ποσοστό

    1941

    10

    2,5%

    1942

    23

    5,75%

    1943

    135

    33,75%

    1944

    163

    40,75%

    1943-1944

    10

    2,5%

    1943 ή 1944

    26

    6,5%

    1945

    33

    8,25%

    Σύνολο 400

    πβ΄